Feu vert pour Fare !

Nous connaissons enfin l’épilogue du projet Grand Fare. La commune de Farébersviller aura ainsi la zone commerciale qu’elle réclame depuis deux ans, avec à la clé 725 emplois directs. 

Refusé l’an dernier par la Commission Nationale d’Aménagement Commerciale (CNAC), le projet de zone commerciale a cette fois obtenu son aval. Un nouvel espace comprenant une soixantaine d’enseignes devrait donc voir le jour en Moselle-Est. Le début des travaux est programmé pour 2012. 

Par rapport au projet initial, le futur pôle commercial a fondu de 7 000 mètres carrés, passant ainsi de 36 000 à 29 000 mètres carrés. Son nom également, puisqu’il a été raccourci à son plus simple élément : « Fare ». La zone de trente hectares s’articulera autour d’un hypermarché Carrefour de 8 000 mètres carrés. On y trouvera une galerie commerçante accueillant quatorze moyennes surfaces, quarante-huit boutiques, sept restaurants, 500 mètres carrés d’espaces de services, une garderie, ainsi que des activités de loisirs en partenariat avec Walygator. L’ensemble a également été repeint en vert. Les bâtiments seront à la pointe du développement durable et devraient permettre de réaliser des économies d’énergie de l’ordre de 50 % par rapport à un équipement classique. Par ailleurs, 55 % de l’emprise foncière, soit dix-huit hectares, seront consacrés à des espaces verts avec des îlots de végétation, près de 1 100 arbres et des jardins potagers. 

La concrétisation de ce projet constitue une énorme bouffée d’oxygène pour la ville de Farébersviller, dont le taux de chômage frise les 30 %. L’ensemble devrait également permettre d’endiguer la fuite des consommateurs vers Sarrebruck. 

Le Groupe BLE Lorraine, qui a dès le départ soutenu ce projet, ne peut que se réjouir de cette issue favorable.

17 réflexions au sujet de “Feu vert pour Fare !”

  1. Poursuite de la destruction des paysages de Lorraine. Déclin intellectuel et économique confirmé par ce type de projet contraire à l’urbanisme comme au développement durable. On ne risque pas de restructurer un territoire avec comme modèle de développement la consommation d’espaces sans réflexion comme dans les années 1960-70, on en est encore aux zonages… Quelle tristesse, quelle absence de réflexion profonde sur le modèle de développement global qui alimente ces non sens de l’aménagement.
    Alors allons-y, lotissements hideux sans fin avec des boîtes à chaussures pour habiter et des boîtes en fer sur zones pour consommer, seul plaisir sacralisé dirait-on. Entre ces magasins et ces logements on pourra aussi prendre son 4X4 pour que tout soit parfait avant de passer une soirée dans un multiplexe… Culture où es-tu?
    La modernité oui mais la vraie, celle du respect de l’environnement et de l’humain. On ne peut pas continuer à aller dans le mur au nom de l’emploi avec des chiffres dont personnes n’est réellement capable d’évaluer les destructions d’emplois non asservis pas un grand groupe de distribution. D’ailleurs personne ne fait jamais le point au bout de 5 ans… Saluons aussi les futures locaux vides supplémentaires dans les centres-ville. Enfin il y aurait tant à dire sur ce type de projet qui semble partir d’un bon sentiment mais qui est la caricature de ce qu’il ne faut plus faire, en Lorraine comme ailleurs.
    Tout ceci est triste, profondément triste. Mais bon, il faut continuer à sensibiliser pour tenter de changer des mentalités d’un autre âge, celui qui nous a mené à un contre-modèle de développement humain et urbain.
    La route est encore longue!

