Neige, sel, routes, péages, essence : le cocktail explosif des automobilistes lorrains

Nous souhaitons revenir sur l’épisode hivernal qui a paralysé la Lorraine juste avant les fêtes de fin d’année avec ses conséquences pratiques pour les automobilistes lorrains. Histoire de ne pas oublier ce qui s’est passé, car le dernier épisode neigeux a mis en exergue un manque criant de moyens
Les fortes précipitations neigeuses ont fait tomber un record vieux de 1962. Elles ont aussi entraîné de nombreuses perturbations. Paris a alors dit à la Direction Interdépartementale des Routes de l’Est (DIR EST), basée à Nancy, que les routes et autoroutes de l’Est seraient désormais déneigées en priorité sur les voies de droite pour plus d’efficacité, mais moins de sécurité par souci d’économies. La voie de gauche serait quant à elle déneigée au plus tard huit heures après la fin de l’épisode neigeux. Nous avons tous été juges du résultat. 
Avec une mesure aussi lumineuse, avouons-le, il fallait quand même la pondre celle-là, les autorités voulaient concentrer les moyens de déneigement et accélérer les rotations sur les voies les plus utiles à la circulation. Mais un tel système ne peut marcher que jusqu’à un seuil de fréquentation de 30 000 à 40 000 véhicules par jour. Or, sur l’A31, on en est à 80 000 au Nord de Nancy et à 100 000 au Nord de Metz. La méthode ne peut fonctionner que lors de faibles chutes de neige. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la DIR EST s’est faite discrète sur le sujet, préférant renvoyer sa communication sur l’Association pour le sel au service de la viabilité hivernale (Aselvia). Lamentable. 
En réalité, cette décision, comme nous l’avons suggéré un peu plus haut, traduit un manque cruel de moyens. En effet, en raison de la nouvelle loi de finance, le budget de l’entretien des routes a baissé de 30 % entre 2010 et 2011, et de 10% pour la seule activité hivernale. Par conséquent, le niveau de sécurité baisse aussi pour les usagers et les automobilistes. La vie n’a aucun prix. Mais la baisse générale des crédits provoque une dégradation des axes routiers. En d’autres termes, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un abaissement préjudiciable du niveau de service. 

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Pour une liaison Briey-A4

Cela fait près de 30 ans que Briey attend la réalisation d’un raccordement à l’autoroute A 4 pour en finir avec tous les poids lourds qui transitent par le centre-ville et qui posent bien évidemment des problèmes de sécurité en raison du nombre d’établissements scolaires. Le projet pourrait enfin avoir un dénouement heureux.  La liaison … Lire la suitePour une liaison Briey-A4

Des avancées dans les transports en Lorraine

Le ministre français de l’Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, a dernièrement présenté un avant-projet « consolidé » du Schéma National des Infrastructures de Transport ou SNIT. La Lorraine y tire un peu mieux son épingle du jeu. Les efforts déployés par certains organismes comme le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE) de Lorraine et le Groupe BLE Lorraine n’ont … Lire la suiteDes avancées dans les transports en Lorraine

Exclusivité : l’autre projet de l’A 32

Après le refus du Républicain Lorrain et de l’Est Républicain de publier ses travaux et sa thèse sur la saturation des grands axes de transports européens en Lorraine en 2005, Pierre-Hugues Bourlon-Demange, Lorrain d’origine et ancien étudiant en Urbanisme Habitat Aménagement à l’université de Perpignan s’est confié en exclusivité au Groupe BLE Lorraine sur son projet de tracé alternatif de l’A32 et son système de péage poids lourds calqué sur le modèle allemand, applicable au réseau d’autoroutes et de voies rapides de Lorraine.

L’idée est simple, mais encore fallait-il y penser. Selon, Pierre-Hugues Bourlon-Demange, le projet d’une nouvelle autoroute, l’A32,  n’est pas idiot, à condition de réaliser un autre tracé que celui proposé par l’Etat français, qui lui, est véritablement aberrant. Dans son mémoire de Master I intitulé « La Lorraine et la saturation des grands corridors européens, étude prospective à 30 ans », ce jeune Lorrain projetait donc un dédoublement total de l’A31 partant de Beaune jusqu’à Luxembourg, contrairement à la réalisation d’un simple doublon entre Toul et le Grand Duché. Dans la mesure où pour ce dernier, la mise en place d’un véritable itinéraire de délestage serait quasi-impossible. Pour cela, il se basait sur le vieux projet d’autoroute entre la jonction avec l’A39 à Poligny dans le Jura et Besançon.  Ainsi ce tronçon franc-comtois constituerait le Sud du tracé de la future A32. Cet axe remonterait ensuite vers Vesoul et desservirait enfin Remiremont, Epinal et Nancy en empruntant le tracé actuel de la nationale 57 déjà à deux fois deux voies. Cette dernière passerait par conséquent aux normes autoroutières.  L’aménagement des routes départementales 913 et 955 permettrait à cette autre A32 de relier la cité ducale à Metz, de réaliser un grand contournement Est de Nancy et un véritable périphérique autour de l’agglomération messine par la construction de sa partie Ouest. D’ailleurs, la RD 955 mise à deux fois deux voies entre Metz et le carrefour du Cheval Blanc à Solgne, le tout en interconnexion avec la rocade Sud, sera prochainement inaugurée.  Le seul problème réside cependant dans la traversée des côtes de Moselle. Un tel franchissement occasionnerait un impact paysager énorme, à quelques pas du Parc naturel régional de Lorraine. La solution serait donc la réalisation d’un tunnel. Le coût d’un tel ouvrage pourrait être compensé par les économies faites sur la partie Sud du tracé que nous avons décrit, notamment au niveau de la RN 57, déjà de gabarit autoroutier entre Nancy et la cité des images. D’ailleurs Jean Kiffer, le maire d’Amnéville-les-Thermes, préconiserait également cette liaison via un tunnel. Il faudrait par contre construire un nouveau tronçon entre Metz et le Luxembourg ajoute Pierre-Hugues Bourlon-Demange. Celui-ci s’effectuerait par l’Ouest, poursuit l’ancien étudiant. De cette manière, la desserte du Nord Meusien serait facilitée. Cette partie Nord de l’A32 desservirait en outre Longwy via Villerupt avant de rattraper Esch-sur-Alzette et l’A4 luxembourgeoise, conduisant ainsi directement à la capitale du Grand Duché. Un contournement Ouest de Thionville de manière à constituer là aussi un véritable périphérique pourrait enfin s’avérer être un excellent complément.

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