Des avancées dans les transports en Lorraine

Le ministre français de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a dernièrement présenté un avant-projet « consolidé » du Schéma National des Infrastructures de Transport ou SNIT. La Lorraine y tire un peu mieux son épingle du jeu. Les efforts déployés par certains organismes comme le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) de Lorraine et le Groupe BLE Lorraine n’ont … Lire la suiteDes avancées dans les transports en Lorraine

Grand Port Lorrain sur la Moselle : tout (ou presque) reste encore à faire

Alors qu’un consensus politique et économique a dernièrement été trouvé pour jouer la carte de la complémentarité sur les bords de la Moselle, le récent passage du président français a permis de réactiver un projet dont l’urgence de la réalisation n’est plus à démontrer. Car la Lorraine joue très gros sur le plan économique. Mais afin de ne pas être doublés par la concurrence européenne, les ports de Thionville-Illange, Metz et Frouard ne doivent faire véritablement qu’un, sous peine de pas pouvoir, une fois de plus, exploiter les formidables atouts logistiques de notre province, du fait de son exceptionnelle position géographique. 

Aujourd’hui, le constat est là. Les ports d’Anvers et de Rotterdam réclament un hinterland assez loin dans les terres pour faire face à leur besoin. Or, les infrastructures portuaires de Trèves pour le fluvial, d’Athus pour le ferroviaire ou encore de Liège constituent des concurrents à ne pas négliger. La Lorraine a décidé quant à elle de proposer une complémentarité et une certaine continuité. Elle en a donc fini avec la polémique qui avait animé tout l’été sur le choix du futur site tri modal, à savoir fluvial, ferroviaire et routier, et qui avait opposé les projets de Thionville-Illange et Metz. Désormais, il est enfin question d’un grand port lorrain avec trois sites étalés sur plus de 50 km. Bien que la Moselle à grand gabarit européen s’arrête au niveau d’Illange, tout comme le statut fiscal international du fleuve défini par l’accord quadripartite signé en 1950 par l’Allemagne, les Pays-Bas, le Luxembourg et la France, avec Frouard, le Sud lorrain ne serait pas oublié. Ainsi, le tri modal sera réalisé aussi bien à Thionville-Illange, qu’à Metz et Frouard. Mais chaque site aura sa spécificité. Thionville-Illange se positionnera dans l’industrie et la métallurgie, portées avant tout par ArcelorMittal. L’agroalimentaire ira à Metz, tandis que le vrac et les céréales se concentreront à Frouard. Metz dispose en réalité de deux ports. Le premier, enclavé au centre ville, n’offre pas de terrain disponible, à la différence du second qui a une vocation céréalière et qui est proche de la voie ferrée et de l’autoroute. Bien équipé, il possède en outre une presqu’île de 8 hectares à aménager. Mais le commentaire précédent suscite l’interrogation. En effet, pourquoi ne pas mettre à Metz l’activité céréalière, en lieu et place de Frouard, dans la mesure où Metz est aujourd’hui le premier port céréalier de France ? Une question qui reste pour l’heure sans réponse et qui montre combien le dossier lorrain reste à peaufiner. Le port de Thionville-Illange, à vocation industrielle, offre quant à lui, un quai immédiatement mobilisable. A noter que chacun des éléments de ce grand port lorrain disposera d’une activité conteneur.

Alors que les premières options techniques des futurs aménagements à réaliser commencent à être envisagées, le succès économique de ce projet ambitieux et capital pour la Lorraine passera par la création d’une valeur ajoutée aux activités logistiques, avec par exemple de l’assemblage, du conditionnement, de l’emballage et de nouvelles implantations industrielles. Ceci permettra également de créer de l’emploi. 

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