Changer Madine

La base de loisirs au bord du lac commence à se faire vieillotte et s’essouffle. C’est pourquoi Madine veut changer son image. Les collectivités misent pour cela sur un ambitieux programme d’investissement de 60 millions d’euros sur 7 à 8 ans. L’objectif est de relancer la base de loisirs, dont la fréquentation a plutôt stagné les deux dernières années.

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Les travaux de rénovation de la première tranche (14,5 millions d’euros pour 2011-2013) commenceront dès 2011 du côté de Nonsard et de Heudicourt (Crédits photos : tourisme-lorraine)

A Nonsard, ils porteront sur le balnéaire avec une plage refaite, des aires de pique-nique rénovées et l’agrandissement du boulodrome. En 2012, le port de plaisance se verra doter d’un quai supplémentaire et de 290 anneaux. Le bateau destiné aux balades sur le lac sera quant à lui remplacé. Enfin, un restaurant et une galerie marchande seront créés. A l’arrière des berges, en allant vers le golf, des investissements privés devraient être portés. Ils seront dédiés à de l’hébergement familial plus attractif, avec éventuellement un éco-lotissement en fonction de l’espace disponible. 

A Heudicourt, un parcours acrobatique et une maison de la nature pour les sorties dans le Parc Naturel Régional de Lorraine seront construits. Une maison des pêcheurs devrait enfin réjouir le monde piscicole, d’autant plus qu’un mondial de la carpe est envisagé à Madine. L’ensemble sera également doté de commerces et de services. 

Le Groupe BLE Lorraine se montre plutôt enthousiasme face à de tels investissements autour du lac de Madine. Celui-ci doit en effet constituer un fer de lance du tourisme lorrain. Reste encore aux Lorrains à se réapproprier leur lac.   

 

10 réflexions au sujet de “Changer Madine”

  1. Quelques réflexions :
    On est toujours le sud de quelqun. Il y a une clientèle pour Madine, qui se situe à mon sens en Wallonie et peut être au Luxembourg, pour des courts séjours. Mais il faut savoir mettre à disposition des équipements et de l’accueil de qualité, pas des installations rouillées et des locaux qui sentent le moisi, ou de la restauration au rapport qualité prix douteux.
    Par ailleurs, l’infrastructure ne fait pas tout : il faut savoir organiser ou initier l’évènement. Avec originalité. Le vent des forêts, tout proche, est l’histoire d’une belle réussite. Mais la peur panique des décideurs locaux de tout ce qui ressemble à de la musique actuelle (c’est tout au moins l’image qu’ils donnent) est, à titre d’exemple, parfaitement contre productive.
    Cordialement.

  2. Oui enfin, l’argent vient bien de quelque part.
    Des contribuables et du nucléaire.
    C’est un pari financier élevé qui risque de coûter cher à la Meuse.
    Et nous n’avons pas forcément besoin d’une deuxième faillite de Madine.

  3. La reac de base d’un francais (oui je caricature des fois 🙂 )
    « Ont ne fait jamais rien c’est pourri,aucune ambitions ici » tient sa me fait pensé a beaucoup de discours qu’on retrouve un peu partout surtout dans la région 🙁
     » Oh non encore des sous jeté par la fenetre c’est idiots,faut pas investire sa marchera pas de toute facon…. » !!!!!!
    Je vous invite a ecouter le dernier conseil municipal de Metz,sur le theme du Mettis,c’est assez représentatif de ce genre de mentalité,insatisfait de la vie lol

