Déconstruction de la centrale de Richemont

La déconstruction de la centrale de Richemont, arrêtée depuis plus d’un an (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/04/27/un-autre-embleme-seteint/), devrait s’échelonner jusqu’à l’horizon 2020. La première opération, qui devrait prochainement débuter, consiste à déposer les 6,5 km du gazoduc entre Hayange et Richemont. Un chantier qui devrait durer un an, avant que ne commence la démolition des trois cheminées. 
Il ne devrait rester à terme plus rien de cette centrale thermique et de ses équipements qui ont marqué pendant 60 ans le paysage industriel lorrain. L’unité de production électrique a compté jusqu’à cinq tranches, trois de 55 Méga Watts et deux de 125 Méga Watts, et employé près de 500 salariés. