Vandières : la gare a la côte dans le Pays-Haut

La gare d’interconnexion de Vandières permettrait de faire gagner un temps précieux à tous les usagers du train dans le Pays-Haut. Ce n’est donc pas étonnant de constater que sur les 108 communes lorraines ayant déjà délibéré pour la construction de cette gare, 55 sont meurthe-et-mosellanes. Pourtant ni Nancy, encore moins Metz, pas plus que Forbach ou Sarreguemines ont donné leur aval. Non assurément, ce n’est pas de ce côté-là qu’il faille poursuivre les investigations, mais plutôt vers Toul, Lunéville, Pont-à-Mousson, Longwy, Briey, Homécourt, Longuyon ou encore Jarny. Ainsi, en Meurthe-et-Moselle, quasiment toutes les communes de plus de 3 500 habitants ont pris une motion en faveur de la gare de Vandières. Même des villages moins importants comme Labry, Giraumont, Joudreville et bien évidemment Vandières, qui avait montré la voie en octobre 2000, se sont prononcés pour. Au total, 55 signataires peuvent être comptés dans le département, contre sept seulement en Moselle, où la position du président du conseil général semble malheureusement paralyser certains conseils municipaux. Aller savoir pour quelles raisons. Les 108 municipalités qui ont voté une motion de soutien ne ­représentent pas moins de 574 000 habitants, 17 communautés de communes comme celles de Spincourt, Fresnes-en-Wœvre, Etain ou du Pays de Montmédy. 

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La VR 52 sur la bonne voie ?

La réalisation de la voie rapide 52 (VR 52) a été inscrite dans le plan Etat-région. Le préfet de la Moselle l’a même fait figurer comme priorité du PDMI (Programme de Développement et de Modernisation d’Itinéraires). Mais cette liaison routière, véritable projet de tout un territoire, n’est pas prête d’être terminée. En effet, malgré ces … Lire la suiteLa VR 52 sur la bonne voie ?

Florange : les coups durs s’accumulent…

Décidément, l’avenir apparaît bien sombre pour ce qui reste de la sidérurgie lorraine. Les mauvaises nouvelles deviennent monnaie courante et ce, particulièrement en ces temps de crises, qui touchent de plein fouet ce secteur très exposé aux fluctuations économiques. La direction d’ArcelorMittal a en effet décidé de réduire sa production d’acier, entraînant par là du … Lire la suiteFlorange : les coups durs s’accumulent…

Restructurations militaires : le combat continue

Les restructurations militaires ont particulièrement ébranlé la Moselle, qui représente à elle seule 12% du poids total de la réforme. Metz 10%. Cela dit, nous n’arrivons toujours pas à comprendre pourquoi certains, qui ont pourtant œuvrés à la défense de leur territoire, notamment près de Sarreguemines, arrivent encore à saluer une telle mesure. Un mystère, … Lire la suiteRestructurations militaires : le combat continue

RD 618 : un dossier épineux

La route départementale 618  est pour le Pays Haut ce que l’on pourrait appeler une « artère fémorale qui souffre d’anévrisme ». Au départ de Marville, 4 000 véhicules l’empruntent chaque jour, tandis qu’à l’entrée de Longwy, ce sont plus de 21 000 automobilistes qui transitent sur cette voie. Entre les deux, une dizaine de villages subissent ce trafic infernal. Bien évidemment, ce sont surtout les travailleurs transfrontaliers ainsi que les poids lourds qui circulent sur la RD 618. Le problème c’est qu’en dépit du marasme économique actuel, la croissance du Luxembourg ne va pas diminuer mais augmenter. Ainsi, la barre des 15 000 « véhicules transfrontaliers » sera prochainement franchie. De même, pour ce qui est de la Belgique, les chiffres augmentent également régulièrement. » L’exemple est particulièrement frappant à Villers-la-Chèvre, commune située entre Longwy et Longuyon. 11 000 véhicules, dont 1 000 camions et environ 500 camionnettes, traversent quotidiennement le village, ce qui pose de délicats problèmes de sécurité. 
Rappelons qu’avec le relatif « désengagement » de l’Etat français, la gestion des routes a été déléguée depuis peu aux départements, qui sont alors devenus maîtres d’ouvrage dans ce domaine. Celui de Meurthe-et-Moselle a ainsi récupéré un réseau routier de 200 km particulièrement mal en point. Et les crédits octroyés pour l’entretien de ce réseau ne dépassent pas les 3 millions d’euros. Alors que pour envisager une 2 fois 2 voies entre Longwy et Longuyon, il faudrait dépenser près de 80 millions d’euros. Il est évident que le département ou les communes ne peuvent assumer des telles dépenses. 

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Metz : la chimère de l'Euro 2016 ?

Si Nancy semble mieux armé et surtout mieux organisé actuellement pour accueillir des matchs de l’Euro 2016, dans le cas où la France serait désignée comme pays organisateur, le ou les projets, on ne sait plus à vrai dire du côté de Metz, semblent nettement moins bien ficelés. Attardons nous donc un peu plus sur le flou artistique et la confusion messine pour mieux en percevoir les enjeux. Pour cela, revenons quelques temps en arrière. En 2007, l’ambiance autour du F.C. Metz est plus qu’au beau fixe. Alors que le club survole la Ligue 2 et se dirige tout droit vers la montée, il change aussi beaucoup en coulisses, dans la mesure où Bernard Serin monte au capital pour devenir actionnaire majoritaire et successeur tout désigné de Carlo Molinari à la direction opérationnelle. Mais cette arrivée ne se fait pas seule. Elle est également marquée par la volonté claire, en tous cas en 2007, de redynamiser la vie sportive et financière du club à la croix de Lorraine. C’est dans ce contexte que le nouvel homme fort lance le projet « Grenat 2010 », véritable motif de réjouissance pour les supporters. En effet, l’idée est alors de redonner une dimension plus ambitieuse au club à l’aide de nouvelles ressources financières. La pierre angulaire du projet est en fait la rénovation complète du stade Saint-Symphorien, qui passerait de 26 000 à 32 000 places assises. Il aurait de même beaucoup plus d’espaces « VIP », très rémunérateurs pour les clubs, et serait encore plus confortable. Au-delà de l’idée d’agrandissement, qui peut paraître superflue à la vue des taux de remplissage faméliques de Saint-Symphorien ces dix dernières années, les grands thèmes de réflexion et d’aménagement, qui ont fait le succès des stades allemands ou anglais sont bien présents, et le projet est donc promis à un bel avenir.

Mais rapidement la situation s’enlise. Au delà d’un calendrier extrêmement serré, dans la mesure où mener un tel projet de bout en bout en 3 ans relève presque de l’impossible, la mise en ouvre bute sur des problématiques sérieuses de financement dans le contexte de la nouvelle relégation en Ligue 2 du F.C. Metz en 2008. S’ajoutent ensuite les nouvelles réflexions du club sur l’opportunité de construire un nouveau stade dont il détiendrait cette fois la propriété, sur le modèle des projets de Lyon, Lille ou encore du Mans. Le FC Metz voudrait alors un stade plus grand, de 40 000 places environ, et à un nouvel endroit, ce qui résoudrait les problèmes actuels d’accessibilité du stade, même s’il faut pour cela s’éloigner du centre-ville. Le but affiché est de participer à l’Euro 2016 qui pourrait se dérouler en France.

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Fermeture de collèges en Moselle : une décision non conforme ?

On le savait pertinemment, ce dossier sentait le souffre depuis son début. Entre exaspération et totale incompréhension, le feuilleton, ce perpétuel volte-face, continu après avoir été savamment, pour ne pas dire sadiquement, entretenu. Cela dit, la décision inique du conseil général de la Moselle, et plus particulièrement de son fameux président, serait entachée d’une grave irrégularité administrative selon certains, pour une question de vote public ou secret.  Cela tombe bien ! Principal intéressé : le collège Robert Schuman de Metz.  Le tout est de savoir si le vote de la commission permanente mosellane devait être nominatif et public ou, au contraire, devait se faire à bulletins secrets. Ici, vous comprendrez bien que toute la psychologie et la stratégie de vote s’en trouve modifiées. Car, quand serait-il véritablement advenu de l’issue de la consultation si les membres de ce conseil avaient pu s’exprimer dans l’intimité de leur conscience et non sous le regard du président ? C’est l’autre question fondamentale.

Pour certaines personnes bien avisées, s’il y a simultanéité entre une demande de vote au scrutin public et une demande de vote au scrutin secret, c’est le scrutin secret qui doit l’emporter, dès lors que le scrutin est réclamé par le tiers des membres présents. Or, c’était justement le cas  au moment de la décision. Par conséquent, il y aurait bien irrégularité. Mais, et c’est bien là le problème, le CG 57 refuse de l’envisager et ne donnera pas suite à la requête. Il considère en effet comme acquis ce vote désormais plus que douteux, en argumentant sur le fait que les dispositions légales qui s’appliquent aux collectivités départementales, à l’inverse de ce qui est prévu pour les communes, donneraient étrangement la primauté au scrutin public par rapport au scrutin secret, sauf pour les nominations. Ce sera désormais très certainement au tribunal administratif de trancher.

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Marché de Pâques de Metz : stop ou encore ?

Après nous avoir tout bonnement sucré le tapis floral qui faisait la réputation et l’image de marque de toute une ville, et ce pour des raisons purement idéologiques, voilà que la nouvelle municipalité de Metz  a dernièrement décidé de ne pas subventionner le Marché de Pâques de la Fédération des commerçants. Il avait pourtant connu deux éditions successives très réussies… Un nouveau coup dur pour l’attractivité et l’animation du centre-ville.

Décidément, c’est de mal en pis depuis quelques temps à Metz. Mais l’espoir demeure. En effet, si le Marché de Pâques n’a pas eu lieu cette année, c’est peut-être pour mieux revenir l’année prochaine. C’est toute la question. De même, si aucun signe ne laisse actuellement craindre à une quelconque divergence entre la municipalité et les commerçants, ce qui est déjà pas mal en soi, ces derniers ne veulent surtout pas que la manifestation disparaisse à jamais. La décision de la mairie fut en tout cas essentiellement motivée par le coût jugé trop onéreux (50 000€) pour un rendez-vous qui ne rapporterait pas assez de rentrées. Un peu léger comme argument tout de même. Rappelons qu’en 2007, la première édition avait investi la Place d’Armes. L’année suivant, le marché s’était déroulé Place de Chambre. Cela dit, il paraîtrait que la manifestation ferait son retour en 2010. Peut-être sur la Place Saint-Louis. Tout reste encore à voir.

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Une Moselle grise argentée

Plus d’un quart des Mosellans aura plus de 60 ans en 2020. Tel est le résultat d’une nouvelle étude de l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques). Ainsi, la part des plus de 60 ans passera de 20 % actuellement de la population totale à 27,3 % en 2020. Autrement dit plus … Lire la suiteUne Moselle grise argentée

Le retour de la métropole lorraine

Oubliés par le rapport Balladur au sujet de la création de métropoles d’équilibres, Metz et Nancy doivent plus que jamais s’unir pour soutenir le développement de la Lorraine et enfin peser à l’échelle de la France et de l’Europe. Ainsi, Strasbourg devrait être l’unique métropole du Nord-Est de la France. Une telle décision a fait … Lire la suiteLe retour de la métropole lorraine

Circulation sur l’A 31 : les règles changent

Les règles de circulation changeront à compter du mois du juin sur l’A 31 entre Nancy et Luxembourg. Ce nouveau système sera expérimenté pendant un an. Car l’A 31, c’est 80 000 véhicules par jour, dont plus de 10 000 poids lourds. Le plan de circulation se résume essentiellement à deux mesures phares qui vont à coup … Lire la suiteCirculation sur l’A 31 : les règles changent

Restructurations militaires : maintenir la pression

Non, les quelques élus lorrains qui veulent toujours sauver, du moins jusqu’en 2014, la base aérienne 128 de Metz-Frescaty ne doivent pas avoir plus que leurs yeux pour pleurer, et ce en dépit de l’hostilité et de la fermeté du gouvernement français. Il convient au contraire de se remobiliser et de maintenir le plus de … Lire la suiteRestructurations militaires : maintenir la pression

TGV : nouvelles dessertes en vue

La ligne TGV Paris-Metz va être prolongée jusqu’à Longwy. Ainsi, certains terminus ou départs à Metz se feront dorénavant à Longwy selon certaines sources. Un accord aurait été conclu entre la SNCF et la Lorraine. Le bassin de Longwy/Briey et ses 400 000 habitants, en incluant le Sud du Luxembourg et le Sud-Est de la Belgique, était jusqu’à présent l’un des territoires écartés de la dynamique du TGV Est et de son succès commercial. Cette annonce devrait donc lui permettre de bénéficier de l’attractivité économique de la ligne à grande vitesse. Reste encore à déterminer le parcours du train et le nombre de passagers qu’il transportera. Là aussi, des intérêts économiques sont en jeu. 
Cette décision n’efface cependant pas tous les problèmes liés à la mise en service du TGV Est-Européen en Lorraine. Par exemple, si Commercy possède, avec le soutien des collectivités locales, une desserte TGV, celle-ci ne semble pas très empruntée, notamment le matin, où le départ est trop tôt, 5h51. Cela dit, cette desserte ouverte au printemps 2008 bénéficie d’une période expérimentale d’une durée de 2 ans, qui revient néanmoins à 162 500 € par an. 
De même, il apparaît que la ville de Toul y a perdu au change depuis l’arrivée du TGV Est, au niveau de ses liaisons avec la capitale française et de ses interconnexions avec le réseau express régional. 

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La tentation des déchets radioactifs se dissipe peu à peu

Baronville, paisible village de 300 habitants situé à la limite du Pays du Saulnois, était la seule commune de Moselle à avoir accepté une étude préalable au sujet de l’accueil d’un site d’enfouissement de déchets radioactifs à faible activité à vie longue (FAVL). Etait car aujourd’hui la commune, candidate sérieuse hier, a finalement renoncé à ce projet. Heureusement. Le maire a enfin entendu la fronde populaire qui montait de plus en plus. Sage décision, la Lorraine n’a pas vocation à devenir la décharge nucléaire de la France. En effet, au fil des semaines, agriculteurs, défenseurs de l’environnement, habitants de Baronville et de la ville voisine de Morhange avaient vivement contesté cette décision, certains n’hésitant pas à planter des panneaux sur leur façade, voire à quelques dizaines de mètres de la mairie… Une pétition a également circulé. Aux dernières nouvelles, elle comptait près de 300 signatures. Un revirement qui ne sied absolument pas à l’ANDRA. On imagine pourquoi. Mais qu’importe
Rappelons que 37 communes de l’Est de la France ont répondu de manière positive au pacte de l’ANDRA. Moins de 10 se situent en Lorraine. Cela dit, il faudra au moins deux ans d’investigations pour vérifier la faisabilité d’un projet. « Seules » deux ou trois communes candidates seront désignées au final pour recevoir les futurs centres d’enfouissement. Toujours est-il qu’au cas où un dossier lorrain serait sélectionné, cela risquerait de mettre à mal les bonnes relations transfrontalières. En effet, la Sarre n’acceptera pas une densification des activités radioactives dans le secteur frontalier qui a déjà de son point de vue suffisamment assumé ses responsabilités avec des sites comme la centrale nucléaire de Cattenom et le laboratoire de recherche de Bure. Cela dit, la Sarre aurait-elle son mot à dire dans cette histoire ? Ceci est une autre question. 