  2. La situation économique de la Lorraine n’est pas la meilleure qui soit mais plusieurs choses sont à préciser.
    Tout n’est pas négatif dans la région et se lamenter n’amène pas de projet et surtout ne justifie pas d’en faire de mauvais parce qu’il faut en faire.
    Ensuite chacun sait la situation socio-économique de Farébersviller et là n’est pas la question de mon propos. Bien sûr qu’il faut créer de l’emploi de manière importante (encore que cela ne dit pas la nature des emplois ni que cela ne puisse suffire car les problèmes de cette commune sont plus larges) à Farébersviller mais il faut le faire de manière intelligente et large.
    Les grandes et moyennes surfaces défigurent nos villes et détruisent nos centres-ville, notre cadre de vie, notre environnement, notre vie sociale… depuis autant de temps que la crise est arrivée (années 1970) et malheureusement, même le sacrifice d’un développement harmonieux au nom de l’emploi n’a pas permis de compenser ces emplois.
    Sur le principe le raisonnement de l’emploi comme seul argument n’a donc pas de sens car il faut créer d’autres types d’emplois. Non seulement ceux annoncés ne sont pas forcément ceux qui sont à privilégier à long terme mais surtout leur localisation comme leur structuration posent des problèmes urbains majeurs que ce billet ne suffirait à détailler mais consommation de l’espace, tout automobile (le coup des lignes de bus est un peu faible pour ne pas dire plus) ou défiguration du paysage et destructions des centres-villes sont de lourds tribus à payer. Farébersviller est un exemple en soi mais ce n’est pas lui en particulier que je vise. Je pense qu’il faut arrêter avec ce développement sans aucun sens en termes d’aménagement du territoire.
    On peut aussi se poser la question de la place de la culture et de la vie sociale dans nos sociétés quand on voit la sacralisation d’un centre commercial aux yeux de tous. Mais essaye-t-on de se grandir et d’élever l’ensemble de la population vers d’autres modèles de développement économique et sociétal ? Oui, ce projet est prétexte à repenser notre modèle car Actisud, Linkling ou Nancy Sud sont autant de problèmes pour nos agglomérations. Et pourtant d’autres solutions existent.
    Je lance donc plutôt un appel à l’innovation plutôt qu’à la reproduction dans l’urgence d’un modèle connu dont on connait les méfaits mais dont on sait qu’à court terme il apportera de l’emploi. On peut toujours continuer de faire des zones commerciales au nom de l’emploi il faut accepter que ce modèle est en tout point de vue un nom sens et que de le condamner n’est pas une condamnation des habitants au chômage mais une ouverture vers d’autres emplois. Encore faut-il s’en donner les moyens et pour cela prendre conscience du problème, l’accepter et oser le surmonter.
    Merci de m’avoir laisser exprimer mon opinion qui n’est peut-être pas encore majoritaire mais qui a peut-être la possibilité de faire évoluer les mentalités à l’instar de ceux qui ont combattu pour sauver les centres historiques dans les années 1960-70…

  3. Je rejoins totalement l’opinion d’Anthony. Je pense qu’implanter un centre commercial dans un territoire sinistré ne résoudra aucunement son problème d’emploi. Une réflexion intéressante aurait du porté sur l’implantation d’industries, par exemple avec la création d’une filière éolienne ou gestion des réseaux électriques.
    Dans la configuration actuelle, les 750 emplois créés, bien que salutaires ne permettront de réduire les taux de chômage de Far que d’une épaisseur de trait … Un bien faible impact pour un tel prix écologique, environnemental et patrimonial.

  4. Anthony merci beaucoup pour ses précisions très pertinente,et vrai quand ont fouille un peu sur le sujet et effectivement « c’est deja sa de pris mais a quel prix ? ! » 😉
    Bonne journée

  5. Merci pour vos commentaires et vos remarques pertinentes. Cela dit, ce ne sont pas des parcs éoliens qui vont endiguer la fuite des consommateurs, et donc de richesses, vers Sarrebruck. Qui plus est, cette énergie ne peut peut-être qu’une énergie d’appoint qui doit être couplée la plupart du temps avec des centrales électriques. Par ailleurs, que penser de l’impact esthétique et environnemental de ces nouveaux moulins a vent ? Notamment sur les crêtes des Vosges ? D’autres voies de développement durable méritent davantage notre attention, comme la biomasse ou la géothermie.
    De même, pour revenir à grand Fare, le nouveau projet intègre pas mal de notions environnementales, c’est l à une des satisfactions de l’opposition des commerçants qui a permis d’améliorer la qualité architecturale de l’ensemble. Cependant, que l’on veuille ou non, nous sommes dans une économie de marché dans laquelle la concurrence doit être prise en compte. Par conséquent, si les commerces de centre-ville sont de qualité, ils survivront car ils attireront toujours des consommateurs, sinon, ils devront s’adapter ou disparaitre selon la loi du marché.

