Du respect de la communication

Nous souhaitons vivement réagir à la gestion scandaleuse des relations clients des journaux régionaux lorrains, à savoir, en premier lieu, le Républicain Lorrain et La Semaine, et, dans une moindre mesure, l’Est Républicain et Vosges Matin. 
Nous sommes ainsi de plus en plus choqués et outrés par l’indifférence et l’ignorance de ces journaux vis-à-vis de leurs lecteurs. De nombreux témoignages confirment ce que nous avons nous-mêmes vécu et constaté, à savoir un mépris pour les lecteurs et les contributeurs, une attitude hautaine et froide, ainsi qu’une relation client plus que lamentable et non-professionnelle.   
Nous exploiterons deux exemples pour illustrer nos propos. 
La première fois que nous avons fait part au Républicain Lorrain de notre opinion et de nos commentaires sur un sujet en particulier, nous avions malheureusement omis de faire figurer toutes les mentions en bas de message. Que voulez-vous, c’était la première fois que nous utilisions ce mode communication. Quelle erreur. La rédaction du RL et le service « Dialogue en Pays Messin » (nous resterons assez vagues sur les personnes incriminées, bien que nous ayons les noms), nous ont littéralement jetés et aboyés dessus. Incroyable. Nous avons reçu le jour suivant de notre envoi cette réponse : « Il manque votre adresse et votre numéro de téléphone !!! ». Juste ces 9 mots et ces 3 points d’exclamation. Sans « bonjour », ni « merci », ni « au revoir ». Sans aucune formule de courtoisie et de politesse. Eh ben, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’en termes de relation client on a connu mieux. Remarquez, c’est difficile de faire pire, avouons-le. Des pratiques et des manières que nous trouvons aussi honteuses qu’odieuses, pitoyables que pathétiques, mais qui ne sont, peut-être, que le reflet de la société actuelle, basée sur la consommation, l’apparence et le superflu. Ont-sont donc passés le respect de l’individu, de l’autre, du prochain, la courtoisie et la politesse ? Envolées, dissipées … par les dents toujours plus longues de certains et par la machinerie de presses rotatives dictées par une logique financière et non plus par une passion. 
Car, et c’est notre second exemple, si tant est que vous avez parfaitement rempli vos obligations, qui viendront compléter une base de données informatique de renseignements, quand vous voulez envoyer un article à ces journaux, bien sûr, et vous vous en doutez maintenant, ces derniers ne prennent même pas la peine de vous répondre. Nous ne demandons pas une réponse personnalisée, mais simplement une formule automatique du genre «  Merci de nous avoir soumis votre article. Nos équipes vont l’analyser prochainement pour peut-être le publier dans nos prochaines éditions ». Pas plus. Dans le cas contraire, c’est vraiment prendre les gens pour des cons et leur manquer de respect. Ne serait-ce pas la moindre des choses que nous sommes en droit, vous et nous, d’attendre de ces soi-disant institutions d’informations quotidiennes ? Nous avons quand même pris un peu de notre temps pour rédiger un article gratuitement pour leur édition, merde ! 
C’est le monde à l’envers, l’inversion des tendances et des sentiments, des valeurs même, en supposant qu’il y en ait un jour eu dans l’histoire de l’humanité. 
Il n’est pas non plus inutile de constater une dégradation générale de la qualité du Républicain Lorrain depuis son rachat par le Crédit Mutuel et depuis la nouvelle version de présentation du journal, scindé en deux parties. A l’image des autres médias et des journaux télévisés qui se ressemblent comme deux gouttes d’eau, avec les mêmes images et les mêmes commentaires, nous sommes tombés dans le bas-monde de la désinformation et de la fin de la liberté d’expression. Où est donc encore cette éthique journalistique ? Chaque rubrique, chaque catégorie est soumise au mensonge et à la trahison. C’est une uniformisation de l’information par le bas. Quelle que soit la manifestation, la cérémonie, l’exposition, le rassemblement ou la fête, tout s’est toujours déroulé parfaitement, sans incident, avec beaucoup de monde et sous un ciel radieux. 
Nous en avons marre de lire et de voir partout la même chose, les mêmes reportages, les mêmes interviews, le matin dans le journal, le midi à la radio et le soir à la télé. Et tout cela se passe à l’échelle de la Lorraine, car ce n’est pas de l’actu internationale dont on vous parle là. 
Nous avons opté pour une politique et un mode de fonctionnement différents. Le Groupe BLE Lorraine a choisi de répondre aux mails des gens qui nous sollicitent et qui prennent la peine de nous contacter, non pas parce qu’on a franchement le temps, mais tout simplement car cela nous paraît normal et logique. Et même si nous n’avons pas la réponse, et même si nous n’avons pas la solution, nous faisons tout notre possible pour y arriver. Si cela n’est pas encore suffisant, nous avouons notre ignorance en toute honnêteté, mais surtout, dans tous les cas, nous vous en tenons informés. Nous ne sommes pas comme les autres à attendre que vous creviez dans incertitude et sans réponse. On a vraiment l’impression parfois d’être complètement à contre-courant pour des choses aussi basiques que la politesse, le respect et la courtoisie. C’est ça qui est triste. 

3 réflexions au sujet de “Du respect de la communication”

  1. Bonjour 🙂
    Lasemaine est quand meme assez « bon contact » avec ces lecteurs sur le site internet,meme si le pire reste la non objectivité flagrante de certains journalistes entre autre,M.Taribo !!!!

  2. Rien de plus nomal, puisque c’est « voyant », donc le politiquement correct se doit de l’emporter, par contre en privé …
    Après pour le non-objectivité de certains, si vous le dites, pas suffisamment d’éléments pour donner un avis, mais sachez qu’aucun article de n’importe quel journal n’est « absolument objectif », car même être plus ou moins neutre, c’est donner une opinion sur la question …

  3. Pour ma part, je rejoins votre opinion et déplore le vide sidéral reignant dans les articles du « Réplo » …
    Hormis M. Waucamp dont je lis régulièrement l’édito avec plaisir et dont j’apprécie le sens de l’analyse politique, il n’existe plus aucun article de débat politique, d’investigation ou de recherche … en un sens il ne reste que de l’information sur les chats écrasé et la nécrologie … A quand remonte le dernier scoop ???? Ma mémoire de lecteur occasionnel ne me permet pas de m’en rappeler
    Où se situe la plus value d’un journal s’il ne fait que relater ce que votre voisin peut vous apprendre ?
    Certes l’équation économique n’est pas simple, mais à mon avis, il n’existe pas d’autre moyen pour enrayer l’érosion des ventes que d’apporter de la substance, du scoop et de l’enquête.

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