  4. Les travaux de rénovation et de réaménagement du Lac de Madine sont programmés jusqu’en 2014. Le programme représente un investissement total de 60 millions d’euros sur 7 à 8 ans. La première tranche, d’un montant de 14,5 millions d’euros, est partagée entre la Région Lorraine (50 %), le département de la Meuse (10 %), le Groupement d’Intérêt Public du Centre d’enfouissement des déchets radioactifs de Bure à hauteur de 30 % (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2011/09/27/comment-lindustrie-nucleaire-achete-les-elus-meusiens/) et la Communauté de Communes du Pays de Vigneulles (10 %). Le gros de ces travaux commencera après la saison estivale 2012. Il s’agira alors de reconquérir le littoral du lac, de rénover la plage, le ponton et les aires de pique-nique, ainsi que d’agrandir le boulodrome de Nonsard. Les abords seront nettoyés et de nouveaux services, restaurants et galeries marchandes notamment, seront installés. A Heudicourt, la capacité du port passera à 300 anneaux contre 240 aujourd’hui. Un parcours acrobatique viendra également compléter le coin sport et découverte. Le tennis de Nonsard sera par ailleurs déplacé à Heudicourt, où il existe déjà des courts couverts.
    La seconde tranche des travaux concerne l’hébergement. Les opérateurs privés attendent de mesurer les effets de la modernisation du site avant d’investir. A l’arrière du terrain de golf, il y aura en tout cas de la place pour construire des résidences de tourisme ouvertes à la location.
    En attendant, la plage sur la base nautique de Nonsard a déjà changé de physionomie, puisque des palmiers et du sable blanc de Fontainebleau ont été installés. De même, le centre équestre d’Heudicourt a entamé sa mue. Les boxes démontables ont en effet été remplacés et la carrière dédiée aux concours a été dotée d’un système d’arrosage. Un peu plus loin, la Maison de la nature et la Maison des pêcheurs sont en voie de réhabilitation. Le Conservatoire des sites lorrains devrait y faire la promotion des sites environnant.

  5. Créé dans les années 1970 comme réservoir pour la Ville de Metz, le Lac de Madine s’étend sur une superficie de 1 100 hectares. Après des années d’atermoiement, le projet de réaménagement de ses bords doit se faire en deux phases pour un investissement total public-privé de 60 millions d’euros. L’idée est de relancer l’attractivité du site. Une première tranche de travaux de 14 millions d’euros devrait doter, d’ici 2014, le site d’une infrastructure d’accueil composée d’une galerie marchande, d’un restaurant, d’une maison des promenades, d’un atelier de réparation des bateaux et d’une plage de sable fin. Le port sera également agrandi d’une cinquantaine d’anneaux supplémentaires pour pourvoir accueillir 350 bateaux environ. Une promenade sera créée pour le rejoindre. La seconde tranche mise sur des investissements privés pour développer l’hébergement.

  6. Le Lac de Madine est particulièrement bien protégé des prédateurs, notamment des cormorans, dont la consommation quotidienne est de 400 grammes de poisson. Il n’en compte ainsi que 330 pour 1 100 hectares d’eau, là où le Lac de Der, en Champagne-Ardenne, en dénombre 4 000 pour 4 500 hectares d’eau. L’explication tient à la présence d’une algue, l’élodée, qui arrive jusqu’à 10 cm de la surface. Elle constitue une gêne pour les pêcheurs, mais aussi pour les cormorans, ce qui permet de préserver les espèces aquatiques du lac lorrain.

  7. Après plusieurs années d’atermoiements politiques et financiers, la base de loisirs de Madine, tombée peu à peu en désuétude, espère définitivement tirer un trait sur le passé. La première tranche de travaux, qui représente un investissement de 14,5 millions d’euros, a dernièrement débuté. Elle devrait être livrée pour mai 2014. Tout a été rasé autour de la Maison du Lac, à Nonsard, pour être reconstruit.
    Cannes a sa croisette, Nice a sa promenade des Anglais, Madine aura ses planches, comme à Deauville. Cette promenade littorale sur un deck en bois long de 800 mètres symbolisera le renouveau de la base de loisirs. Agrémentée de mobiliers en bois, en toile tendue ou en acier cor-ten, elle constituera le trait d’union entre les deux digues du lac. Elle prendra parfois des courbes aux allures de vagues. Ce relief ondulé permettra d’abriter divers commerces et équipements. La nature sera magnifiée par le design et l’architecture.
    Le port reconfiguré sera par ailleurs en mesure d’accueillir quarante bateaux de plaisance supplémentaires. Il comportera ainsi 280 anneaux contre 240 actuellement, ainsi qu’un nouveau embarcadère spécialement conçu pour permettre à un bateau promenade d’une cinquantaine de places d’accoster. On y trouvera également un restaurant de 80 couverts et trois cellules commerciales.
    Un parcours d’accrobranches sera en outre prochainement créé, afin de renforcer l’attractivité du site. Grâce à un investissement d’un million d’euros, le centre équestre s’apprête de son côté à entrer dans une nouvelle dimension. Les activités aquatiques et de randonnées seront également renforcées.
    La seconde tranche de travaux, estimée à 60 millions d’euros, nécessitera enfin des investissements privés. L’idée est de créer sur les bords du lac un village vacances de 100 à 150 bungalows et un camping quatre étoiles de 400 emplacements, au lieu des 300 places actuelles. Rien n’est encore signé, mais trois promoteurs sont sur les rangs.

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