Il faut sauver le Fort de Queuleu !

Après vous avoir alerté sur la nécessité de sauvegarder le Fort de Queuleu et sa Casemate A, à Metz, nous estimons devoir faire une nouvelle piqûre de rappel afin de sensibiliser les décideurs politiques face à l’urgence de la situation. En effet, la Casemate A du fort est en état pitoyable, un état indigne de … Lire la suiteIl faut sauver le Fort de Queuleu !

Fort de Verny : et la lumière fut !

L’électricité est enfin apparue dans le Fort de Verny. Un raccord au réseau permet désormais à l’association d’envisager un nouveau rayonnement pour un site qui dispose d’un énorme potentiel touristique. Dans une pièce fermée de la casemate de batterie de 15 mm, un appareil assèche l’air ambiant. Si le test est concluant, l’opération sera effectuée … Lire la suiteFort de Verny : et la lumière fut !

L’Histoire toujours vivante à Verny

Aux portes de l’agglomération messine, Verny, avec son passé rural et ses 1 000 ans d’Histoire, mérite bien son surnom de « ville à la campagne ». Verny ne manque ainsi pas de curiosités, pour le plus grand bonheur de ses 1 995 habitants. La ville a par exemple connu deux châteaux. Le premier, dont on ignore encore la date de construction, a malheureusement été détruit par les troupes suédoises, alliées des Français, en 1635, au cours de la guerre Trente ans. Aujourd’hui, il n’en reste plus qu’un pan de mur en pierre. Le second château a été construit par les seigneurs De Feriet. Certains éléments, comme trois tours et des dépendances, dont un magnifique pigeonnier, sont encore visibles depuis le parc de trois hectares. Deux bâtiments ont été rénovés afin d’accueillir des entreprises. 

Verny possède également une fontaine fortifiée. Pendant l’annexion allemande, elle servait de bloc de défense camouflé par une façade décorative. Elle était en outre un des éléments d’un plan d’ensemble comprenant les blocs de défenses situés en face de la mairie, près du pont en face de la gare de Pommérieux et de trois autres blocs protégeant la route de Nomeny. Les soldats se cachaient derrière pour avoir la rue en ligne de mire. Ils pouvaient de cette façon surveiller la traversée de la ville et le carrefour d’accès en provenance de Metz. La fontaine a fait partie des travaux de fortifications réalisés à partir de 1914 par les Allemands, afin de compléter les forts et autres ouvrages défensifs présents sur l’espace lorrain.

 fortdeverny.jpgfortdevernytourelle.jpgfortdevernydortoirs.jpg

Le Fort de Verny est un site incontournable de la commune (Crédits photos : Groupe BLE Lorraine)

Lire la suiteL’Histoire toujours vivante à Verny

Le Fort de Queuleu, témoin impénétrable

Le Fort de Queuleu, à Metz, est le dernier témoin dans les environs de la première ville de Lorraine de l’époque nazie. Trente-six personnes y sont mortes. Le fort est avant tout connu pour la Casemate A, où, entre octobre 1943 et août 1944, 1 800 individus, principalement des résistants, ont été incarcérés. C’était une prison … Lire la suiteLe Fort de Queuleu, témoin impénétrable

Le Hackenberg : géant de la Ligne Maginot

Les dimensions impressionnantes en font le fort le plus imposant de toute cette ligne défensive ; Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 12 kilomètres de galeries souterraines, 19 blocs de combat, 18 pièces d’artillerie dont plusieurs tourelles faisant chacune plusieurs centaines de tonnes et des cloches GFM (guet fusil-mitrailleur), le Hackenberg pouvait abriter plus de 1000 hommes et 43 officiers à près de 40 mètres sous terre. La visite d’un tel monstre d’acier et de béton reste une expérience inoubliable et enrichissante qui ne pourra laisser indifférent. Elle conduit le curieux au cœur de l’une des plus grandes réalisations techniques du début du XXème siècle.

Situé à Veckring, à une vingtaine de kilomètre de la frontière allemande, l’ouvrage du Hackenberg doit son nom à la colline boisée culminant à 343 mètres du même nom sous laquelle il fut bâti. Le Hackenberg fait donc partie de la fameuse Ligne Maginot, ligne défensive fortifiée composée d’ouvrages plus ou moins importants et équipés, d’abris ou encore de zone artificiellement inondable, notamment près de Sarrebourg, qui protégeait les frontières exposées des Ardennes ou Rhin. Ce réseau de puissantes fortifications porte le nom du ministre de la Guerre qui défendit le projet de loi devant le Parlement en 1930, André Maginot. Il convient d’appréhender la construction de ce dispositif défensif comme une réponse aux traumatismes de la Première Guerre Mondiale et de plus particulièrement de la bataille de Verdun, symbole des tranchées et de la souffrance des soldats. La Ligne Maginot se conçoit en outre comme un dispositif préventif et dissuasif face à une éventuelle et nouvelle invasion allemande. La Ligne Siegfried n’est autre que son répondant de l’autre côté de la frontière. La Ligne Maginot fut réellement mise en chantier en 1930, en raison de la levée de dizaines de millions de francs que nécessitait son financement, et plus particulièrement la construction du Hackenberg qui servit de prototype et d’essai technologique pour de nombreuses autres ouvrages élevés le long de la frontière. L’achèvement de ce géant nécessita 1800 ouvriers et six années de travail. Si le gros œuvre comme le perçage des galeries, fut terminé en 1933, le Hackenberg ne fut livrée qu’en 1936.

Lire la suiteLe Hackenberg : géant de la Ligne Maginot