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Gandrange : la fin de toute une époque …

L’aciérie de Gandrange a été construite dans les années 1960 sur une surface de 370 hectares, dans le but de produire 4 millions de tonnes d’acier, objectif qu’elle n’atteindra d’ailleurs jamais. Le cours de l’Orne fut même détourné pour bâtir cette cathédrale industrielle. Aujourd’hui fermée, l’immense carcasse sera démantelée. Des employés d’autres usines du groupe ArcelorMittal, notamment en provenance du Kazakhstan, sont déjà venus en repérage afin de détecter des outils viables pour les démonter, les emporter et les réutiliser dans leur pays. Ainsi, plus de 40 000 tonnes de ferrailles vont être rasées dans l’optique de libérer un terrain d’environ 400 hectares, qu’il s’agira ensuite de dépolluer. Cette opération pose tout de même le problème de la sauvegarde du patrimoine industriel lorrain, de son épopée et de l’heure de gloire de cette formidable aventure humaine et technologique.  En effet, si le bâtiment n’est certes pas de toute beauté dans la vallée, il convient néanmoins, à notre avis, de préserver plusieurs traces de l’industrie de l’acier en Lorraine, ne serait-ce que pour la mémoire de ceux qui ont fait à un moment donné toute la force de notre province mais aussi de laisser un témoignage grandiose pour les générations futures. De plus, un tel complexe pourrait se reconvertir dans le tourisme industriel à l’image de l’immense usine de Volklingen en Sarre.

Certains diront cependant que cette cathédrale était vouée tôt ou tard à s’arrêter, de fait justement de son surdimensionnement. Ce dernier a ainsi toujours pesé dans la possibilité d’optimiser l’outil de production, même si le concept n’était pas intrinsèquement mauvais. Mais aujourd’hui, l’arrêt de cette usine apparaît tout de même comme un immense gâchis. Et les propriétaires respectifs de cet équipement, que ce soient Usinor, Sacilor ou Mittal ne sont pas tout rose dans cette affaire.

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La lumière s’est éteinte

L’arrêt de l’aciérie de Gandrange constitue une fermeture très symbolique pour toute la Lorraine. Pourtant,  le 4 février 2008, à l’issue de 45 minutes de visite au pas de charge, un certain président, venu d’une lointaine ville se croyant régner sur notre belle province, s’était engagé, devant plusieurs centaines de sidérurgistes, à faire prendre en … Lire la suiteLa lumière s’est éteinte

Gandrange : le centre de recherche monte en puissance

Si ArcelorMittal ferme de manière insidieuse son aciérie à Gandrange, il renforce néanmoins à 500 mètres de là, mais pas dans les mêmes proportions toutefois pour l’emploi, son centre de recherche et de développement. Le site mosellan sera désormais le laboratoire mondial du géant de l’acier pour les produits longs légers. Depuis un an déjà, … Lire la suiteGandrange : le centre de recherche monte en puissance

Moselle : le CG scalpe ses collèges !

Si la décision de fermer en septembre 2010 le collège Schuman de Metz a été entérinée par les conseillers généraux, l’incompréhension et la colère légitime des habitants de l’agglomération messine demeurent toujours aussi totales. Le seul collège public de Montigny-lès-Metz, ville de 25 000 habitants, se voit néanmoins accorder un délai. Une solution très politique qui ne fait que confirmer une décision avant tout dictée par des arrangements et des règlements de compte et ce, au grand dam de l’intérêt général. Et ce n’est pas la campagne de propagande orchestrée par les services départementaux parue dans le Républicain Lorrain dans le but d’embobiner les gens qui va nous faire croire que de telles mesures de suppressions de classes vont améliorer les conditions de travail et d’éducation de nos enfants. C’est le monde à l’envers. Mais encore fallait-il avoir le culot pour oser affirmer et soutenir une démonstration aussi navrante et pathétique ! 
Ainsi, à la rentrée 2005 au plus tard, la ville de Montigny-lès-Metz verra le seul collège encore public de son ban disparaître. En fait oui et non, dans la mesure où le conseil général de la Moselle, par tractations, pression populaire et surtout coup de tête, a opté au dernier moment pour  une fusion administrative du collège Bernanos avec l’établissement messin Georges de la Tour, afin, nous citons « de mieux appréhender l’impact des restructurations militaires et l’évolution de la population scolaire ». Ce qui signifie une seule administration, une mobilité entre les deux sites et une possibilité de mixer les équipes. Ce qui est extrêmement étrange et préoccupant, c’est que les données émanant du CG 57, pourtant déclarées claires, apparaissent au regard de cette simple formulation comme douteuses et n’ont absolument pas l’air de résulter d’une étude et d’une analyse approfondies comme il avait été affirmé. Si bien qu’au final, le département raconte aux parents d’élèves que des bobards depuis le début de cette triste affaire et nous promène en bateau afin de nous faire mieux avaler la pilule. Pipo ! D’autant plus qu’une telle décision est en fait l’arbre qui cache la forêt, car qui peut nous dire aujourd‘hui que la fusion décrite précédemment n’est pas une procédure insidieuse pour fermer à moyen terme non pas un mais les deux établissements? Rien ne dit en effet, que le collège Georges de la Tour ouvrira toujours ses portes peu de temps après la dissolution de Bernanos. D’autant que Barbot serait maintenant dans la ligne de mire. Aucun délai n’a par contre été consenti au collège Robert Schuman qui sera purement et simplement rayé de la carte à la rentrée 2010. Tout comme l’Unité Pédagogique d’Intégration (UPI) qui accueille des élèves déficients visuels et auditifs qu’il abritait. Un véritable non-sens, un immense gâchis… 

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Lorraine et Luxembourg : mariage de raison ou amour impossible ?

La Lorraine et le Luxembourg ont apparemment tout à gagner à se rapprocher. Pourtant des deux côtés de la frontière, de nombreuses réticences s’élèvent. Rien ne bouge, ou presque…

Il est bien vrai que mis à part les quelques avancées, significatives tout de même, dans le domaine des transports, avec l’adoption d’un Schéma de Mobilité Transfrontalière, des projets de routes (contournement d’Autun, liaisons vers Belval) ou encore certains engagements en faveur du rail, les relations entre les Grand et ancien Duchés sont plutôt frileuses. Loin de l’image d’une guerre froide, le rapprochement semble plus se faire par défaut que par consentement mutuel. La Lorraine ne voulant pas à juste titre se révéler être l’ «esclave » économique du Luxembourg ou en tout cas en être trop dépendante, comme l’est actuellement la Malaisie pour Singapour. Cela dit, pour certains décideurs, il convient d’en finir avec certains clichés, comme le sentiment largement partagé du côté lorrain, que la seule motivation des frontaliers désireux de travailler au Luxembourg serait d’ordre financier. On s’est aujourd’hui que c’est faux. En effet, beaucoup de cadres et de jeunes diplômés y voient de formidables opportunités de carrière. Certes, mais l’un dans l’autre, salaires et carrières font la paire. Ce phénomène ne concerne en outre pas uniquement les banques comme le voudrait l’adage populaire, mais touche aussi les services et les commerces.

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Pour une autre plaque d’immatriculation propre à la Lorraine

Le conseil régional de Lorraine a imposé à tous les Lorrains son logo sur les nouvelles plaques d’immatriculation qui seront mises en service le 15 avril 2009. Le samedi 14 février 2009 le ministère français de l’intérieur avait en effet avalisé l’apposition des emblèmes régionaux sur le flanc droit des plaques en circulation. Les BLE … Lire la suitePour une autre plaque d’immatriculation propre à la Lorraine

Nancy : la nouvelle prison déjà en sureffectif !

La nouvelle prison de la cité ducale n’est même pas encore ouverte qu’on annonce déjà qu’elle sera en surpopulation. En effet, il y avait 690 places théoriques, or 900 lits y ont été installés. Il apparaît donc bien loin l’encellulement individuel préconisé à l’échelle européenne. Qui plus est les effectifs de surveillants de l’ancienne prison … Lire la suiteNancy : la nouvelle prison déjà en sureffectif !

Coin-lès-Cuvry : stop à l’antenne-relais parasite !

Le combat continu pour le collectif constitué de 15 familles engagées dans une lutte finale contre l’antenne-relais de la commune. Celle-ci avait été installée dans la plus grande discrétion. Déjà là, ce n’était pas bon signe. Elle fut ensuite présentée à la population en juin 2008, alors qu’elle fonctionnait déjà. Histoire de forcer un peu … Lire la suiteCoin-lès-Cuvry : stop à l’antenne-relais parasite !

Une filière à mettre en valeur

L’industrie agroalimentaire lorraine pèse plus d’un milliard d’euros à l’export. Pourtant, malgré des chiffres impressionnants, elle reste sous-valorisée et souffre, à l’instar de notre territoire, d’un déficit d’image. Une situation à laquelle il convient de remédier en suscitant un véritable réflexe de consommation lorraine. Ainsi, près de 95% de la production de Munster est lorraine. … Lire la suiteUne filière à mettre en valeur

Nancy : 428 places supplémentaires en détention

Bientôt la vielle prison Charles III ne sera plus qu’un mauvais souvenir dans la cité ducale. En effet, les 690 places du nouveau centre pénitentiaire, dont la silhouette massive s’impose déjà sur le plateau de Maxéville, offriront d’ici fin juin un sérieux ballon d’oxygène à des prisons lorraines surpeuplées. Cette transition entre le XIXème et … Lire la suiteNancy : 428 places supplémentaires en détention

Collèges : dernier baroud d’honneur à Metz ?

A la rentrée 2008, les 18 collèges de Metz et du Sud de son agglomération accueillaient 8 181 élèves soit une moyenne de 455 élèves par collège. Cet effectif est celui d’un « collège à taille humaine » selon les critères de l’inspection académique, où chaque élève peut trouver sa place. Cet effectif est aussi celui qui assure tout à la fois un encadrement de qualité, de bonnes conditions d’enseignement et une offre d’options satisfaisante. Pour la rentrée 2009, on attend 55 élèves de sixième en plus par rapport à la rentrée 2008 dans le district de Metz.  
La fermeture de collèges est pourtant principalement motivée par la baisse de 20% du nombre de collégiens en Moselle entre 1998 et 2008. 3 600 places sont ainsi dites « libres » dans les collèges messins. La base de calcul est la suivante : un collège correspond à 600 élèves en moyenne, 3600 places libres correspondent donc à 6 collèges. Mais ne faudrait-il pas plutôt raisonner en termes de nombre de classes ? Cela dit le conseil général ne va fermer « que » 2 collèges. De plus, d’autres questions sous-jacentes demeurent : comment arrive-t-on à cette capacité de 600 élèves en moyenne par collège ? Par exemple la capacité maximale du collège Georges de la Tour est de 450 élèves. Tous les collèges n’ont ainsi pas la même capacité, d’où une nouvelle interrogation : comment le conseil général a trouvé 3600 places libres dans les collèges ? De même, ne faudrait-il pas profiter des faibles effectifs actuels pour alléger les classes plutôt que fermer des collèges dans le but d’avoir des classes à 30 élèves ? A Georges de la Tour, pour continuer sur le même exemple, 80 dossiers d’inscription avaient été refusés en septembre, car l’inspection académique ne voulait pas ouvrir de nouvelles classes ! Une réflexion sur la sectorisation entre les collèges en sureffectifs et les collèges à effectifs plus faibles doit donc être menée pour conforter certains établissements, comme le collège Bernanos de Montigny-Lès-Metz ou le collège Louis Armand à Moulins-Lès-Metz, par un recrutement augmenté. 

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Le photovoltaïque comme voie de reconversion ?

Total Petrochimicals, en collaboration avec son partenaire GDF-Suez, envisage d’implanter une unité de fabrication de plaquettes de silicium photovoltaïques, c’est-à-dire de plaques permettant de transformer de l’énergie solaire en énergie électrique, le tout pour un investissement de 70 millions d’euros. L’usine, qui pourrait démarrer dès la fin 2010, serait construite à quelques kilomètres de la … Lire la suiteLe photovoltaïque comme voie de reconversion ?

Le dégraissage se poursuit à Carling

Le démantèlement de l’activité chimie lourde opéré par le puissant groupe Total Petrochimicals, qui n’en finit pourtant plus de battre des records de bénéfices, se poursuit en Lorraine, avec la fermeture de nouveaux ateliers sur la plateforme est-mosellane de Carling Saint-Avold. Il devient de plus en plus évident que Total n’a plus vocation à maintenir son activité chimique sur ce site, dans la mesure où il préfère privilégier ses sites portuaires avec raffinerie. Une nouvelle ligne de production de polyéthylène sera supprimée d’ici la fin de l’année. Résultat des courses : 64 emplois de moins. L’atelier clarificateur, c’est-à-dire en charge de la purification des coupes de pétrole, subira malheureusement le même sort au second trimestre 2010, tout comme une ligne de traitement des essences. Ainsi, les coups durs s’accumulent sur la plateforme de Carling et sur l’ensemble de la filière en Lorraine. En effet, une première vague de restructurations avait déjà été décidée en 2006 avec la fermeture d’un vapocraqueur et de la production de styrène. Cela avait engendré la suppression de 243 emplois. Mais d’autres nuages plus menaçants encore planent sur Carling. Beaucoup de personnels pensent que le dernier vapocraqueur de la centrale ne sera pas maintenu au-delà de 2015. D’ici là, il ne restera plus que la production de polystyrène, avec un atelier pouvant fonctionner de manière isolée et en toute autonomie. Aujourd’hui, 780 personnes travaillent encore pour Total sur le site est-mosellan. Avec les sous-traitants, ce sont plus de 2000 emplois qui dépendent de cette activité chimique !

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Fermeture de collèges : le feuilleton politique continue !

Il est vraiment navrant d’assister tous les jours à cette logique qui consiste à dresser les territoires les uns contre les autres, à vouloir fermer tel ou tel établissement. Avec cette histoire qui devient de plus en plus absurde et rocambolesque avec le temps, on se demande encore où est vraiment l’intérêt des enfants dans toutes ces magouilles politico-financières. Car la seule et unique question qui reste véritablement sans réponse et la suivante : pourquoi faudrait-il du jour au lendemain fermer plusieurs établissements en Lorraine, alors même que notre province a gagné plusieurs dizaines de milliers d’habitants entre les deux derniers recensements ?

Ainsi, à Metz, où il s’agit désormais de fermer soit le collège des Haut-de-Blémont à Borny, soit celui de Georges de la Tour, nous avons vraiment l’impression que le conseil général de la Moselle, qui ne sortira pas très auréolé de cette nouvelle affaire, tente de raviver la lutte des classes, dans la mesure où les deux établissements sont en tous points différents. Un choix politique très maladroit… Mais dans ce combat fratricide, celui des Haut-de-Blémont semble particulièrement être sur la sellette. Pour montrer son incompréhension et défendre leur collège, le personnel a d’ailleurs mis symboliquement l’établissement en vente sur eBay, au prix de 1 million d’euros avec la mention « l’éducation n’est pas à vendre ». De millions il était en effet question pour ce collège qui devait normalement bénéficier de travaux de rénovation à hauteur de 8 millions d’euros. A Georges de la Tour beaucoup craignent cependant que le collège des Hauts-de-Blémont ne soit finalement conservé au titre de son classement en « Ambition réussite ». Encore une fois, est-il absolument nécessaire de fermer un ou plusieurs collèges. Nous avons l’intime conviction que non, bien évidemment.

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Une visite au sommet à Saint-Avold ?

Le président du Conseil Général de la Moselle rêve d’une visite commune d’Obama et de Sarkozy au cimetière américain de Saint-Avold, le mois prochain. Pour cela, il les a invité tous les deux en Pays Narborien en marge du sommet de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord) qui se tiendra à Strasbourg et à … Lire la suiteUne visite au sommet à Saint-Avold ?

