Fermeture de filière au LEP de Moyeuvre-Grande : un exemple parmi d’autres

Les sections BEP carrières sanitaires et sociales (CSS) du Lycée d’Enseignement Professionnel Jouffroy d’Abbans de Moyeuvre-Grande sont sacrifiées. Elles ne seront pas remplacées par des bacs professionnels. C’est l’une des conséquences directes et concrètes des 822 suppressions de poste décidées par le rectorat pour l’académie Nancy-Metz. 
Cette mesure sonne en effet le glas de ce LEP mosellan puisque les deux formations qui sont encore proposées, à savoir bac pro vente et bac pro froid et climatisation, ne permettent pas de faire vivre de leur faire vivre. Par conséquent, il s’agit d’une volonté claire du recteur de fermer l’établissement à court terme. Cette décision ne tient pas la route une seule seconde, car une telle filière est porteuse d’emplois dans les hôpitaux, les maisons de retraites ou encore les crèches. D’autant plus qu’avec les ouvertures d’établissement programmées dans le secteur, comme une maison de retraite à Gandrange, l’extension de l’unité de Alzheimer de Moyeuvre-Grande et de plusieurs crèches rend nécessaire la formation de personnels. C’est pour cela qu’une pétition a été lancée. Elle précise par ailleurs que la décision du recteur va à l’encontre des investissements récemment réalisés pour rénover des locaux de l’espace carrière sanitaire et sociale, le gymnase, ainsi qu’un terrain de sport en macadam.   
Elle va également à l’encontre des engagements pris par un certain Mister Sarkozy à Gandrange au sujet de l’emploi et du développement territorial dans la vallée. Il est en effet inadmissible et tout simplement scandaleux de massacrer la formation professionnelle uniquement en vue de réaliser des réductions budgétaires. Nous pouvons de la même manière dénoncer un dispatching aberrant, dans la mesure où l’établissement d’Hayange demandait juste un bac pro CSS option 1, et le recteur lui attribue l’option ET l’option 2 que cet établissement ne demandait pas, contrairement au LEP Jouffroy d’Abbans de Moyeuvre-Grande. Où est donc la logique dans tout cela ? C’est bien une volonté de casse du LEP qui est en marche. 

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