  6. Je n’évoquais pas la création un parc d’éolienne mais celui d’une usine de production, ensuite rappelons que c’est « grâce » aux grandes surface qu’on prive les petits producteurs agricoles locaux de débouchés contribuant ainsi à aseptisé nos campagnes avec les impacts que l’on imagine sur les paysages, l’économie locale et la vie rurale.
    Autre élément de contestation, à moins de 10 km de Far nous pourrons trouver les zones commerciales de Saint-Avold, Forbach et Freyming, alors que Sarrebrück est à une vingtaine de km. Où est donc la concurrence si les commerces existants ne rivalisent pas en terme de prix avec le Sarrland ?
    Enfin, la création du Fare amènera nécessairement la disparition des derniers commerçants du centre ville de Far qui amènera inéluctablement la municipalité à soliciter de nouvelles aides à la reconversion du C-V dans les années à venir … Et ce n’est que le début d’une nouvelle spirale de subvention pour cette commune qui a subi sans doute plus que les autres l’absence de préparation de la fin de la mine.
    Que dire alors de la fin prévu du pôle chimique de Carling qui lui aussi disparaîtra prochainement et pour lequel on peut constaté la même légèreté dans la reconversion territoriale …

  7. Dernière chose : Quelle est la cohérence d’une politique de sauvegarde de l’emploi par l’implantation à outrance de centres commerciaux ?
    Rappelons que la population lorraine et spécifiquement de Moselle Est ne dispose plus des revenus de leur travail, mais de de façon de plus en plus importante de la solidarité nationale par l’aide sociale …
    Il me semble que le problème est vraiment pris à l’envers …
    Revitalisons les communes rurales et développons une vraie politique de réindustrialisation !

  8. Complètement d’accord, ce projet n’intègre aucune réflexion à long terme.
    Et si l’on veut vraiment appliquer la loi du marché (ce qui n’a pas tout son sens en aménagement naturellement) et bien il faudrait déclarer ces territoires sinistrés puisque plus compétitifs. Alors on ne fait plus rien, on laisse faire?! Et bien la préservation du commerce de centre-ville c’est la même démarche.
    Côté écologie le bâtiment peut même être passif il reste un consommateur outrancier d’espace (tout sur un niveau… et le reste!) et les clients viendront majoritairement en voiture. C’est comme ces maisons écologiques où les gens viennent et reviennent en voiture, entre courses, écoles, travail… ça n’a pas d’intérêt ou si peu.
    La réflexion urbaine doit intégrer ces dimensions et bien avant la mode durable on avait compris que ces hypers étaient un non sens. Enfin apparemment tout le monde ne comprend pas alors on persiste et signe dans la précipitation et l’absence d’ambitions réelles.
    Si le centre-ville de Sarrebrück est si attractif c’est peut-être parce que la ville concentre moins de vastes zones périphériques au regard de sa taille alors que du côté français ces zones sont surdimensionnées et les centres-ville meurent.
    Une véritable analyse prospective s’impose et les retours d’expériences existent.

  9. OK, prenons un cas concret :
    disons que vous êtes maire d’une petite/moyenne ville de Moselle-Est, bassin déclinant depuis la fin de l’aventure du charbon, de la sidérurgie et des mines … autant de tragédies socio-économiques qui ont laissé un tas de gens sur la carreau
    Votre commune, bien que cherchant à créer une zone artisanale, n’a que de faibles perspectives de croissance et de développement, tant sur le plan démographique qu’économique. Rappelons aussi que le taux de chômage parmi vos administrés frôle les 30 %. La misère sociale gagne chaque jour du terrain. Votre ville est également coincée entre deux autres communes plus importantes, l’une à l’Ouest, l’autre à l’Est, et que nombres de vos concitoyens vont faire leurs courses soit dans l’une de ces deux villes, soit de l’autre côté de la frontière, en Allemagne, peut-être aussi selon la nature des biens recherchés.
    Un beau jour, un promoteur, intéressé par votre projet de zone commerciale et artisanale, vous soumet une proposition de centre commercial qui devrait générer plusieurs centaines d’emplois. Il ne demande pas vraiment de contrepartie, juste l’autorisation de s’implanter sur votre ban communal. Vous pensez alors que la roue a peut-être commencée à tourner, que vous allez enfin apporter des emplois à des familles, des voisins, peut-être même des amis habitués au chômage de longue durée. Que cela va apporter au moins un temps un peu de bonheur et de richesses à la ville.
    Quelle décision prenez-vous ? Seriez-vous prêt à dire à votre interlocuteur puis d’expliquer à vos administrés qui crient famine, « ben non, écoutez c’est bien beau tout cela, mais non, je ne partage pas votre vision de l’aménagement du territoire. Allez donc construire votre centre un peu plus loin, en Allemagne… »
    Vous venez d’envoyer un message fort et des signaux au marché et aux investisseurs qui se disent maintenant au cours des salons et des foires commerciales : « ben tu vois, en Moselle, ils ne sont pas trop chauds et sont plutôt réfractaires à tous projets et à tout changement, c’est dommage car je comptais bien m’y installer pour développer mon activité … »