Pour le public, Miss Lorraine devait gagner !

Le magazine Télé2Semaines a récemment dévoilé que lors de la dernière élection de Miss France, le public n’avait placé l’actuelle Miss France, à savoir Chloé Morteau, que 4ème derrière ses 3 dauphines. Le jury de l’émission a donc eu le dernier mot face aux téléspectateurs qui ont pourtant payé 35 centimes la minute pour un … Lire la suitePour le public, Miss Lorraine devait gagner !

La Liberté de penser ?

Les personnels enseignants et administratifs du collège Georges de la Tour de Metz viennent de nous informer que leur chef d’établissement, sous la pression des services de la région, en effet la cité scolaire de Georges de la Tour dépend du conseil régional, a fait décrocher toutes les banderoles et affichages qui manifestent leur vive … Lire la suiteLa Liberté de penser ?

La Lorraine et l’Alsace unies contre la fusion !

Parmi les nombreuses propositions formulées dans le rapport Balladur, s’il y en a une qui fait la quasi unanimité contre elle, c’est bien celle qui prône, dans le cadre de la réduction du nombre des régions, la fusion entre la Lorraine et l’Alsace. C’est en tout cas ce que clament les deux présidents des conseils régionaux. S’il doit avoir un point sur lequel les Lorrains et les Alsaciens sont d’accord, c’est assurément contre le projet de la commission présidée par Balladur sur un éventuel rapprochement des deux territoires. Lorrains et Alsaciens n’ont en effet guère besoin d’un cadre juridique supplémentaire pour se mettre autour d’une table et débattre des problèmes et projets communs à leurs deux provinces. Ainsi, de part et d’autre des Vosges, nous n’avons pas attendu la publication de telles idées pour mettre en place, à travers une coopération bilatérale et un travail régulier au sein de l’Association des Régions du Grand Est, des coopérations concrètes, efficaces et adaptées. Les Lorrains et les Alsaciens ont donc fait la démonstration qu’il n’y avait, si l’on veut vraiment travailler ensemble, aucune utilité de fusionner, et que l’enjeu n’est pas institutionnel. Ce qui compte, c’est avant tout de réaliser les projets communs, qui font avancer les deux provinces. La Lorraine doit rester la Lorraine, et l’Alsace doit rester l’Alsace. Point. Et les deux élus d’ajouter: « il vaut à nos yeux mieux arrêter tout type de spéculation sur une fusion aventureuse, idée gratuite, qui n’a d’autre intérêt que de faire diversion par rapport aux véritables enjeux de nos territoires ». Le président du conseil régional de Lorraine ira même jusqu’à dire que cette fusion est « une idée abracadabrante et scandaleusement bête ». Rien à ajouter. La Lorraine et l’Alsace préfèrent donc à juste titre une ouverture vers les pays voisins, comme par exemple le Luxembourg, la Sarre ou encore la Wallonie pour ce qui concerne notre belle province.

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Aire d’accueil de Metz-Magny : la ville cède du terrain

Malgré les nombreuses contestations et inquiétudes des riverains, la seconde aire d’accueil des gens du voyage de Metz, la première étant opérationnelle du côté de l’avenue de Blida, sera belle et bien aménagée à Magny, mais un peu plus loin de ce qui avait été prévu initialement. Les 40 places de stationnement, jugées au départ … Lire la suiteAire d’accueil de Metz-Magny : la ville cède du terrain

10 000ème visiteur sur le blog des BLE !

Les BLE viennent de franchir la barre fatidique et symbolique des 10 000 visiteurs ! Nous tenons à remercier nos partenaires, collaborateurs ainsi que nos fidèles lecteurs pour leur soutien et leur accompagnement dans notre développement. Vous aussi faites la promotion de la Lorraine et du groupe BLE afin de participer à la renaissance de l’identité lorraine ! … Lire la suite10 000ème visiteur sur le blog des BLE !

Quand les Lorrains rencontrent la Lorraine

Le Conseil Economique et Social (CES) de Lorraine avait commandé il y a quelques mois une grande enquête sur la perception que les Lorrains ont d’eux-mêmes et de leur province. Les premiers résultats viennent tout juste de tomber. Un échantillon représentatif de 670 individus, établi selon la méthode des quotas, a ainsi été passé au crible et auditionné par une équipe de chercheurs. Un second échantillon de 237 personnes, constitué au sein de la société civile, c’est-à-dire des membres d’associations, de syndicats, d’organisations professionnelles ou consulaires par exemple, a été pris en compte lors de 14 tables-rondes. Il ressort de cette étude que les Lorrains se voient avant tout comme des êtres porteurs de valeurs populaires, comme le courage, la solidarité et l’humilité, dont ils se disent fiers. Le Lorrain est en effet emprunt d’humilité, une qualité qui devient vite un défaut en termes d’image. Plusieurs caractéristiques feraient en outre et essentiellement la notoriété de la Lorraine, à savoir, un fruit exceptionnel, la mirabelle, une activité industrielle gigantesque associant l’ombre (la mine) au feu (la sidérurgie), ainsi qu’un magnifique patrimoine architectural symbolisé par un nom, Stanislas. Les Lorrains seraient par ailleurs conscients de leurs forces, à savoir être au cœur de l’Europe et avoir une économie diversifiée, mais également de leurs faiblesses, relatives à des traumatismes persistants, une certaine forme de somnolence faisant référence à des acquis désuets et un amateurisme évident en matière de communication. Les chercheurs ont de plus pu constater une réelle ambivalence des Lorrains, sans cesse tiraillés entre tradition et modernité, ainsi qu’un manque d’estime de soi. Cependant, ils ont également trouvé une vraie dimension de fierté, dans la mesure où 64,9% des Lorrains pensent par exemple qu’il existe une véritable identité lorraine. Ces derniers en ont aussi plus que ras-le-bol des clichés qui les caractérisent et qu’ils réfutent catégoriquement. Parmi ceux-ci, nous pouvons citer la sidérurgie traînée comme un boulet, un environnement morne, un manque d’attraits visibles et de qualification et une certaine tendance à l’auto flagellation. 58,7 % des Lorrains estiment à juste titre que la question de l’image est essentielle pour susciter des initiatives et surmonter les obstacles. Afin justement de dépasser ces stéréotypes qui leur collent à la peau, les Lorrains en appellent à l’action. Pour eux, il serait grand temps de se retrousser les manches et d’arrêter de se plaindre pour restaurer une bonne fois pour toute l’image du territoire. Ils dénoncent enfin la politique du coup pour coup, portent un jugement sévère sur la bataille des petits chefs et prônent au contraire un projet véritablement collectif. 

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Collège La Louvière de Marly : la mobilisation reste de mise !

Les associations de parents d’élèves ne désarment pas à Marly afin de maintenir le collège La Louvière, auquel nombre d’habitants de cette commune du Sud de l’agglomération messine restent très attachés, du fait de la proximité de l’établissement du centre-ville, accessible aux enfants à pied, en vélo ou en bus. En outre, il représente le prolongement logique des écoles maternelles et primaires qui le jouxtent, le tout dans un climat de mixité sociale. Le savoir-faire du collège en matière d’intégration des élèves handicapés n’est de même plus à démontrer. Dans leur argumentation de défense, les parents d’élèves évoquent également des infrastructures de proximité et de qualité avec le gymnase, le stade, le centre socioculturel, des terrains de sport, un conservatoire de musique et un cinéma. C’est enfin le collège du Sud messin le plus récemment mis en service, en 1976, et qui a fait il y a quelques années l’objet d’une réhabilitation approfondie.

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Restructurations militaires : Dieuze et la Moselle sacrifiés

Le premier magistrat de Dieuze, Fernand Lormand, dresse un constat amer et lucide sur le sort de sa commune après les restructurations militaires et la perte du 13ème régiment de dragons parachutistes. Cela dit, le maire salue la stratégie de ses confrères du Bitcherland: «Ils ont eu l’idée géniale de vouloir rendre la Légion d’honneur, … Lire la suiteRestructurations militaires : Dieuze et la Moselle sacrifiés

Ni l’Alsace ni la Lorraine !

Le comité de réflexion Balladur propose de réduire à quinze le nombre de régions métropolitaines françaises d’ici 2014 et de retirer certaines compétences aux départements. L’objectif étant apparemment de simplifier la prise de décisions et de réduire les coûts. Ce même comité préconise également la création de métropoles afin de renforcer les compétences des actuelles communautés urbaines crées dans les très grandes villes. Parmi celles-ci, on trouve Marseille, Lyon, Lille, Toulouse, Bordeaux, Strasbourg, Nice et Nantes. Ni Metz ni  Nancy ni figurent, c’est bien là tout le problème. Mais peu se seraient risqués à nommer l’une sans l’autre sous peine de relancer de fortes tensions en les deux villes lorraines et de déstabiliser le fragile équilibre de notre province. Il fallait donc choisir : Metz et Nancy, ou rien du tout. Paris a tranché. Les Lorrains n’ont pas eu leur mot à dire.

Le projet du comité Balladur porte en outre sur les mandats des élus et les élections. Ainsi, ces messieurs imaginent que des élections municipales et territoriales remplaceraient les élections régionales et cantonales, et ceci dès 2014. De même, certains conseillers territoriaux, dont la fonction est encore assez fumeuse, seraient à la fois conseillers régionaux et conseillers généraux, d’autres uniquement conseillers généraux. Là, tout le monde plonge dans le brouillard afin de déterminer le pourquoi du comment ! Pourquoi certains et pas d’autres, sur quels critères ? Mystère. Seul indice et encore : le mode de scrutin territorial pourrait faire une différence entre les zones urbaines et les zones rurales. Enfin, régions et départements perdraient la clause de compétence générale. Le rôle des régions pourrait ainsi être recentré sur le développement économique, l’aménagement du territoire, les transports et l’éducation, du moins en partie. Rappelons que le découpage actuel de la France remonte à 1964. Si les 100 départements ne devraient pas disparaître, comme il fut un temps question, leur champ d’action devrait être redéfini.

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Les richesses de Metz et de la Lorraine à nouveau vantées !

Après l’article et les recommandations parus dans le New York Times, cette fois-ci c’est le quotidien britannique The Telegraph qui vante les richesses et les beautés de Metz. Mais, le journal ne saurait s’arrêter au patrimoine messin. Non, au contraire, il incite ses lecteurs à découvrir la Moselle toute entière et de faire escale dans les Vosges ! Un sacré coup de pub, un de plus !  Décidemment, Metz a la côte dans le monde anglo-saxon, et cela est amplement mérité. En effet, dans son référencement des évènements et des festivals de France en 2009, le journaliste britannique Anthony Peregrine y fait la part belle à Metz. Et pas pour le futur et fameux Centre Pompidou, non, pour les vitraux de la magnifique cathédrale Saint-Etienne de Metz, l’autre star de la ville. En effet, celle-ci, communément appelée la « Lanterne de Dieu », en raison de l’importance de sa surface verrière, la plus grande de France avec plus de  6500 mètres carrés, se classe parmi les 5 plus belles cathédrales françaises. La richesse exceptionnelle de ses vitraux du XIIIème au XXème siècle, c’est-à-dire d’Hermann de Munster à Marc Chagall, fait de la cathédrale de Metz l’un des endroits où l’on peut admirer les plus beaux et les plus fantastiques vitraux du monde. Cela, ce n’est pas nous qui le disons, mais le journaliste de The Telegraph. Mais, on ne peut pas dire qu’il est tort… D’ailleurs, l’une des photos qui illustrent les évènements et autres destinations à ne pas manquer en  2009 montre la cathédrale Saint-Etienne dans toute sa splendeur. Afin de prolonger l’émerveillement, le quotidien britannique invite ses lecteurs à faire le tour du département de la Moselle. Au programme : la visite de quelques monuments incontournables et autres lieux d’exception comme le Simserhof, fort invincible de la ligne Maginot, la citadelle de Bitche ou encore le fameux château de Malbrouck à Manderen avec son exposition consacré à Napoléon.     

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Metz : quels arguments pour augmenter les impôts ?

La municipalité messine a récemment voté une hausse de 5,5% des impôts locaux. Ceci devait générer une recette supplémentaire de près de 2,4 millions d’euros. Le maire avance plusieurs arguments plus ou moins recevables pour justifier une telle décision.

D’une part, la ville va devoir prendre en charge le transfert de compétences de l’Etat français, comme la mise en place du passeport biométrique, le logement dans les foyers, le périscolaire du samedi, diverses missions locales non identifiées, les objets trouvés ou encore la maison de la justice et du droit. Paris a également décidé de geler les subventions à certaines associations et de ne plus participer à l’acquisition des collections des bibliothèques publiques. Metz craint en outre de voir baisser la dotation globale de fonctionnement accordée et calculée au regard du recensement de la population. Or celle-ci diminuerait. A démontrer tout de même avant les restructurations militaires.

D’autre part, la municipalité avait cédé en 2007 15% des parts de l’Usine d’Electricité de Metz (UEM), devenue depuis peu société d’économie mixte. Cette vente, qui rapporta 45 millions d’euros, ne compensera pas bien longtemps les 12 millions d’euros environ que l’UEM versait chaque année à la ville. De plus, pour 2009, les dividendes ne devraient pas excéder les 8,5 millions d’euros. Mais c’est également sans compter le fait que Metz devra désormais payer sa facture d’électricité, qui devrait s’élever à 2,3 millions d’euros.

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Si la bataille de Metz avait eu lieu …

Dès l’annonce des restructurations militaires, la venue d’un régiment stationné en Allemagne a été évoquée pour compenser les pertes de l’agglomération messine. Une promesse entretenue comme il se doit au fil des mois avant de se dissoudre complètement. Une parfaite illusion à la David Copperfield. Au final, Metz n’aura rien. Contrairement à ce qu’espéraient les élus messins, le site du 1er régiment médical de Châtel-Saint-Germain n’accueillera pas d’unité venue d’Allemagne. Mais ont-ils tout fait pour qu’il en soit autrement ? Certainement pas. Si Metz avait été située dans un autre lieu et à un autre moment, dans l’ex-Union soviétique par exemple, les élus de la ville, après avoir commis tant de fautes, auraient tout simplement fait l’objet d’une purge. Heureusement ou malheureusement, tout dépend du côté que l’on se place, Metz ne fut, ni n’est en URSS. Le soviet, pardon la municipalité de Metz peut pousser un ouf de soulagement. Toujours est-il qu’aujourd’hui c’est toute l’agglomération qui crie au scandale. Car Metz espérait récupérer une unité venue d’Allemagne. Revenons en arrière sur certains éléments pour mieux comprendre la situation. Le 18 janvier 2009, l’hebdomadaire allemand Der Spiegel commençait déjà à obscurcir le doux ciel messin, en annonçant qu’Angela Merkel avait pris la décision d’installer un bataillon allemand à Colmar. Le microcosme politique messin essayait de sortir de ses rêveries et commençait à s’agiter, car Colmar est nettement moins touché que Metz. Le maire de Metz, lui ne tient pas compte de ces «rumeurs» et brandit les promesses du président français, avant de se rendormir. Mais le 7 février 2009, les arrivées du 16e bataillon de chasseurs à Bitche et de l’unité allemande à Illkirch sont officialisées à Munich. Metz reste donc sur le carreau. Pour pallier cette terrible mais inéluctable désillusion, le premier magistrat messin pense encore pouvoir obtenir des compensations, en défendant des projets, en veillant à la concrétisation des autres promesses françaises… Cela dit, le plus difficile sera de ne pas courir vers le prochain mirage. 

