Tradition des gardes suisses

Autrefois, le garde suisse représentait la « police » de l’église. Il veillait à maintenir l’ordre dans les rangs pendant les offices. Les enfants un peu turbulents se faisaient ainsi sermonner une première, puis une deuxième fois avant de recevoir un léger, mais dissuasif coup de bâton sur la tête. Aujourd’hui, le garde suisse joue davantage le rôle de maître de cérémonie. Vêtu d’une veste rouge, d’un pantalon bleu, d’un bicorne noir et de gants immaculés, il ne passe généralement pas inaperçu avec sa tenue richement décorée. Par contre, pour les enterrements, il est entièrement habillé de noir.

garde suisse

Aux solennités de Noël, de l’Assomption ou de la Fête-Dieu, il introduit la cérémonie en entrant par la grande porte de l’église, armé de sa hallebarde et de son épée. 

Lors des offices ordinaires, le rôle du suisse consiste simplement à arpenter les allées, à frapper le sol avec sa canne à pommeau, pour inviter les paroissiens à se lever de leurs bancs lors des bénédictions, communions et autre Pater Noster. 

Le garde suisse de la paroisse de Vahl-Laning est l’un des derniers de Moselle. Il constitue avec le veilleur de nuit de Fénétrange l’un des rares symboles présents de ces traditions passées.

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