  10. Cher bloggerslorrainsengages, vous venez de faire une description bien caricaturale de la situation et l’on reconnaît une pointe de stratégie de communication politique du type chiffon rouge …
    Anthony et moi voulons proposer des alternatives à un schéma purement commercial qui n’a rien de dévelopement économique pas plus que durable.
    Comment imaginer pouvoir construire un avenir pour cette commune putative sans industrie ou entreprise de service ?
    Dans dix ou quinze ans lorsque le secteur sera complètement sinistré, même les enseignes commerciales déserteront puisqu’il n’y aura plus de production de richesse locale et que la concurrence sera alors exacerbée …
    On aura alors détruit toutes les structures locales, annihilé les petits commerçants ainsi que ce qu’il reste de petits producteurs. On n’aura rien fait pour faire évoluer l’économie locale qui sera plus que jamais sous perfusion sociale …
    Regardons 10 km plus loin à Freyming-Merlebach :
    De nouvelles zones tentaculaires se développent de part et d’autre faisant venir une marée d’acheteurs, mais en contrepartie le centre-ville meurt, se délabre et donne plus que jamais l’aspect triste et sinistre d’une ville anciennement industrielle … qui resplendissait dans les années 80.
    Bilan en terme d’emploi ? Freyming a vu son taux de chômage explosé et compte désormais quasi uniquement sur l’économie sarroise …
    Pourtant partout aux alentours les HBL ont libérés ou tentent encore de libérer du foncier à vocation industrielle. Loin de me lamenter, je clame qu’il y a là un fantastique potentiel de terrains à réemployer avec le plus souvent des connexions ferroviaires pour des transports un peu plus verts … mais aucun plan de soutien au développement des PME et des centre-ville n’a été entrepris pour augmenter l’attractivité du territoire que ce soit du point de vue fiscal, territorial ou logistique.
    Au lieu de ça on appel « Reconversion » une politique uniquement commerciale consommatrice de surface vierge comme à Betting/Béning lès St-Avold, Behren, Morsbach et donc bientôt Fare. Quel échec!!!
    Rappelons également que le rapport emploi/surface/retombée locales/environnement est en faveur des petits commerces de proximité au détriment des grandes/hyper surfaces.
    Les investissements auraient donc été bien plus efficaces pour la ville de Farébersviller en ciblant le centre, mais évidemment, le calcul politique est tout autre … et l’on en revient toujours à une vision « courtermiste » de nos politiques qui manquent cruellement d’envergure et donc d’un poids national qui nous fait si cruellement défaut pour attirer les grandes entreprises.
    Dernière chose : Ce blog mériterait de mettre plus souvent en évidence les initiaves prises en dehors du pur sillon Nord-Sud … La Lorraine ne se limite pas à Thionville, Metz, Nancy.
    Parlez donc un peu plus souvent de la Meuse, de Longwy, de Sarrebourg, de Bitche … et de tous les autres … ou alors changez de nom !

  11. OK, cher Emmanuel, il ne s’agit pas d’une stratégie de communication de type « chiffon rouge », mais simplement d’un constat pragmatique. En attendant, ni vous, ni nous, ne sommes maire de Farébersviller, donc à moins de s’y présenter aux prochaines élections ou d’agir sur les intentions de votes, ni vous ni nous ne pouvons directement agir pour changer la situation actuelle de cette commune. Par conséquent, en attendant et faute de mieux, (Grand) Fare, même s’il est encore perfectible, reste toujours mieux que rien du tout.
    Au sujet des HBL, il est évident comme vous le souligner, que de nombreuses emprises foncières sont à reconvertir et à libérer. D’accord également pour une politique volontariste en faveur des PME et des entreprises de manière générale. Cependant, vous savez mieux que nous que le paternalisme exacerbé des HBL a conduit à une difficile reconversion des gens qui sont retrouvé au chômage, sans avoir jamais vu une facture d’électricité ou d’eau de leur vie. Ce manque de qualification (pour se reconvertir et trouver un autre métier) mettra peut-être plusieurs générations pour être corrigé. Toujours est-il que le bassin houiller et le massif dépressionnaire du Warndt se meurent et se vident, alors quand on voit toutes les histoires et le manque de stratégie collective (et de bon sens) des élus de ce secteur rien que pour s’entendre sur l’emplacement d’un nouvel hôpital (stratégie de « on préfère mourir chacun dans notre coin plutôt que de se serrer les coudes et de faire front commun ») a de quoi irriter.
    Pour votre critique sur les articles du site : comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, et bien prenez l’initiative de nous rejoindre et d’écrire des articles sur les Vosges et la Meuse pour en augmenter les statistiques.