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Désenclaver la Lorraine ferroviaire vers le Sud

6 heures pour un Metz-Lyon, plus de deux pour gagner Belfort à partir de Nancy. La logique implacable de ces chiffres véritablement aberrants a poussé le Conseil Economique et Social (CES) de Lorraine à soumettre un rapport à la mission Blanc, destinée à la redynamisation du Grand Est suite aux terribles restructurations militaires. Pour cela, … Lire la suiteDésenclaver la Lorraine ferroviaire vers le Sud

Restructurations militaires à Metz, ou comment le maire a abdiqué

Si la première ville de Lorraine est la plus meurtrie après les restructurations militaires c’est peut-être et surtout aussi car elle n’a pas été défendue par ses représentants et autres élus. En effet, alors qu’au début du XXème siècle, Metz était la ville la plus fortifiée du monde, elle n’a jamais aussi été vulnérable qu’aujourd’hui sur le plan politique. L’Histoire ne pourra jamais dire si l’ancienne municipalité dirigée par un homme au caractère bien trempé, peut-être trop même, aurait pu assurer le salut, ou en tout cas offrir un dernier baroud d’honneur, à cette cité trois fois millénaire, qui a vu débouler nombre de hordes d’envahisseurs depuis les grandes invasions barbares. Toujours est-il que le maire actuel ne pouvait pas arriver au plus mauvais moment s’il devait un jour arriver. Profitant de la plus grande confusion et de la plus grande désunion dans le camp adverse il su tirer son épingle du jeu lors des dernières municipales. Ainsi, pour la première fois de son histoire, la ville de Metz basculait du côté socialiste. Et en paya le prix cash immédiatement. En offrant le fauteuil de maire à un homme aussi crédule et compatissant que Dominique Gros, les Messins allaient donner l’occasion au président français, via les restructurations militaires, de favoriser tous ses copains répartis un peu partout sur le territoire, sauf ou presque en Lorraine. En outre, alors que l’on pouvait légitimement attendre une réaction d’orgueil, une rébellion de la part d’un maire faisant parti de l’opposition gouvernementale, c’est tout le contraire qui se produisit à Metz. La passivité et la douce soumission aux promesses illusoires du chef de l’Etat français l’emportèrent sans aucune difficulté dans une ville connue pour sa courtoisie et sa modestie devenues désormais légendaires. Et ce n’est malheureusement pas la triste manifestation de 4000 personnes de l’automne dernier qui a montré à quel point les Messins étaient mobilisés par le sort funeste que l’étranger leur réservait. Car, c’est fois-ci il faut bien l’admettre, le premier magistrat de la ville ne pouvait espérer de son peuple une quelconque action. Et vu que lui et son équipe étaient tout aussi incapables d’agir, il n’est pas bien difficile de comprendre pourquoi Metz fut sacrifiée sur l’autel de la réforme des armées. C’est tout simplement parce que Paris savait pertinemment qu’il n’y aurait ici strictement aucune résistance, de la part de la population ou des élus de la majorité ou non, dans la mesure où ces derniers étaient et sont toujours en attente d’une quelconque et hypothétique plus haute nomination qui donnerait un sérieux coup d’élan à leur carrière politique aussi pathétique que plate. Metz est ainsi la ville payant le plus lourd tribut à cette réforme avec la perte de six unités, dont la base aérienne 128 de Metz-Frescaty (2 502 hommes), représentant 10% de l’effort national. Certains argueront que ce terrible constat n’en pouvait être autrement puisque cette ville abritait déjà moult garnisons et autres régiments. Donc proportionnellement… Cela dit ce sont ces mêmes personnes qui n’ont pas bougé d’un pouce pour empêcher, ou du moins atténuer des mesures aussi iniques. Car, on voit dans quelle logique cette réforme a été menée, il n’était pas bien difficile de l’anticiper et de préparer la riposte. Visant à faire des économies par regroupement ou pure dissolution de certaines unités militaires, le livre blanc veut dans ce sens transférer le régiment médical et ses 1055 personnels près de Lyon sur un site accueillant déjà et seulement 700 personnes et strictement incapable d’en recevoir plus, sans un investissement de plus 40 millions d’euros pour la construction de nouveaux bâtiments ! Elles sont belles les économies réalisées ! Alors qu’à Châtel-Saint-Germain, les casernes, tout juste rénovées, pourraient largement contenir les gens de Lyon. Le même exemple peut être pris avec la base aérienne 128. Les arguments de la défense de Metz n’étaient donc pas difficiles à avancer et à communiquer à la presse ou à tout groupe de pression.

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Restructurations militaires : démonstration par l’absurde

Pour vous monter à quel point les restructurations militaires arrivent à défier toute logique dans certains cas, si ce n’est celle du copinage du président français, nous allons prendre l’exemple du 1er régiment médical, actuellement basé à Châtel-Saint-Germain, dans la périphérie de Metz, et qui est appelé à déménager à la Valbonne, dans l’Ain, à 25 kilomètres de Lyon.

Si l’espoir semble renaître du côté de Châtel-Saint-Germain, aucun responsable militaire, civil et encore moins politique, ne souhaite communiquer en ce moment sur ce sujet pour le moins épineux. Revenons quelques temps en arrière pour mieux cerner le problème. Avec les restructurations militaires, rappelons-le, Metz et sa proche périphérie doivent déplorer 6000 départs ou suppressions militaires. Nous pouvons citer parmi les victimes de cette saignée, la base aérienne 128 de Marly-Frescaty (2500 hommes), le régiment du matériel de Woippy (1200 hommes), le 2ème régiment du génie de Metz (1200 hommes également) ou encore le 1er régiment médical de Châtel-Saint-Germain (1055 hommes). Ce dernier serait donc amené, selon le fameux et maudit Livre Blanc, à être rapatrié au camp de Valbonne, au Nord-Est de Lyon. Cela dit, l’unité mosellane se trouverait heureusement confrontée à un problème majeur. En effet, le 3ème régiment médical de la région Rhône-Alpes, crée seulement en 2001, n’est absolument pas en mesure de l’accueillir, faute de structures et de terrains nécessaires ! La structure de la Valbonne passerait ainsi d’un millier à plus de 2055 personnels, auxquels il faut encore ajouter les 69 personnes du centre d’instruction des armées qui accompagneraient le régiment messin. Or les infrastructures rhônalpines sont à la fois inadaptées et insuffisantes. On commence ainsi à apercevoir toute la légitimité et le sérieux de la réforme, qui paraît dès lors pour le moins clownesque et complètement absurde ! Car une estimation chiffrée pour l’achat de terrains et la construction de nouveaux bâtiments s’élèverait au minimum à … 40 millions d’euros ! N’est-il pas vrai que l’objet de cette mesure inique n’est pas de réaliser des économies ? Parce que là il est bien difficile de les voir ! C’est vraiment du grand n’importe quoi. Une aberration de plus pour notre Lorraine. Car, compte tenu du délai bien trop court, il apparaît désormais matériellement strictement impossible que le déménagement se fasse fin 2011 comme il était prévu initialement. A la rigueur, il serait encore envisageable, dans l’optique de foutre en l’air les deniers publics, alors que les caisses sont déjà vides, qu’à partir de 2013, voire 2014. Ainsi, compte tenu également de la logique de réduction des coûts dans laquelle s’inscrivent ces restructurations militaires, il serait plus que raisonnable, pour ne pas dire logique ou normal, que le régiment médical campe définitivement à Châtel-Saint-Germain.   De même, s’il faut absolument regrouper ces régiments, ne serait-ce pas plutôt aux 750 hommes de la Valbonne de rejoindre leurs collègues lorrains ? D’autant plus, que les installations de Châtel-Saint-Germain viennent d’être superbement restaurées, pour la modique somme de 20 millions d’euros. Qui plus est, elles seraient tout-à-fait capables de recevoir l’intégralité du 3ème régiment rhônalpin, car en Lorraine, les casernes peuvent facilement et sans grande transformation recevoir un surplus de personnel sans gros effort financier. En fait, l’armée comptait sur la vente des casernes de Châtel pour avoir les moyens de faire des aménagements à la Valbonne. Pourquoi construire des bâtiments neufs qui existent déjà ? Il faudrait vraiment nous expliquer là ! Mais comme Paris a gracieusement offert les locaux à la mairie pour l’euro symbolique, les militaires pourront au mieux se payer une brique pour leurs futures installations. Plus sérieusement, l’inverse de ce qui avait été prévu, à savoir la venue du 3ème régiment médical de la Valbonne en Lorraine, permettrait non seulement de faire économiser à la France au moins 40 millions d’euros, mais aussi de ne plus faire perdre au pays messin 1055 hommes, et même d’en regagner environ 600, du fait des doublons administratifs ! Enfin, que ces unités médicales partent de Metz ou Lyon ne changent pas grand-chose lorsqu’il s’agit par exemple d’aller opérer en Afghanistan.

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Morts aux champs, mais sans honneur

En récupérant un bataillon à la place de son régiment, le Pays de Bitche limite la casse. Pourtant il n’y a rien d’exceptionnel même si on peut naturellement s’en réjouir. Les élus du Bitcherland ont (tout simplement) assumé les responsabilités que leurs concitoyens leurs avaient données. Ce qui est tout à leur honneur. Mais cette mesure de sauvetage, qui provoque une cuisante déception dans les autres villes de garnison désertées, accentue la colère en Lorraine, de Metz à Commercy, en passant par Dieuze. Ces autres élus, qui n’ont rien fait ou presque ; en effet le maire de Dieuze a fait ce qu’il a pu, sans aucun soutient ; n’ont franchement pas de quoi pavoiser. Que la honte d’avoir perdu sans même combattre repose sur eux… 
Une seule ville de garnison sera finalement épargnée : Bitche, qui récupère les 1 200 hommes du 16ème bataillon de chasseurs, en provenance de Saarburg en Rhénanie-Palatinat. La ville, par l’intermédiaire de ses habitants et de ses élus mérite vraiment sa légion d’honneur, qu’elle menaçait d’ailleurs de restituer. Comme quoi, on se retroussant les manches et en agissant avec efficacité, on arrive à forcer le destin et à changer les choses. Une ville sauvée sur toute la panoplie des communes assiégées. C’est bien là le triste résultat de cette nouvelle campagne française en Lorraine. Si, bien entendue ces restructurations militaires défient souvent toute logique, certains des élus lorrains, directement ou indirectement concernés par ce tsunami, ont une grande part de responsabilité dans cette affaire. Justement, le plus grand reproche que l’on puisse leur faire, c’est de ne pas s’être battus, de s’être suspendus par naïveté ou crédulité à des promesses complètement illusoires pour ne pas déranger leur quiétude et devoir agir. Bref, tout simplement de ne pas avoir pris leurs responsabilités. Ils auraient au moins pu dénoncer l’absurdité et le réel non sens des mesures prises qui, au lieu d’économiser les deniers publics, vont au contraire les épuiser un peu plus. En effet,  Paris ne s’était jamais engagé à remplacer chacune des unités supprimées ou déplacées. Même si le chef de l’Etat français avait tout de même annoncé aux élus que deux régiments nouveaux viendraient amoindrir le choc, on pouvait très bien se doutait que cette annonce n’avait pas d’autre but que d’inhiber toute forme d’action qui lui aurait été préjudiciable. Et bien entendu, tout le monde a gobé à l’hameçon. Le maire de Metz le premier. Il est maintenant clair que cette promesse ne sera pas mieux tenue que celle de Gandrange, qui constituait quand même un sérieux antécédent pouvant nuire à la sacro-sainte crédibilité du président français. Car le lot de consolation sera partagé en deux, ­ le bataillon franco-allemand pour Illkirch-Graffenstaden en Alsace, et le 16ème BC pour Bitche. Du coup, Metz, Dieuze et Commercy se considèrent comme les grands perdants de ce jeu de quilles, après avoir espéré, avec plus ou moins de conviction, bénéficier de la promesse présidentielle. Mais quand on s’en remet à espérer, on oublie bien souvent d’agir. Et voilà, ce qui devait arriver arriva. Chapeau bas ! 

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Le PNRL dit non au stockage de déchets radioactifs

Le Parc Naturel Régional de Lorraine (PNRL) a refusé et à juste titre l’implantation d’un site de stockage de déchets nucléaires de faible activité à vie longue (FAVL), proposée par l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (ANDRA). La décision a été soutenue par la Fédération des Parcs naturels régionaux de France.  En effet, l’implantation … Lire la suiteLe PNRL dit non au stockage de déchets radioactifs

Le sport professionnel mis à mal par l’idéologie du maire de Metz

Décidément la ville de Metz se retrouve souvent ces derniers temps au centre de l’actualité lorraine, la plupart du temps bien malgré elle. Mais, en refusant de participer au financement du match de boxe d’envergure internationale de Mahyar Monshipour organisé par le Boxing Club de Metz, le premier magistrat de la cité lorraine s’est une … Lire la suiteLe sport professionnel mis à mal par l’idéologie du maire de Metz

Demain la Lorraine …

De quoi sera faite notre si belle province dans dix, quinze, vingt, voire trente ans ? Faut-il s’attendre à des bouleversements ou autres changements majeurs dans notre économie ? Quelles seront nos forces et nos faiblesses dans le futur ? Enfin, dans quelle logique de développement s’inscrira la Lorraine de demain ? C’est ce à quoi nous allons tenter de répondre en nous basant sur les idées que l’on peut entendre de par chez nous. 

Fortement bousculée par le contexte de crise internationale, d’autant plus fragilisée par des restructurations militaires aussi iniques que scandaleuses, la Lorraine n’en finit plus de devoir franchir des obstacles pour définitivement se relever et tourner la page de la fermeture des mines et de la sidérurgie, qui ont un temps fait sa richesse et sa prospérité. Quoi qu’il en soit, il apparaît désormais de plus  en plus crédible et certain que l’avenir de la Lorraine dépend intimement de la métropole Metz-Nancy. C’est pour cela qu’il convient d’organiser stratégiquement et urbanistiquement l’espace central, en prenant pour pivot Pont-à-Mousson. Un tel ensemble représenterait alors un poids de 800 000 personnes, sans compter les 300 000 autres du côté de Thionville et du sillon nord meurthe-et-mosellan. Car il est important dans le jeu de la concurrence internationale de disposer d’un solide réservoir d’Emplois Métropolitains Supérieurs et d’une offre culturelle et de recherche vaste et ambitieuse. En s’unissant, les deux villes proposeraient en outre chacune leur propre qualité de vie et leur attractivité respective. En effet, quand on revient à la réalité lorraine, on constate qu’il y a un peu de tout de chaque côté. Il y a un phénomène de métropolisation, une offre lorraine, mais qui ne se perçoit absolument pas  de l’extérieur. Cela dit, le principal problème de la relation Metz-Nancy, c’est cette incapacité chronique à définir des points convergents. Pour faire simple, une fois que l’Etat français a dit qu’il apporterait son soutient (ce qui est rarement le cas), on rééquilibrera. Au lieu de cela, les Lorrains exigent d’abord un rééquilibrage avant de combler les vides. Si Nancy a des atouts exceptionnels, autour de l’université et de la recherche notamment, ils sont insuffisants pour lui permettre de rayonner sur l’échiquier international sans Metz, et vice versa. Les Lorrains éprouvent également de grandes difficultés à se situer clairement face aux projets de développement des Luxembourgeois. D’ailleurs, nous n’avons quasiment jamais discuté d’une manière sereine et unie avec eux. La division des Lorrains les conduits à surestimer l’impact du Luxembourg. Certes, il y a beaucoup d’argent sur cette place financière. Mais comment s’en sortira-t-elle de cette crise ? Ce sont les frontaliers qui trinqueront en premier. Ce constat est d’autant plus dommageable que beaucoup d’entreprises en ont marre de la région parisienne. Alors qu’ici, en Lorraine, nous disposons d’un foncier équipé et disponible au cœur d’un éco-urbanisme. 

