Ces Lorrains enrôlés de force dans la Wehrmacht

Suite à la défaite française face aux forces du IIIème Reich en moins de six semaines, la Moselle, le Bas-Rhin et le Haut-Rhin sont annexés à l’Allemagne hitlérienne en dépits des accords d’armistice signés avec le régime de Vichy. Ce dernier se borne à de faibles protestations. Le Luxembourg est également annexé. La Moselle fut … Lire la suiteCes Lorrains enrôlés de force dans la Wehrmacht

Saint-Nicolas, patron de la Lorraine et des Lorrains

Nous trouvons les réactions alsaciennes suite à l’inscription à l’Institut National de la Propriété Industrielle (INPI) des appellations « Fêtes de la Saint-Nicolas » ou « Marché de la Saint-Nicolas », entre autres, par les villes lorraines de Nancy et de Saint-Nicolas-de-Port, insignifiantes, désespérées et profondément humiliantes.D’autant plus que cela fait plusieurs mois que cette inscription a été enregistrée. … Lire la suiteSaint-Nicolas, patron de la Lorraine et des Lorrains

Lunéville : la chapelle du château rendue aux Lorrains

La chapelle du château de Lunéville, surnommé le « petit Versailles lorrain », a désormais retrouvé toute sa majesté et sa beauté originelle. Pure, dépouillée, elle s’apprête à devenir, grâce à une acoustique réputée exceptionnelle, un écrin parfait pour les voix et les instruments baroques, un thème en lien avec le festival qui se tient non loin … Lire la suiteLunéville : la chapelle du château rendue aux Lorrains

Saint-Nicolas, patron de la Lorraine

Alors que les festivités autour du 6 décembre se rapprochent à grands pas, il est temps pour nous de vous présenter l’origine du culte de Saint-Nicolas en Lorraine. En effet, le samedi 5 décembre, comme chaque année, se déroulera à Saint-Nicolas-de-Port, au Sud-Est de Nancy, la 764ème procession aux flambeaux en l’honneur du Saint patron de la Lorraine. Plus de 3 000 fidèles et autres pèlerins sont attendus. 

Saint-Nicolas statue

Statue de Saint-Nicolas en la basilique de Saint-Nicolas-de-Port (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

La magnifique basilique de Saint-Nicolas-de-Port constitue le sanctuaire par excellence de l’évêque de Myre. Cette dernière sera d’ailleurs pour la première fois entièrement illuminée cette année, dès 18 heures, après une grande campagne de souscription destinée à financer sa mise en lumière. Il faut dire que ce somptueux édifice est au cœur de toute la ferveur et la dévotion des Lorrains pour un saint né à l’autre bout de l’ancien Empire Romain. La basilique actuelle, couronnée de deux tours à bulbe de plus de 80 m de haut, est pur un joyau du gothique flamboyant. La nef, dont la voûte s’élève à 30 mètres, qui est d’ailleurs soutenue par les seconds plus hauts piliers de France, est baignée par un éclairage exceptionnel grâce aux larges baies vitrées. Le sanctuaire a été construit par le Duc de Lorraine René II. En effet, en 1477, avant de livrer une bataille décisive face à Charles le Téméraire, le Duc assista à la messe à Port et plaça son armée sous la protection de Saint Nicolas. Après sa victoire, René II décida que l’évêque de Myre serait désormais le patron de la Lorraine. Pour lui rendre grâce, il fit élever cette nouvelle basilique, qui domine depuis tout le pays. L’espace intérieur est conçu pour accueillir la foule des pèlerins. A l’entrée de la basilique, une magnifique statue de Saint Nicolas orne la partie centrale du portail. A l’intérieur, dans la chapelle du saint située du côté droit, une fiole est placée sur la balustrade. Le tombeau de Saint-Nicolas à Myre devint en effet très vite un lieu de dévotion. De ses membres suinte une huile, la manne, qui guérit les malades. Cela dit, il est bien difficile de distinguer l’histoire de la légende dans la vie de l’évêque.

Nicolas est né vers 270 après Jésus-Christ à Patare, en Asie Mineure, au moment où le christianisme se développe. A cette époque, les adeptes de cette « nouvelle religion » sont toujours persécutés. Fils d’une riche famille de marchands chrétiens, orphelin à 20 ans, il décida de donner sa fortune pour secourir les pauvres et les opprimés. Il sauva ainsi trois jeunes filles, qu’un père ruiné voulait prostituer. Vers 30 ans, il s’installa à Myre, où il fut alors nommé évêque. Il joua un rôle actif dans la lutte contre l’hérésie arianiste au cours du concile de Nicée, réunit par l’Empereur Constantin converti au christianisme. Il sauva également la vie à trois officiers injustement condamnés à mort. En pleine tempête, il apparut miraculeusement à la barre d’un bateau pour le guider vers Myre. Selon la tradition, Saint Nicolas est mort le 6 décembre 334.

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Quand les Lorrains rencontrent la Lorraine

Le Conseil Economique et Social (CES) de Lorraine avait commandé il y a quelques mois une grande enquête sur la perception que les Lorrains ont d’eux-mêmes et de leur province. Les premiers résultats viennent tout juste de tomber. Un échantillon représentatif de 670 individus, établi selon la méthode des quotas, a ainsi été passé au crible et auditionné par une équipe de chercheurs. Un second échantillon de 237 personnes, constitué au sein de la société civile, c’est-à-dire des membres d’associations, de syndicats, d’organisations professionnelles ou consulaires par exemple, a été pris en compte lors de 14 tables-rondes. Il ressort de cette étude que les Lorrains se voient avant tout comme des êtres porteurs de valeurs populaires, comme le courage, la solidarité et l’humilité, dont ils se disent fiers. Le Lorrain est en effet emprunt d’humilité, une qualité qui devient vite un défaut en termes d’image. Plusieurs caractéristiques feraient en outre et essentiellement la notoriété de la Lorraine, à savoir, un fruit exceptionnel, la mirabelle, une activité industrielle gigantesque associant l’ombre (la mine) au feu (la sidérurgie), ainsi qu’un magnifique patrimoine architectural symbolisé par un nom, Stanislas. Les Lorrains seraient par ailleurs conscients de leurs forces, à savoir être au cœur de l’Europe et avoir une économie diversifiée, mais également de leurs faiblesses, relatives à des traumatismes persistants, une certaine forme de somnolence faisant référence à des acquis désuets et un amateurisme évident en matière de communication. Les chercheurs ont de plus pu constater une réelle ambivalence des Lorrains, sans cesse tiraillés entre tradition et modernité, ainsi qu’un manque d’estime de soi. Cependant, ils ont également trouvé une vraie dimension de fierté, dans la mesure où 64,9% des Lorrains pensent par exemple qu’il existe une véritable identité lorraine. Ces derniers en ont aussi plus que ras-le-bol des clichés qui les caractérisent et qu’ils réfutent catégoriquement. Parmi ceux-ci, nous pouvons citer la sidérurgie traînée comme un boulet, un environnement morne, un manque d’attraits visibles et de qualification et une certaine tendance à l’auto flagellation. 58,7 % des Lorrains estiment à juste titre que la question de l’image est essentielle pour susciter des initiatives et surmonter les obstacles. Afin justement de dépasser ces stéréotypes qui leur collent à la peau, les Lorrains en appellent à l’action. Pour eux, il serait grand temps de se retrousser les manches et d’arrêter de se plaindre pour restaurer une bonne fois pour toute l’image du territoire. Ils dénoncent enfin la politique du coup pour coup, portent un jugement sévère sur la bataille des petits chefs et prônent au contraire un projet véritablement collectif. 

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