Zoom sur l’Université de Lorraine

La fusion des quatre universités lorraines, à savoir Henri-Poincaré (Nancy 1), Nancy 2, l’université Paul Verlaine de Metz et l’Institut National Polytechnique de Lorraine (INPL), qui regroupe des écoles d’ingénieurs, va prochainement donner naissance à l’Université de Lorraine (UDL). 
Avec 55 000 étudiants, la future université unique s’imposera comme un des acteurs clés du paysage de l’enseignement supérieur en France. Cette nouvelle dimension devrait contribuer à faciliter les passerelles entre filières et à offrir une garantie pour la pérennité de disciplines rares qui seraient très menacées si on ne parvenait pas à conjuguer les sites de Nancy et de Metz. Il n’y aura donc ni abandon de filière ni regroupement. L’équilibre Nord-Sud ne sera pas modifié, dans le but de renforcer l’offre et de bénéficier d’une plus grande cohérence. 
Ainsi, l’université unique ne sera pas constituée par la simple addition des quatre universités. Une nouvelle dynamique sera insufflée. Elle est destinée à créer une certaine identité chez les étudiants. 
La dernière cartographie sur l’enseignement supérieur et de la recherche en France publiée par l’AERES (Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur) éclaire avec rigueur et concision sur la réalité, les forces et les faiblesses des filières et des laboratoires. Elle balaie également la recherche et la valorisation, la formation et la vie étudiante, les relations extérieures et internationales, ainsi que la gouvernance. Il ressort de cette étude que la Lorraine universitaire dispose de forces tout à fait appréciables. Nancy-Metz accroche ainsi le top 10 en France, grâce à son potentiel en sciences et technologies. 
Par exemple, l’Unité de Formation et de Recherche Mathématiques/Informatique/Mécanique (MIM) de l’université Paul Verlaine de Metz est une des composantes de pointe en Lorraine, grâce à son ouverture sur l’industrie et au rayonnement de ses laboratoires. En pleine recomposition de la structure des laboratoires lorrains, l’UFR MIM affiche ainsi une belle santé avec cinq structures CNRS ou rattachées, dont trois classées A, soit le plus haut classement, et deux classées B.  

4 réflexions au sujet de “Zoom sur l’Université de Lorraine”

  1. Prétendre que la fusion des universités lorraines se fera sans regroupement de certaines filières, c’est de la langue de bois purement et simplement. Cela frise même la malhonnêteté intellectuelle. L’un des objectifs de la fusion est de réaliser des économies d’échelle, et cela passe par des redéploiements.
    Un petit exemple : il y a 17 étudiants en Licence de Lettres classiques à Nancy 2 (sur les 3 années, donc en moyenne 6 étudiants/an) et 7 enseignants. La situation est comparable (si elle n’est pas pire) à Metz. Croyez-vous une seule seconde qu’une fois la fusion réalisée, il n’y aura pas à court ou moyen terme regroupement de cette filière sur un seul site ? Cela ferait économiser une demi-douzaine de postes d’enseignants-chercheurs et probablement quelques centaines de milliers d’euros par an à l’université sans dégrader la qualité de la formation (les classes passeraient de 6 à 10 étudiants en moyenne…).
    Des postes qui pourraient être redéployés dans des filières moins fortunées. Exemple : il y a 850 étudiants en Licence de Culture et Communication pour seulement… 9 enseignants titulaires. Un enseignant pour plus de 90 étudiants en LCC contre un enseignant pour 2,5 étudiants en Lettres classiques.
    Vous croyez que la présidence de l’université ne fait pas ce genre de calcul ? Alors, oui, dans un premier temps, on nous sert un discourt lénifiant sur le maintien des filières et des sites, mais en réalité toute filière qui a moins de 30 ou 40 étudiants en première année est concernée et il y en a un paquet en Lettres/Sciences humaines, à Nancy et à Metz.

  2. La fusion des quatre entités actuelles et l’avènement de l’Université de Lorraine (UdL) constitue une étape cruciale pour l’avenir de l’enseignement supérieur lorrain et de la région toute entière tant les perspectives ouvertes par le projet d’université unique sont larges : 65 000 étudiants, près d’une centaine de laboratoires, dont 6 classés A +, le top en matière de reconnaissance scientifique, 570 diplômes et formations, 16 écoles d’ingénieurs et 8 écoles doctorales… Par ailleurs, la future UdL présenterait un potentiel formidable, que pourrait abonder la manne financière du grand emprunt, à même de peser sur l’avenir de la Lorraine.

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