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Visite de la ministre française de la santé en Moselle : micmac en vue

Décidément les représentants français n’ont pas le vent en poupe en Lorraine. Après le comité d’accueil, disons le très minéral, réservé à Hubert Falco à Bitche et celui prévu si le président français avait le courage de revenir s’expliquer à Gandrange, Roselyne Bachelot n’a dernièrement pas échappé à cet enthousiasme en étant copieusement sifflée par nombre de manifestants, encadrés par une force policière aussi impressionnante que disproportionnée, à son arrivée sur le site du nouvel hôpital public de Sarreguemines, qu’elle a par la suite inauguré. Et il n’est pas difficile d’en comprendre les raisons. La dégradation systémique des conditions de travail dans le monde hospitalier est passée par là. D’autant plus que la loi dite Bachelot devrait encore aggraver l’offre de soins en donnant plus de poids à la logique lucrative de la santé. Ainsi à Metz par exemple, la fatigue physique et psychologique des personnels ou encore le parking payant aux abords de l’hôpital Bon Secours, ou encore la non reconnaissance des diplômes et le danger des restructurations rapides sont largement sous-estimés. De même, une autre source de mécontentement provient de la décision française de refuser de financer les 25% promis du projet de regroupement des hôpitaux privés de Metz (Hôpital Robert Schuman) à Vantoux-Nouilly. Selon la ministre de Paris, la France n’aurait pas « refusé », mais simplement demandé des informations complémentaires avant de s’engager. Mais bien sûr. On essaye ainsi vraiment de prendre les Lorrains pour des poires. Ils ne sont pas dupes. La ministre, tout en continuant de s’enfoncer dans ses justifications, voudrait par ailleurs, s’assurer que l’offre de soins entre les projets du Centre Hospitalier Régional et les établissements privés à but non lucratif est bien complémentaire. Elle attendrait donc de nouvelles conclusions de ses « experts » pour le mois de juin. Une manière habile de calmer les esprits et de gagner du temps afin de prendre ses responsabilités plus tard, ou jamais.

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Metz : le grand chantier des transports

Après le Centre-Pompidou et l’aménagement du quartier de l’Amphithéâtre, c’est l’autre grand projet de la ville en ce début de millénaire, qui va faire de Metz pendant les cinq prochaines années un véritable chantier à ciel ouvert. Le tout, pour la modique somme de 146 millions d’euros. Des dizaines de rues et de routes vont être complètement reconfigurées. Les habitants de l’agglomération messine vont donc subir de longs mois de travaux. Une fois que ces derniers seront achevés, les Messins devront considérablement modifier leurs habitudes de circulation. Cependant, les projets similaires menés dans d’autres agglomérations ont été toujours été immédiatement des succès commerciaux.

Mais pourquoi un tel remue-ménage ? Déjà pour en finir de remporter chaque année le triste trophée de la ville où les transports en commun circulent à la plus faible vitesse commerciale, en moyenne 17 km/h. Ensuite, pour rendre ces derniers plus attractifs. Dans cette optique, la municipalité a décidé de mettre en œuvre un Transport en Commun en Site Propre (ou TCSP) sur 17,8 kilomètres reliant Woippy à Mercy, de réaliser cinq axes aménagés sur 8 kilomètres et de construire trois parcs relais gratuits de 250 à 500 places à Fort-Moselle, Woippy et la Grange-aux-Bois, à partir desquels les voyageurs pendulaires pourront prendre le bus. Ce sont des bus à haut niveau de service (BHNS), autrement dit des bus modernes, confortables, peu polluants, accessibles à tous et esthétiques qui circuleront sur ces nouveaux axes et transporteront en moyenne 25 000 personnes par jour. La réorganisation du réseau actuel et le développement de l’intermodalité, qui combine différents modes de transport (bus et car interurbain, ou bus et train) sont également programmés. Ainsi, à l’horizon 2013, les habitants pourront prendre un  bus toutes les 6 minutes, voire même toutes les trois minutes sur la section centrale. Le TCSP, c’est donc plus de rapidité, de régularité, de ponctualité et d’accessibilité.  D’où l’appellation en site propre, qui signifie que les bus auront des voies réservées et libérées de la circulation automobile.

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La course au stade

Si Metz semblait l’avoir emporté 5 à 3 en ce qui concerne l’implantation des futures directions régionales, en revanche, par rapport aux projets d’agrandissement des stades Saint-Symphorien et Marcel-Picot, c’est bien l’ASNL qui a de l’avance. Et le rapport de la « Commission grands stades », rédigé en vue de l’organisation de l’Euro 2016, en fut le … Lire la suiteLa course au stade

Gandrange ou le cimetière lorrain des promesses non tenues

Un certain 4 février 2008, le président de la France avait déclaré : « L’Etat préfère investir pour moderniser le site plutôt que de payer de l’argent pour accompagner des gens soit en préretraite, soit au chômage. Nous sommes prêts à mettre de l’argent pour faire des investissements qui auraient dû être faits depuis longtemps sur le site et qui n’ont pas été faits! » Tel était le discours prononcé lors d’une visite éclair de 45 minutes devant plus de 400 sidérurgistes sur le gigantesque site industriel d’ArcelorMittal de Gandrange, alors que le géant mondial de l’acier venait d’annoncer la fermeture prochaine de l’aciérie et du train à billettes. L’ambition clairement affichée était de maintenir l’aciérie en activité. Résultat un plus tard de ce formidable coup médiatique et de toutes ces gesticulations: ArcelorMittal a bouclé son projet. 
Mais le 13 février suivant, tout en annonçant un bénéfice net 2007 de quelque 8 milliards d’euros, Lakshmi Mittal, le patron indien d’ArcelorMittal, avait fait valoir qu’une restructuration de Gandrange était « la meilleure solution pour la Lorraine », confirmant la suppression de 575 des 1108 emplois du site. D’une part, comment un mec qui n’a pratiquement jamais mis les pieds en Lorraine et qui ne connaît strictement rien à notre histoire pourrait-il avoir la prétention de dire ce qui est bon ou pas pour notre province ? D’autre part, ou bien le patron fait preuve d’une sénilité précoce, ou bien il est comme à l’accoutumé d’une mauvaise foi tout bonnement inouïe pour avoir le culot de faire croire aux Lorrains que la suppression de près de 600 emplois est la « meilleure solution pour la Lorraine ». 

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Régiment allemand en Alsace plutôt qu'en Lorraine: merci les copains!

Si nombres de problèmes et de difficultés lorraines émanent de Paris, il est parfois bon et même nécessaire de balayer devant sa porte avant de critiquer les autres et de chercher un facteur d’explication d’une calamité à l’étranger. Ainsi des purges doivent être opérées afin de débarrasser le système lorrain de ces éléments nuisibles, qu’ils en aient conscience ou non. Et, en ce qui concerne le domaine des restructurations militaires il y a du travail. Ainsi, si c’est l’Alsace et non la Moselle qui va obtenir l’implantation de certains soldats allemands pour compenser le départ de régiments français, notamment du côté d’Illkirch, ce n’est pas Angela Merkel qu’il faut blâmer mais certains des élus mosellans qui ont fait preuve d’une étroitesse d’esprit assez pathétique et inimaginable. En effet, telle ne fut pas notre surprise de lire dans Le Canard enchaîné du 8 octobre dernier que lorsque le président français a reçu une délégation de parlementaires et de maires mosellans pour discuter des conséquences économiques de la réforme des armées, il a notamment proposé à ces élus l’implantation d’une brigade allemande en Moselle en indiquant qu’il en parlerait à son amie Angela Merkel. Et là, certains n’ont pu s’empêcher de réagir face à une telle ignominie qui allait priver certaines bourgades de l’élan économique et démographique nécessaire pour pouvoir s’en sortir. Gisèle Printz, sénateur de la Moselle (PS) en fut de ceux-là. Elle aurait opposé une fin de non recevoir à cette proposition en déclarant que « les Allemands avaient déjà annexé deux fois la Moselle » d’après le même Canard enchaîné. Elle aurait vu en cette proposition la cooroboration du théorème mathématique « jamais deux sans trois ». Il fallait par conséquent absolument empêcher cela. Bien entendu, une ligne parue dans la presse satirique, sortie de son contexte, peut toutefois donner une image biaisée de la réalité. La sénatrice affirme ainsi ne s’être à aucun moment opposée à la venue de militaires allemands en Moselle. Quoi qu’il en soit et partant de ce constant, il ne faut pas perdre de vue que les restructurations militaires ont été menées par le gouvernement français dans un esprit, pourrait-on dire, de copinage. Ainsi, les proches et les sympathisants des « têtes pensantes » de Paris ont naturellement été favoriser. « Malheureusement », ces proches ne sont trouvent pas en Lorraine et encore moins en Moselle, territoire le plus touché par la saignée de la soi-disant réforme des armées. Cet esprit de favoritisme avait d’ailleurs été confirmé par le secrétaire d’Etat français Alain Joyandet, maire de Vesoul, faut-il le rappeler, après qu’il est épargné sa ville et sa base aérienne au détriment de celle de Metz-Frescaty. Par conséquent, si aujourd’hui un bataillon allemand s’implante en Alsace et non à Metz, comme c’était initialement prévu, c’est aussi par affinité du président français avec Jean-arie Bockel, secrétaire d’Etat à la défense et chargé des anciens combattants.

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Lancement du Forum des BLE

Le groupe BLE s’agrandit et poursuit son extension. Après la création du blog qui constitue le cœur historique du groupe et le développement de plusieurs annexes et autres antennes relais sur des médias d’envergure nationale comme Agora Vox ou Obiwi, le groupe BLE vient de lancer officiellement le Forum des BLE, également appelé Forum des … Lire la suiteLancement du Forum des BLE

Projet Grand Fare : la menace fantôme ?

Avec un peu de retard à l’allumage, le commerce de proximité s’est élevé contre le projet de complexe commercial à Farébersviller « Grand Fare ». Les associations de commerçants des villes de Moselle-Est y voient maintenant «un projet dévastateur». Il faudrait dès lors se mettre d’accord… 

Rappelons tout d’abord que Grand Fare est un projet de super zone commerciale du côté de Farébersviller devant déboucher sur plus de 900 emplois, dans un secteur qui en a bien besoin. Malheureusement les commerçants du coin ne l’entendent pas ainsi. C’est pourquoi ils ont rassemblé leurs forces pour dire tout le mal qu’ils pensent du programme commercial de Farébersviller. Les présidents des associations de commerçants de Behren-lès-Forbach, Boulay, Creutzwald, Farébersviller, Faulquemont, Forbach, l’Hôpital, Carling, Saint-Avold, Sarreguemines, Stiring-Wendel se sont ainsi entendus sur une déclaration commune appuyée par la Chambre de commerce et d’industrie de la Moselle et en partie relayée par la presse régionale. Une manière d’éviter les voix discordantes et d’adopter une position ferme contre un projet considéré comme une hérésie en ces temps de crise économique. Dans ce document, les commerçants fustigent l’attitude des décideurs politiques et des aménageurs. Pour eux, les 900 emplois annoncés sur Grand Fare ne sont qu’un leurre. Pour ces commerçants, nombres d’études ont démontré que les grandes surfaces détruisent plus d’emplois qu’elles n’en créent. De plus,les emplois crées ne concernent que des emplois précaires et peu qualifiés, voire des emplois transférés des villes alentours. Le collectif voit donc le mal partout, y compris dans un projet qui donnerait un sérieux ballon d’oxygène pour ce coin de Lorraine qui survit tant bien que mal. Les commerçants considèrent également que la Moselle-Est détient le record absolu de densité de grandes et moyennes surfaces. Selon leurs chiffres, la région serait en effet dans le peloton de tête en matière d’équipements commerciaux : 400 m2 pour 1 000 habitants alors que la moyenne nationale n’est que de 335 m2 pour 1 000 habitants. Cependant, la densité de population de la Moselle-Est est elle aussi plus élevée que la moyenne nationale. 

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Le 16ème groupement de chasseurs à Bitche?

Dans la mesure où la Fédération allemande privilégierait l’installation d’une brigade franco-allemande dans une ville frontalière, Bitche pourrait ainsi accueillir le 16ème groupement de chasseurs de Saarburg et ses mille hommes. A l’ombre des fortifications de cette cité historique militaire de Moselle, l’espoir renaît…  Depuis quelques jours la donne semble enfin changer à Bitche. Si la ville s’apprête à perdre les hommes du 57ème régiment d’artillerie dès cet été, tout laisse désormais à penser qu’elle pourrait récupérer ceux du 16ème groupement de chasseurs de Saarburg, en Rhénanie-Palatinat. Ainsi, plus de 1000 personnels, ex-forces françaises en Allemagne, ne rejoindraient pas Illkirch en Alsace comme c’était initialement prévue, mais bien la cité lorraine. 

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Transfert de l’Insee à Metz : le compte n’y est pas

L’Insee ira bien à Metz. La décision a été officiellement confirmée. Conformément au rapport Duport-Cotis, le centre statistique de Metz engendrera l’implantation de 625 postes et la création de 120 emplois directement sur place. Une victoire en demi-teinte, bien loin des 1000 agents promis par le Président français…

Pour être plus précis, sur les 625 postes, 500 viendront du service de la statistique publique et environ 120 seront crées sur place pour la mise en place d’un centre d’enquêtes téléphoniques ainsi que d’un centre de formation aux statistiques européennes. La proximité d’Eurostat à Luxembourg y étant pour beaucoup, même si on a encore du mal à imaginer les interactions possibles entre les deux centres. A cela s’ajouterait également la création du master de statistiques publiques européennes, en lien avec le Ministère français de l’enseignement supérieur et de la recherche. A noter, que le futur pôle statistique messin sera structuré en quatre piliers : statistiques sociales et locales, produits de diffusion, ressources humaines et informatique. Le nouvel établissement devrait accueillir à terme 750 agents. Cela dit, le nombre de redéploiements par service et direction n’est pas précisé et aucun calendrier n’est pour l’heure avancé, malgré les promesses présidentielles françaises de 2008 d’un transfert à l’horizon 2011. L’Insee a par ailleurs fait savoir aux collectivités locales sa préférence pour une construction neuve dans le quartier de l’Amphithéâtre, où le futur Centre-Pompidou Metz se bâti. Et oui, tant qu’à faire…

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Gandrange ou l’arnaque à la française

Le plan de revitalisation du bassin de Gandrange ne répondrait pas du tout aux promesses faites par le président français. Les centrales à gaz de Poweo n’y sont même plus envisagées, le centre de formation est réduit à sa plus simple expression et le soutien à la sous-traitance sous-estime les besoins. Le compte n’y est absolument pas. Tel est le constat que l’on peut une nouvelle fois tirer des promesses faites à la Lorraine. Effet d’annonce, illusions, vaines paroles. Les Lorrains trouvent de plus en plus de mots pour exprimer leur désarroi face au désintérêt clairement affiché par Paris et son gouvernement. Ainsi, les centrales à gaz Poweo promises pour Gandrange ont disparu du projet de revitalisation. Pire, le montant des investissements est loin d’être garanti, notamment les 1,6 millions d’euros à Florange. Qui plus est l’impact de la crise économique actuelle n’est même pas pris en compte. Une autre question demeure : Que met-on à la place des centrales à gaz de Poweo ? ArcelorMittal et la France rechignent toujours à s’engager par écrit. Pour certains, c’est tout simplement une affaire bâclée. On traite vraiment les Lorrains comme des malpropres.