  12. Bonsoir,
    Je rejoins à 100% l’avis de mes deux compatriotes qui critiquent ouvertement le projet ‘Fare’ qui n’est que le modèle d’un système commercial vieillissant et peu évolutif.
    Je me permettrais également de dire que sa situation géographique est une inépsie.
    Aussi, la remarque sur la ville de Sarrebruck et son centre-ville attractif est très pertinente. En effet, peu, très peu de mégas zones commerciales, et voyez le résultat en centre-ville l’activité.
    Enfin, j’ai esquissé un énorme sourire que je n’ai pu dissimulé devant la remarque plus que pertinente d’Emmanuel qui, à juste titre, ne manquait pas de rappeler que notre belle Lorraine, ne se limite qu’au sillion Lorrain pour ce blog intéressant, mais vraiment trop sponsorisé pour la haut…
    Enfin, je comprends, l’agglomération de Forbach et Sarreguemines, c’est déjà l’Allemagne…

  13. Le projet Grand Fare, mégazone commerciale de 28 600 mètres carrés comprenant un hypermarché de 8 000 mètres carrés et 14 moyennes surfaces de plus de 300 mètres carrés, prévu en bordure de l’A4 à Farébersviller, n’en finit pas de ne pas aboutir.
    Alors que le permis de construire avait été déposé en préfecture et que la Commission Nationale d’Aménagement Commerciale (CNAC) avait donné son feu vert en octobre 2010 (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/projet-grand-fare/), l’opération est au point mort depuis plus d’un an. Le chantier n’a même pas démarré. Outre l’opposition irraisonnée des associations de commerçants de villes (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/10/07/grand-fare-et-les-autres-autant-de-projets-qui-capotent/), un couac juridique est venu retarder une nouvelle fois le projet.
    Le Conseil d’Etat a en effet relevé une anomalie dans 120 dossiers contestés passés en CNAC. L’avis du ministre chargé du Commerce y fait à chaque fois défaut. Or, pour le Conseil d’Etat, cet avis, bien que consultatif, est indispensable. L’erreur vient des services de l’Etat français qui avaient en charge de collecter cet avis. Si bien que le début du chantier est compromis pour 2012.
    La CNAC a cependant validé une seconde fois le projet Grand Fare, en bonne et due forme. Le processus d’implantation de cette zone d’activités qui doit contribuer à diversifier l’offre commerciale tout en offrant une image dynamique de la Moselle-Est devrait donc reprendre. La prochaine étape est l’enquête publique, puis la délivrance du permis de construire.
    Grand Fare représente un investissement privé de 140 millions d’euros. Il doit permettre de réduire l’évasion commerciale non négligeable vers la Sarre.

  14. Suite à l’enquête publique de cet automne, le commissaire-enquêteur a émis un avis favorable au permis de construire du projet Grand Fare, mégazone commerciale de 28 000 mètres carrés qui doit voir le jour à Farébersviller, entre Forbach et Saint-Avold. Cet avis vient compléter le rapport de la Commission Nationale d’Aménagement Commerciale (CNAC), qui avait donné son feu vert en avril 2012.

  15. Le Conseil d’Etat a dernièrement rendu un arrêt qui valide définitivement le projet Grand Fare. Ce dernier avait fait l’objet d’un énième recours de la part d’associations de commerçants de villes de Moselle-Est opposées à sa réalisation.
    Le projet Grand Fare représente un investissement de 150 millions d’euros. Initialement prévu sur 30 hectares, il pourrait être étendu au vu de la demande.

  16. Grand Fare est toujours d’actualité, mais change d’identité pour s’appeler Best. Ce nouveau nom est destiné à attirer les investisseurs sur cette future zone commerciale de 29 000 mètres carrés située à Farébersviller. Carrefour a confirmé sa volonté de s’y implanter.

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