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Metz en quête de reconnaissance

La Lorraine, et plus particulièrement Metz, mériteraient à être davantage connus, surtout de la France de l’intérieure, alors que paradoxalement la province et sa principale ville jouissent d’une excellente réputation Outre-Rhin. Cependant, après l’arrivée timide du TGV Est, l’ouverture prochaine du Centre-Pompidou, donnera certainement un peu plus de visibilité à la cité et devrait accroître son potentiel touristique. Le tourisme d’affaire constitue actuellement le plus important segment, puisque comptant pour 65% dans la fréquentation touristique. Mais, pour le premier magistrat de la ville, « il convient de faire venir une première fois les gens à Metz pour dépasser l’image d’une ville minière compte tenu du passé : les crises dans la sidérurgie et maintenant, militaire. Vue de l’Ouest notre ville serait industrielle. Mais c’est peut-être aussi de notre faute : nous ne sommes pas suffisamment fiers d’être Messins. C’est une modestie, pas un complexe ». En effet, c’est cette bien triste image qu’il faut dès à présent remplacer par celle d’une ville verte (plus de 480 hectares d’espaces verts), bleue par l’omniprésence de l’eau (plan d’eau, Moselle, canal de Jouy et autres bras morts) et ocre, par la couleur si caractéristique des façades des habitations et des monuments donnée par la fameuse pierre de Jaumont, sans oublier la reine mirabelle. Ainsi, dans l’optique de se propulser au rang des villes culturelles et d’affaires, la cité a rénové son patrimoine architectural exceptionnel et son activité s’est largement tertiarisée. De toute façon, Metz n’a jamais été une ville minière et sidérurgique. Il n’y a pas de minerai ici, contrairement au Nord de l’agglomération, en direction de Thionville ou de Briey.

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Quand l’argent prédomine sur le bon sens…

La bataille contre le froid des semaines passées était déjà perdue à Metz. A Nancy, l’espoir demeurait encore. La pelouse du stade Saint-Symphorien était complètement gelée, malgré la bâche déployée. Résultat : la rencontre entre le Football Club de Metz et l’Athlétique Club d’Ajaccio fut décalée. Celle entre l’AS Nancy-Lorrain et l’OGC Nice connut le même sort. Pourtant, retransmission télévisuelle oblige, la Communauté Urbaine du Grand Nancy (CUGN) avait sortit les grands moyens : bâche chauffante maintenant la pelouse à une température de 7°C environ. Malheureusement pour le club et l’agglomération, l’arbitre prit la bonne décision, à savoir annuler la rencontre, afin de préserver l’intégrité des joueurs. En effet, la pelouse du stade Marcel-Picot avait eu le temps de regeler, juste après que les agents de la CUGN aient retiré la bâche. Conclusion de cette vaine opération : plusieurs milliers d’euros partis en fumé, ou plus précisément, dans le chauffage au fuel de la pelouse.

Cette histoire ne serait pas aussi dramatique si les collectivités dépensaient autant d’énergie pour sauver la vie des sans-abris qui meurent de froid dans les centres-villes ou dans les bois. Mais que voulez-vous, notre monde est fait comme cela. L’argent prédomine souvent sur le bon sens. On préfère ainsi sans remord essayer d’assurer les recettes d’une chaîne de télévision privée qui nous a fait la bonne grâce de retransmettre une équipe lorraine, une fois n’est pas coutume, mais en plein cœur de l’hiver, par des températures nocturnes de – 10°C ! Mais tenez-vous bien, le pire, c’est que l’ASNL devra encore payer les frais de déplacements et de d’hébergement de ses hôtes niçois du soir ! La télévision gagne donc dans tous les cas, que le match soit retransmis ou non, les indemnités et l’argent sont là. A quoi bon se démener autant alors ?

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Restructurations militaires : la France se fout (encore) de la Lorraine !

Alors que de l’autre côté des Vosges, à Colmar, on exulte, les Lorrains font une nouvelle fois grise mine. En effet, l’unité allemande qui semblait promise à Bitche ne traverserait finalement pas la bonne frontière. La chancelière aurait donné, de sources allemandes et alsaciennes, son feu vert à l’arrivée de 500 soldats allemands à Colmar. On imagine toute la consternation du camp lorrain. Mais que voulez-vous, nos voisins semblent souffrir terriblement le martyr. A tel point qu’il est normal de leur attribuer une telle surcompensation, fruit une nouvelle fois, d’un marchandage politique odieux et illégitime. 
Rappelons qu’à la fin de l’année dernière, un bataillon de la Bundeswehr devait arriver en France dans le cadre des compensations des restructurations militaires et de l’amitié franco-allemande. Trois villes étaient au départ pressenties pour accueillir ces soldats : Bitche, Metz et Strasbourg qui dispose de l’Etat-major de l’Eurocorps. Entre temps, le président français s’était engagé à venir à la fin de l’année 2008 en Moselle pour apporter des solutions au départ de nombreux militaires. Résultats : peanuts et on l’attend toujours. Calendrier international oblige, ce dernier avait alors différé sa visite début 2009. On est au deux-tiers du mois de janvier, et les Lorrains ne voient toujours rien venir à l’horizon. Le délai d’attente pour un rendez-vous chez un ophtalmologiste est moins long ! 

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En passant par la Lorraine…

Certains journalistes devraient vraiment prendre des cours de géographie. En effet, il n’est pas rare d’entendre quelques confusions, parfois grossières, au sujet de la localisation de la capitale administrative de la Lorraine. La cité ducale a heureusement plus de chance. Peut-être est-ce grâce à l’AS Nancy-Lorraine, qui évoque le nom de notre province ? Mais que … Lire la suiteEn passant par la Lorraine…

La Lorraine lance (enfin) sa campagne publicitaire

« A chacun sa Lorraine », tel est le titre et le slogan de cette campagne de promotion tant attendue de notre belle province lancée sur entre autres sur internet et dans les salles de cinémas de la région. Après, beaucoup trouveront à redire sur la durée, légèrement courte de ce spot, 34 secondes. Mais le symbole est fort, d’autant plus, qu’apparemment ce spot serait le premier d’une série. On ne peut que s’en réjouir. Si le but de cette campagne publicitaire est évident : il s’agit en effet de montrer aux spectateurs beaucoup de grands espaces boisés ou lacustres, de paysages naturels préservés, afin de casser et de rompre avec l’image grise et industrieuse mais non représentative de la Lorraine, elle présente néanmoins quelques redondances dans le choix des images montrées. De même, si l’on ne peut tout présenter, on notera quelques grands absents lors de ce premier volet qui seront peut-être comblés au fur et à mesure de l’avancée de la série, comme le massif des Vosges enneigé, la cathédrale de Metz ou le château de Malbrouck à Manderen. 
C’est donc un bon début puisqu’il vient remplir un vide cruel. Mais il faudrait encore autre chose si l’on veut vraiment, par la suite, montrer l’image d’une région dynamique, qui bouge et qui va de l’avant. Pourquoi ne pas pour les prochains spots envisager une musique pop rock de type Linkin Park ou  électro-acoustique, qui accompagnerait de manière rythmée des vues sur les différents gros chantiers actuellement en cours en Lorraine, comme ceux du Centre Pompidou Metz et du Center Parcs du bois des Harcholins dans le pays de Sarrebourg ? Pourquoi ne pas y ajouter également ceux de la rénovation urbaine de Nancy ou encore des quartiers gare de Metz et de la cité ducale en pleine transformation ? Le tout en vitesse accélérée où l’on voit les grues tourner ? Pourquoi ne pas inclure de même des images du TGV et du TER ultramoderne en pleine vitesse afin de créer une certaine dynamique ? De plus, pour ce qui est des transports, une ou deux prises de l’aéroport Metz-Nancy-Lorraine permettraient de présenter le visage d’une province qui avance et qui se développe dans l’optique d’attirer de nouveaux investisseurs et de redonner confiance aux Lorrains.   

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Résulats de la boîte à idées

Comme  promis, nous allons faire le compte-rendu des idées reçues. Dans la mesure où bien trop peu de messages ont été reçus, nous n’établirons pas de classement, mais présenterons, par respect de nos lecteurs et des auteurs de ces posts, chacune des idées. 

Ainsi, Ramozed de Mirabelle, en échos à la thèse sur la conurbation Metz-Thionville, préconise de « créer une Grande Ville en Lorraine » en se basant sur l’analyse, ainsi que sur les travaux de Patricia Zander, docteur en géographie et dont nous avons présenté dernièrement la thèse. En effet, la Lorraine a cruellement besoin d’une véritable locomotive capable de concurrencer les grandes métropoles françaises et continentales, afin d’attirer des investisseurs, des porteurs de projets, et souvent, d’emplois. Mais si la conurbation Metz-Thionville est une piste à méditer parmi d’autres, la locomotive lorraine semble plus être la métropole Metz-Nancy, puisque chacune de ces deux villes n’a pas suffisamment de  poids pour jouer et exister seule dans la concurrence mondiale. Après, appliquer l’idée d’une supra-communauté entre les deux agglomérations, est une toute autre histoire. 

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Le 5 janvier, c’est fête nationale !

La Lorraine a, comme beaucoup d’Etat et de nations, sa propre fête nationale. Celle-ci, loin d’être le 14 juillet français, se déroule le 5 janvier et commémore avec force et émotions, la victoire des Lorrains lors de la fameuse Bataille de Nancy, un certain 5 janvier 1477. En effet, cette date marque un important tournant … Lire la suiteLe 5 janvier, c’est fête nationale !

Communiquer encore et toujours …

Les soldes d’hiver ont débuté avec un peu d’avance en Lorraine, Vosges exceptées, qui resteront à l’heure de Paris pour une ouverture le 7 janvier.  Mais encore faudrait-il informer les consommateurs de cette avant première lorraine. C’est en tout cas ce que pense la puissante fédération des commerçants à Metz, avec raison d’ailleurs, car pour … Lire la suiteCommuniquer encore et toujours …

Discours du Nouvel An des BLE

Le soleil se lève toujours à l’Est Certains doivent commencer à penser qu’il n’y aura pas d’aube pour notre Lorraine. Cette dernière semble en effet plongée dans les ténèbres d’une nuit éternelle, qui ne paraît plus finir. Pourtant l’espoir demeure, un espoir de fou, certainement, mais un espoir quand même, de voir la Lorraine retrouver … Lire la suiteDiscours du Nouvel An des BLE

Retour sur le jour où Metz lança la fronde …

C’est de Metz que partit toute la colère et l’amertume des magistrats à l’égard de Rachida Dati, la garde des sceaux française, aussi inconsciente que provocatrice. Ainsi la désormais célèbre « affaire de Metz » fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase. A l’origine de ce énième scandale, la convocation tard dans la nuit de … Lire la suiteRetour sur le jour où Metz lança la fronde …

Visite annulée, quel dommage !

Le chef de l’Etat français ne viendra pas en Moselle, comme il avait pourtant aussi promis avant la fin de l’année.  Cette dernière nouvelle symbolise bien et ne fait que confirmer tout le désintérêt que peut éprouver la France à l’égard de la Lorraine. Paris arrive en effet de plus en plus mal à cacher … Lire la suiteVisite annulée, quel dommage !

Metz-Thionville : la véritable métropole lorraine ?

Alors que l’idée d’une métropole lorraine semble émergée, au sens large  constituée de l’axe vital entre Epinal et Thionville, certains lui opposent la conurbation Metz-Thionville forte de plus de 600 000 habitants. C’est le cas de Patricia Zander, docteur en géographie, qui plaide en vain depuis une dizaine d’années pour la constitution et l’organisation de cet espace densément urbanisé entre les deux cités mosellanes selon le modèle anglo-saxon.

La thèse de Patricia Zander publiée en 1994 sous le titre Vers un nouveau type de ville ? Les mutations de l’espace urbain Metz-Thionville, est un modèle de vision urbanistique réaliste pour la Lorraine. Elle y explique que Metz disposerait d’un espace urbain de toute autre ampleur que celle communément admise par l’INSEE. Pour cela, elle applique les définitions statistiques en vigueur à l’étranger, notamment aux Etats-Unis et en Allemagne. Selon la conception géographique de ces mêmes indicateurs,  une conurbation est un tissu urbain continu et densément peuplé. Ceci équivaudrait donc pour l’axe Metz-Thionville qui englobe 242 communes.

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La France lâche une nouvelle fois la Lorraine !

Le gouvernement Français a récemment lancé un nouvel affront à la Lorraine en refusant de financer, comme il avait pourtant promis, le futur hôpital Robert Schuman de Metz. Ce camouflet pose tout naturellement la question de savoir si, un jour, cette France tiendra ses engagements par rapport à la Lorraine.

 

L’effroyable nouvelle vint d’un courrier de la ministre française de la Santé, qui confirmait donc, comme le laissait supposer la rumeur depuis quelques temps, que Paris ne participerait plus au financement de l’hôpital Robert-Schuman de Nouilly-Vantoux. Les Hôpitaux privés de Metz peuvent désormais faire une croix sur les 75 millions d’euros (25% du montant total) promis. Un nouveau coup dur après les restructurations militaires et la forte diminution des agents de l’INSEE censés les compenser. Mais que voulez-vous, on préfère financer de nouvelles liaisons TGV vers Bordeaux ou Toulouse, qui, il est bien vrai, souffrent le martyr économique et démographique, ou encore donner toujours plus à ceux qui ont déjà tout du côté de la Provence ou de Paris. Bien entendu, comment voulez-vous rendre crédible le plan d’aide Grand Est pour la reconversion des bassins touchés par les restructurations militaires, quand on dédaigne financer de grands projets structurants, comme cet hôpital ? Paris se plaint de n’avoir pas de projet à financer et quand les Lorrains lui en présentent un, c’est non ! Paradoxal, étrange, non ? Projet, qui juste au passage, concerne la santé d’un bassin de population de plus de 600 000 habitants. Mais cela, la santé de gens, on s’en balance… Le pire, pour revenir plus en détail sur l’hôpital Robert Schuman, c’est que celui-ci avait été élaboré à la demande de l’Etat afin de regrouper les hôpitaux de Sainte-Blandine, Saint-André et Belle-Isle. C’est le comble ! Nous ne savons même pas si l’expression « mauvaise foi », voire même, puisqu’il faut le dire de « foutage de gueules » seraient assez fortes pour exprimer tout le ressentiment que l’on peut éprouver après de pareils propos. Ainsi soit-il alors, non seulement la France ne compense pas ce qu’elle nous prend, pire elle nous enfonce encore plus ! Il est beau l’intérêt national comme on dit, mais il est aussi à sens unique ! Et dire, qu’à l’époque de l’épopée industrielle lorraine, de la sidérurgie et des mines, toute la richesse de ce pays était conditionnée par l’exploitation et la production de notre belle province. Quelle nation ingrate !

 

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La Lorraine à un tournant historique

La crise mondiale profonde que traversent les différentes économies de la planète n’épargne bien évidemment pas la Lorraine. Et la plupart des indicateurs sont au rouge, tout comme la colère des syndicats et des travailleurs : hausse de plus de 3% du chômage le mois dernier en Lorraine, accélération de la paupérisation, congés forcés dans les industries automobiles et sidérurgiques avec la mise en veille des hauts-fourneaux. Le pire semble même encore à venir avec les conséquences futures des restructurations militaires qui peinent à trouver des compensations. La Lorraine ne touche donc pas encore l’étiage de son mal-être. La conjoncture économique actuelle extrêmement difficile remet en question les fondements mêmes qui ont fait, et font toujours d’une certaine manière notre province. Tous les secteurs sont concernés : industrie, transports, administration,… A l’heure où l’on nous parle d’écologie et de préservation de l’environnement, il convient désormais de soulever les vrais problèmes, ceux des Lorrains avant tout. Quand nombre de nos compatriotes se voient amputer de 200 ou de 300 euros par mois, mis au chômage technique ou au chômage tout court lorsque l’on ne les oblige pas à poser leurs congés, et par la même glisser irréversiblement vers la précarité, il n’est pas normal de vouloir conserver à tout prix et par égoïsme de véritables aberrations du système, qui au final, profitent toujours aux mêmes et à ceux qui n’ont pour seul mérite que d’exploiter les failles et les contresens du système en question. Un exemple : il est absolument inconcevable et inadmissible que certains élus continuent inlassablement à s’accrocher au mode actuel de fonctionnement de la communauté d’agglomération de Metz Métropole, qui a maintes fois prouvé ses limites en matière de coût et d’efficacité. Est-il de normal d’avoir dans ce cas très concret près de cinquante vice-présidents formant une sorte de nomenklatura avec toutes les prérogatives et les primes qui vont avec ? Est-il normal de devoir se creuser la tête pour trouver une compétence aussi incongrue et improbable soit-elle à tout ce petit monde ? Bien entendu que non. Il est grand temps de mettre un terme au diktat de la « mafia lorraine ».

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La Lorraine dit non à l’Alsace !

Une nouvelle menace, une de plus, pèse sur la Lorraine en ce moment, celle concernant le projet du gouvernement français de fusionner des régions afin de ramener leur nombre à 15, contre 22 actuellement. Si des rapprochements ont déjà été plus ou moins évoqués avec la Champagne-Ardenne voire même la Franche-Comté, ce qui serait tout aussi contestable, la voie qui se dessine semble plutôt prôner une fusion avec l’ennemi héréditaire alsacien. Mais la Lorraine n’a rien à voir avec sa voisine située sur l’autre versant des Vosges. Même si le peuple lorrain a, par certains côté, des points communs avec les habitants de la région de Strasbourg, il ne serait être amalgamé à ceux-ci.

Tout d’abord, le principal danger pour notre belle province d’une telle fusion avec l’Alsace, serait de perdre tout ce qui fonde encore notre identité, notre culture et nos traditions déjà fortement perturbées par des décennie de francisation. De même, la plus grande et la plus importante ville de l’Est étant Strasbourg l’européenne, il serait donc légitime, et ce malgré sa position géographique extrême, d’y installer la capitale de ce que l’on pourrait appeler l’Alsace-Lorraine. Ce qui reviendrait donc à placer notre Lorraine sous l’autorité tutélaire du voisin alsacien à l’accent fortement exacerbé par un chauvinisme nationaliste désormais aussi légendaire que méprisant. Presqu’une ironie de l’histoire, car les rapports entre Lorrains et Alsaciens, longtemps assujettis, ont souvent été ambiguës, voire conflictuels. Ainsi, le rapprochement que beaucoup de gens font entre notre province et sa voisine provient plus d’un destin commun relativement récent et relatif aux différents conflits ayant opposés la France et l’Allemagne que d’un enracinement historique profond. D’ailleurs tous le dédain qu’ont les Alsaciens envers notre chère patrie lorraine provient-il peut-être de la fameuse bataille de Saverne ayant consacrée la supériorité et l’écrasante victoire des chevaliers lorrains face aux huguenots alsaciens insurgés. A moins que cela ne résulte d’un certain complexe d’infériorité émanant d’une quelconque admiration devant la magnificence des Lumières lorraines qui se serait transformé en exaltation des traditions alsaciennes. Toujours est-il que nos chers voisins ne sont guère gênés au fil des ans pour revendiquer des symboles lorrains forts et pour s’accaparer des pans entiers de la culture lorraine, au point même d’en faire des emblèmes de leur région : traditions brassières, gastronomie, folklore… les exemples sont riches et nombreux. A tel point, qu’il faudrait dorénavant mettre sous bonne garde la fameuse race bovine des Vosges à la robe si caractéristique ou encore protéger la renaissance et la redécouverte de la truffe lorraine avant que les Alsaciens ne nous les piquent aussi !

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En bref

Afin de développer plus en profondeur le blog, d’améliorer le contenu de l’information et  de toujours mieux répondre aux attentes de leurs lecteurs, les BLE lancent une nouvelle rubrique intitulée « En bref ». Vous trouverez uniquement et instantanément sur cette page l’actualité en bref, qui ne nécessite donc pas une analyse approfondie ou l’expression d’une opinion … Lire la suiteEn bref

La Lorraine, cette terre si généreuse …

« Trop bons trop cons », voilà tel que pourrait être l’adage de nombre de Lorrains, qui à force d’être dévalorisés par Paris et la France entière se retrouveraient toujours et dans chaque affaire les dindons de la farce. Le dernier exemple en date est celui du transfert de l’INSEE à Metz. Mais où est donc passée … Lire la suiteLa Lorraine, cette terre si généreuse …

Directions régionales : 5 à 3 pour Metz ?

Ce n’est pas le résultat d’un match de football mais ce que préconiserait le préfet de Lorraine qui conforterait ainsi Metz comme capitale économique régionale. Tel semble être le constat qui se dégage du rapport remis au Premier Ministre français. La répartition des huit directions régionales ne devrait donc pas être équilibrée. Si le rectorat … Lire la suiteDirections régionales : 5 à 3 pour Metz ?

Reconversion des friches industrielles : l’exemple de la Ruhr

Le constat est simple : pour Paris et les (ir)responsables politiques lorrains, notre belle province est fichue. Le gouvernement français, via ou non ses relais régionaux, balance à la figure des citoyens et des électeurs moult promesses qui viendront bientôt garnir un peu plus le cimetière lorrain de celles non tenues. Sans même y croire, la bataille de Lorraine étant désormais perdue pour eux, nos élus sont incapables, quand bien même ils arriveraient à s’entendre dans l’intérêt général, de faire le lobbying nécessaire à Paris pour sortir notre province de ses difficultés. Ils pourraient au moins avoir la délicatesse de nous offrir un dernier baroud d’honneur. Il n’y a pas de fatalité pour la Lorraine. Les problèmes demeurent car les mêmes dirigeants demeurent. Et cette concomitance n’est pas le fruit du hasard. La solution provient des urnes, encore faut-il oser le changement.

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Lancement de la boîte à idées des BLE

A l’heure où les projets et les idées peinent à pointer le bout de leurs nez en Lorraine, l’absence de consensus ne facilitant pas non plus les choses, les BLE lancent une nouvelle rubrique, « boîte à idées, pour la Lorraine de demain ». Tous les lecteurs et visiteurs de notre blog sont invités à proposer leurs … Lire la suiteLancement de la boîte à idées des BLE

Si l’INSEE nous était conté…

Nouvel épisode, nouveau rebondissement. Ce ne serait finalement plus 1000 statisticiens qui seraient transférés à Metz sur les 1500 emplois publics qui doivent l’être, mais seulement 500. L’institut de statistiques marque donc  un point et avance toujours aussi insidieusement qu’inlassablement ses pions sur l’échiquier politique et la scène publique, à coup de pression et de … Lire la suiteSi l’INSEE nous était conté…

Les provocations de l’INSEE

Afin de vous mettre l’eau à la bouche, voici quelques extraits de succulents et croustillants articles ou commentaires parus dans la presse et sur internet par rapport au transfert de 1000 agents de l’INSEE à Metz, pour « compenser » les conséquences désastreuses des restructurations militaires. Ainsi, La Dépêche, écrivait : « Malgré la tendre affection que l’on peut éprouver à l’endroit de la sidérurgie, de la quiche, des footballeurs de Saint-Symphorien ou de la rigueur de ses hivers, Metz n’est sans doute pas la cité la plus touristique de France. AUSSI les agents de la statistique publique s’inquiètent-ils LEGITIMMEMENT d’un projet de décentralisation de leurs services vers le chef-lieu de la Moselle ». TOUT SIMPLEMENT INCROYABLE ET ODIEUX ! Certains doivent vraiment sortir un peu plus le dimanche et faire un tour du côté de chez nous afin de s’y ouvrir et de s’y aérer l’esprit ! C’est là que l’on peut apprécier avec un léger sourire en coin, mais désabusé tout de même, toute la méconnaissance de certains journalistes qui vous balancent à la figure tous les préjugés du monde. Si cela n’est pas de la provocation gratuite ! Alors d’une part, il n’y a jamais eu d’industrie sidérurgique à Metz. Celle-ci se trouvant, en effet, concentrée bien plus au Nord de l’agglomération. D’autre part, nous trouvons très méprisant le fait de réduire tout un pan de la gastronomie lorraine à la simple quiche ! Enfin, la rigueur des hivers n’est guère plus difficile à supporter que celle du froid des mois de janvier et de février à Paris ! Bienvenue en Sibérie les amis ! Cela ne vous rappelle t-il rien ? Désolé, si nous ne connaissons pas en Lorraine les « joies » du métro dans lequel les gens essayent de se réchauffer dans toute la crasse de ses rames!

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Après les casernes, les collèges !

La théorie des dominos n’a jamais été aussi d’actualité en Lorraine : après la fermeture des mines, des usines et des casernes, en voici une nouvelle, celle des collèges, non moins aussi polémique et inadmissible puisqu’ étant tout-à-fait incompréhensible, imposée et n’ayant bien entendu fait l’objet d’aucune concertation au préalable. C’est décidément toujours sur les mêmes que l’on tape. La France ne semble cela dit pas s’apercevoir qu’elle joue de plus en plus avec le feu en Lorraine. Car, à force de prendre des décisions arbitraires à l’encontre de la Lorraine, Paris ne pourrait plus trouver dans les Lorrains, un peuple aussi discipliné et fidèle que jadis, obéissant au doigt et à la baguette, après des décennies de lavages de cerveaux. La réalité, c’est qu’aujourd’hui de plus en plus de Lorrains sont décidés à sortir de leur lobotomie et de leur torpeur. La France serait-elle en train de créer ses propres fossoyeurs ?

La question mérite d’être posée. Toujours est-il que cette décision unilatérale prise au détriment de l’éducation, pourtant pilier indissociable et indispensable au développement, rappelons-le, n’a pas du mal à passer, elle ne passe pas du tout! La fatalité qui conduirait à croire que les restructurations militaires feraient diminuer la population et par la même occasion le nombre d’élèves de nos établissements est un raccourci un peu facile. D’autant plus, et c’est là que cette mesure nous semble tout-à-fait injustifiée, que la Lorraine connaît depuis quelques années déjà un regain dans sa natalité. Les bébés lorrains sont ainsi de plus en plus nombreux, comme en témoigne à Nancy, où la natalité est l’une des plus fortes de France ! Mais comment peut-on nier ce fait et l’occulter sans arrière pensée ? Comment peut-on négliger à ce point l’éducation de nos enfants et leur avenir ? Déjà que la plupart des établissements scolaires sont surchargés, leurs classes bondées et où il y règne une atmosphère de moins en moins studieuse, nous vous laissons le soin d’imaginer ce qu’il va en advenir d’ici quelques  années.

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La stratégie de l’ombre l’emportera t-elle ?

En ce qui concerne la répartition des directions régionales entre Metz et Nancy, Bernard Niquet, préfet de Lorraine, a une mission particulièrement difficile, une mission presqu’impossible. En effet, quelle que soit la décision prise, elle fera des mécontents. Le préfet doit rendre sa copie le 28 novembre à Matignon. Le Premier Ministre français se chargera des arbitrages. L’enjeu est de taille : l’implantation des futurs pôles administratifs d’importance, réduit avec la réforme des administrations de 23 à 8, ainsi que les quelques 1850 fonctionnaires qui en découlent. Le statut quo privilégierait  la parité, c’est-à-dire quatre directions pour les deux métropoles lorraines. Mais que peut-il bien se passer dans la tête du préfet : on peut facilement imaginer, par exemple, que celui-ci aimerait avoir un maximum de fonctionnaires à portée de main, plutôt qu’à une soixantaine de kilomètres. Cependant le lobbying va bon train. Les Nancéiens apprécient en effet moyennement les récents propos de deux élus mosellans particulièrement inconscients. Et pour cause ! Cela dit, ces déclarations extrémistes et dangereuses pour la stabilité régionale ne trouvent guère d’échos dans l’agglomération messine. Le maire de Metz ainsi que le Président de la communauté d’agglomération préfèrent agir avec plus de tact et de « modestie » en revendiquant avant tout la future Direccte (Direction Régionale des Entreprises, de la Concurrence, de la Consommation, du Travail et de l’Emploi). L’argument est simple : 50% de l’économie lorraine se trouve en Moselle.

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L’œil de la mafia

La Lorraine serait-elle devenue folle au point de se saborder elle-même ? Alors qu’un rapprochement sensible et historique se dessinait entre les maires de Metz et Nancy, le président du Conseil Général de la Moselle et son acolyte, le député UMP du même département, viennent d’écrire à Nicolas Sarkozy pour lui demander le transfert à Metz de six directions régionales d’orientations économiques entre autres, soit la quasi-totalité des institution à répartir, au nombre de huit. Cette action constitue un véritable acte de sabotage de la belle union lorraine affichée jusque là. Et les deux membres de cette joyeuse petite faction sont coutumiers du fait. Ils avaient en effet déjà préféré jouer en solo au moment de l’annonce de la restructuration des armées et ce, au détriment de l’union régionale qui aurait pourtant dû prévaloir. Et on voit aujourd’hui le résultat ! Ah oui, quelle classe, quelle stratégie finement déployée ! Franchement, chapeau bas. Et la leçon de ce précédent échec a semble t-il était bien méditée, puisque ces deux là récidivent, ouvrant ainsi les préliminaires avant une nouvelle désillusion. Pas plus tard qu’hier encore, le député UMP mosellan se distinguait bruyamment et « brillement », comprenez honteusement, par de nouveaux propos calomnieux et injurieux envers le maire de Nancy. Le maire de Woippy n’est rien d’autre que la marionnette du gouvernement français, le cheval de Troie de Paris en Lorraine, agitée sur la scène publique pour semer le désordre, quitte à devoir renier ses origines. Espérons que le peuple lorrain se souviendra de ce fait d’arme aussi pathétique que dérisoire, afin de ne plus jamais reconduire dans leurs fonctions ces deux élus, et ce, pour l’intérêt même de la Lorraine. Heureusement que le ridicule ne tue pas. Toujours est-il qu’il compromet l’avenir de notre province et hypothèque sérieusement l’union et la stabilité régionales. Comment voulez-vous dès lors apparaître crédible et sérieux à Paris en faisant des coups pareils ? Pour le bien de toute la Lorraine, les deux élus mosellans devraient démissionner, avant d’accomplir d’autres forfaits tout aussi dommageables.

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Noël, c’est maintenant ou jamais

Alors que Dominique Gros, maire de Metz, recevait une délégation d’agents de l’INSEE afin de leur faire découvrir et apprécier la ville en vue de leur éventuelle transfert, ne serait-il pas judicieux que la municipalité lorraine, en partenariat avec la puissante fédération des commerçants et les autres collectivités, lance une opération markéting d’envergure dans les stations de métro et les gares parisiennes par exemple, dans le but de promouvoir les marchés de Noël de Metz, qui ouvrent déjà fin novembre ? Assurément si. 
Même si la volonté du maire de Metz de vouloir changer l’image de la ville est louable, en essayant de convaincre les agents franciliens des atouts et des attraits indéniables de la cité, il pourrait faire coup double. Car c’est maintenant qu’il faut informer les gens et les visiteurs potentiels des merveilles de Metz en habits de lumière. C’est en ce moment que peuvent se décider l’envie de partir, de passer un week-end ou plusieurs jours dans la ville, qui rappelons-le n’est plus qu’à 82 minutes de Paris grâce au TGV. Une opération conjointe avec Nancy, comme il devrait s’en faire prochainement, s’avèrerait même d’une grande utilité. La cité ducale y pourrait mettre en avant son propre marché de Noël, mais surtout la liesse et toute la ferveur populaire autour du défilé de la Saint-Nicolas, encore plus grandiose qu’à Metz. Car, encore une fois, le nerf de la guerre, c’est l’argent, mais aussi la communication ! 

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Le nouvel Eldorado de la zone rouge

Ce n’est pourtant pas de l’or qu’ils cherchent, mais des casques, gourdes, ceinturons et boutons d’uniformes militaires. Ils sont ainsi de plus en plus nombreux à arpenter les sillons de la zone rouge autour de Verdun, ces fameuses collines boisées de la Meuse où plus de 300 000 hommes, Français et Allemands, trouvèrent la mort au … Lire la suiteLe nouvel Eldorado de la zone rouge

I love NancY

A l’image des célèbres couples franco-allemands très en vogue depuis la réconciliation, ne pourrait-on pas parler aujourd’hui du couple Gros-Rossinot, symbole du renouveau, du dialogue et de la concertation entre les deux capitales de la Lorraine ? 

Quelque chose semble avoir changé dans les relations, historiquement houleuses, ou tout du moins frileuses, entre les villes de Nancy et Metz. Le temps de la Guerre Froide lorraine semble désormais derrière nous, même si les vieux démons rodent toujours dans l’ombre, prêts à ressurgir ici ou là à un éventuel accrochage ou lapsus de l’un des deux maires.  Fini la méfiance et le soupçon mutuels de l’ancien tandem Rausch-Rossinot. Aujourd’hui, ce même André Rossinot et son nouvel acolyte Dominique Gros ont enterré la hache de guerre de la rivalité. Mais pour combien de temps ? Toujours est-il qu’il est si bon de constater que le sens pratique et pragmatique et la véritable envie d’aller vers l’avant semblent enfin l’emporter en Lorraine. 

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Une leçon d’histoire

Sous l’impulsion de son président, le Conseil Général de la Moselle a organisé dernièrement la deuxième journée départementale de la mémoire à Saint-Avold avec pour but affiché de redonner aux Mosellans la connaissance de leur histoire dans toute sa réalité et toute sa complexité. L’Histoire qui n’est pas dans les manuels scolaires  paraît-il.  Si les Mosellans doivent retrouver le devoir de mémoire, M. Leroy a lui, tendance à  oublier bien vite l’actualité des restructurations militaires.

 

En effet, nous ne pouvons nous empêcher d’entrevoir dans cette petite réunion une façon plus ou moins cachée de faire quelques courbettes à l’Elysée. Peut-être cette tentative désespérée incitera davantage le gouvernement français à tenir toutes ses promesses en vue d’effacer, dans la mesure du possible et si cela est réellement imaginable, tous les préjudices subis par le départ de près de 8000 militaires de Moselle. Peut-être aussi que le Président du CG 57 cherche t-il à rassurer les ministres français du semblant de fibre patriotique qui anime encore quelques Mosellans après les incidents survenus à Bitche lors de la venue d’Hubert Falco. Beaucoup de Mosellans et de Lorrains, par la même occasion, se sentent aujourd’hui véritablement abandonnés par l’Etat français. Mais,  mis à part pour exploiter ses richesses naturelles et souterraines et pour se protéger contre l’ancienne menace pangermaniste, la France a-t-elle une fois eu ne serait-ce qu’un soupçon d’intérêt pour la Moselle et la Lorraine ? Car si les conseillers généraux mosellans veulent nous remémorer notre histoire cachée, ils ont frappé à la bonne porte.

 

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Exclusivité : l’autre projet de l’A 32

Après le refus du Républicain Lorrain et de l’Est Républicain de publier ses travaux et sa thèse sur la saturation des grands axes de transports européens en Lorraine en 2005, Pierre-Hugues Bourlon-Demange, Lorrain d’origine et ancien étudiant en Urbanisme Habitat Aménagement à l’université de Perpignan s’est confié en exclusivité au Groupe BLE Lorraine sur son projet de tracé alternatif de l’A32 et son système de péage poids lourds calqué sur le modèle allemand, applicable au réseau d’autoroutes et de voies rapides de Lorraine.

L’idée est simple, mais encore fallait-il y penser. Selon, Pierre-Hugues Bourlon-Demange, le projet d’une nouvelle autoroute, l’A32,  n’est pas idiot, à condition de réaliser un autre tracé que celui proposé par l’Etat français, qui lui, est véritablement aberrant. Dans son mémoire de Master I intitulé « La Lorraine et la saturation des grands corridors européens, étude prospective à 30 ans », ce jeune Lorrain projetait donc un dédoublement total de l’A31 partant de Beaune jusqu’à Luxembourg, contrairement à la réalisation d’un simple doublon entre Toul et le Grand Duché. Dans la mesure où pour ce dernier, la mise en place d’un véritable itinéraire de délestage serait quasi-impossible. Pour cela, il se basait sur le vieux projet d’autoroute entre la jonction avec l’A39 à Poligny dans le Jura et Besançon.  Ainsi ce tronçon franc-comtois constituerait le Sud du tracé de la future A32. Cet axe remonterait ensuite vers Vesoul et desservirait enfin Remiremont, Epinal et Nancy en empruntant le tracé actuel de la nationale 57 déjà à deux fois deux voies. Cette dernière passerait par conséquent aux normes autoroutières.  L’aménagement des routes départementales 913 et 955 permettrait à cette autre A32 de relier la cité ducale à Metz, de réaliser un grand contournement Est de Nancy et un véritable périphérique autour de l’agglomération messine par la construction de sa partie Ouest. D’ailleurs, la RD 955 mise à deux fois deux voies entre Metz et le carrefour du Cheval Blanc à Solgne, le tout en interconnexion avec la rocade Sud, sera prochainement inaugurée.  Le seul problème réside cependant dans la traversée des côtes de Moselle. Un tel franchissement occasionnerait un impact paysager énorme, à quelques pas du Parc naturel régional de Lorraine. La solution serait donc la réalisation d’un tunnel. Le coût d’un tel ouvrage pourrait être compensé par les économies faites sur la partie Sud du tracé que nous avons décrit, notamment au niveau de la RN 57, déjà de gabarit autoroutier entre Nancy et la cité des images. D’ailleurs Jean Kiffer, le maire d’Amnéville-les-Thermes, préconiserait également cette liaison via un tunnel. Il faudrait par contre construire un nouveau tronçon entre Metz et le Luxembourg ajoute Pierre-Hugues Bourlon-Demange. Celui-ci s’effectuerait par l’Ouest, poursuit l’ancien étudiant. De cette manière, la desserte du Nord Meusien serait facilitée. Cette partie Nord de l’A32 desservirait en outre Longwy via Villerupt avant de rattraper Esch-sur-Alzette et l’A4 luxembourgeoise, conduisant ainsi directement à la capitale du Grand Duché. Un contournement Ouest de Thionville de manière à constituer là aussi un véritable périphérique pourrait enfin s’avérer être un excellent complément.

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Patrimoine caché, patrimoine en danger ?

La Lorraine recèle d’innombrables lieux secrets, cachés aux yeux du grand public. Nombre de demeures privées et de châteaux en ruine ne sont encore pas accessibles, ni même visitables. En témoignent le domaine de Hombourg-Budange, qui est pourtant l’un des rares fleurons de la Renaissance en Lorraine, la Basilique Saint-Vincent et le cloître Saint-Clément à Metz ou encore les fameux château-fort du Waldeck, du Falkenstein et du Grand Arnsbourg sur les pentes escarpées des Vosges du Nord, tous trois fermés pour raison de sécurité. Certains sites exceptionnels sont parfois ouverts une fois par an, lors des journées européennes du patrimoine. Certes, c’est toujours mieux que rien, ils pourraient être fermés toute l’année, mais le potentiel n’est que trop faiblement exploité, mis en valeur et réellement connut du grand public.

Pourtant, il faut connaître et remercier tous les efforts de restauration et de promotion de certaines associations en Lorraine. Loin d’établir ici une liste exhaustive de celle-ci, il est intéressant de remarquer le travail exemplaire opéré depuis une dizaine d’années sur le site de l’ancienne abbaye cistercienne de  Villers-Bettnach située sur la commune de Saint-Hubert en Moselle. Ce lieu dont l’origine reste encore mystérieuse et à l’atmosphère romantique, se trouvant dans le cadre bucolique du massif de la vallée de la Canner est aujourd’hui visitable après le défrichage des vestiges composés des anciens corps de bâtiment dont une porte monumentale et une chapelle restaurée. C’est exemple est remarquable à plus d’un titre, déjà par le simple fait de sauvegarder un bout du patrimoine lorrain. D’autant plus, qu’avec l’essor récent mais certain de l’activité touristique en Lorraine, la mise en valeur et la restauration des monuments historiques peut représenter une manne financière non négligeable pour certaines communes désireuses d’attirer des visiteurs de tous horizons. Cet argument économique à très bien été compris à Vic-sur-Seille, commune mosellane, qui investit depuis plusieurs années  déjà dans la sauvegarde de son patrimoine remarquable. Après la restauration du flamboyant Hôtel de la Monnaie datant du XVème siècle, devenu aujourd’hui office du tourisme, et de la place qui y est accolée, la création d’un musée départemental consacré à Georges de la Tour, célèbre peintre natif de la ville, ainsi que la restauration tout juste achevée du châtelet des Evêques de Metz en constitue un nouvel exemple. On retrouve des investissements similaires à Nancy avec la restauration du Musée Lorrain faisant suite à celle du Musée des Beaux-arts, à Metz avec la rénovation des Musées de la Cour d’Or et à Gravelotte avec la réouverture prochaine du Musée militaire.

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L’INSEE contre-attaque !

L’empire INSEE durcit le mouvement aussi bien à Paris que dans la galaxie des régions. Partout, ses agents sont en ordre de marche et se préparent pour la bataille. Mais la guerre ne fait que commencer…

En effet, près de 1000 agents statisticiens ont manifesté hier à Paris pour protester contre la délocalisation programmée de leurs services à Metz, cette mesure visant à compenser les conséquences de la restructuration des armées. Même si un progrès notable pouvait se laisser entrevoir dans le discours des dits agents, puisque ne plaçant plus systématiquement leur future destination au centre de leur revendication et de toute leur colère, certaines affiches arboraient toujours, non sans ironie, des allusions à Metz de bonne facture comme « La Metz n’est pas dite ». Non, en effet, et afin de corroborer cette théorie, une pétition a été lancée le 2 octobre dernier. A ce jour, elle a déjà recueilli plus de 13 000 signatures ! Si bien que pour peser de tout leur poids, les 5600 fonctionnaires de l’INSEE et les 2600 « agents extérieurs » ont été appelés à stopper le travail. Pire, on observe également un fort taux de participation dans les régions. Ainsi, 80% des 300 agents lillois ont d’ores et déjà déposé un préavis. Un suivi similaire s’est organisé à Besançon. La machine de guerre INSEE s’est donc véritablement mise en marche. Mais certaines contradictions dans ses arguments peuvent encore l’arrêter, tout du moins la freiner.

 

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Faut-il s’inquiéter des coûts du Centre Pompidou Metz ?

Projet phare du nouveau quartier de l’Amphithéâtre, le Centre Pompidou Metz inquiète, par ses dérives budgétaires et ses complexités architecturales, de plus en plus de contribuables de l’agglomération. 
 
Il aurait dû être inauguré au moment de l’arrivée du TGV-Est à Metz, selon les doux rêves de l’ancien maire de la ville Jean-Marie Rausch. Aujourd’hui, il est toujours en construction, bien que depuis quelques semaines le chantier avance vite. Ce retard interpelle à plus d’un titre et se présente à nos yeux comme un premier hic. L’explication a pourtant le mérite d’être claire : la base du futur centre d’art contemporain repose sur 405 pieux de 11 mètres coulés dans le calcaire de l’ancien lit de la Seille. Au dessus, trois immenses galeries de 80 mètres de long, 14,5 mètres de large pour 6 de haut sont fixées sur un minimum d’appuis. Le but étant de maximiser le dégagement pour le visiteur. La longueur du chantier provient de la nécessité d’avoir terminé une galerie pour en raccorder une autre. 
 

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Pas un copeck pour la Lorraine ?

Il y a quelques semaines le gouvernement français et le Président de la République Nicolas Sarkozy avaient promis plusieurs mesures de compensations pour Metz, la Moselle et la Lorraine devant l’ampleur des conséquences de la restructuration des armées. Parmi ces mesures, on trouvait ainsi: le transfert à Metz de 1500 emplois publics, dont 1000 statisticiens, le rapatriement de régiments basés en Allemagne à négocier avec la Chancelière Angela Merkel, une aide de 10 millions d’euros pour les communes touchées par cette réforme, une enveloppe de 320 millions d’euros pour la reconversion à répartir selon les projets, le tout pour un montant total estimé à un milliard d’euros. Cette longue énumération est toutefois encore largement insuffisante, tant l’impact économique, démographique et psychologique est important. Certains diront que ce serait toujours cela de pris. A condition qu’il y ait encore quelque chose à prendre. En effet, reste à voir si ces belles promesses seront réellement tenues et si toutes ces compensations se concrétiseront sur le terrain. Car, maintenant on le sait bien, surtout du côté de Gandrange, les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent. 

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Déchets nucléaires : la Lorraine en première ligne

Il y a encore quelques semaines, M. Namy, président du Conseil général de la Meuse, menaçait de mettre un terme au projet de l’ANDRA (Agence nationale des déchets radioactifs) à Bure. Le laboratoire d’enfouissement des déchets nucléaires servait en quelque sorte de monnaie d’échange par rapport aux restructurations militaires qui planaient sur la ville de Commercy. Aujourd’hui ce délicieux ultimatum paraît bien loin tout comme les militaires de Commercy qui vont s’apprêter à quitter la ville. La faute aux énormes pressions et aux offres sonnantes et trébuchantes de l’ANDRA. 

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L’INSEE enfonce le clou

Le transfert de 1500 statisticiens franciliens à Metz afin de compenser (partiellement) les conséquences de la restructuration des armées dans la capitale lorraine apparaît toujours aussi indigeste pour les agents concernés. Même si le discours s’est légèrement modifié, en effet, le lieu de destination ne fait plus forcément aujourd’hui l’objet d’attaques déplacées, la mobilisation n’en démord pas. 

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Au tour de l’INRAP

Décidément l’annonce fracassante d’offrir à Metz 1500 emplois publics de la région parisienne par le Président français Nicolas Sarkozy en vue de compenser les 6000 hommes perdus par la capitale lorraine du fait des restructurations de l’armée n’en finit pas de faire couler beaucoup d’encre. L’épidémie des revendications et du mécontentement s’étend de plus en plus. Et la dernière victime en l’institut national d’archéologie préventive (ou INRAP). 

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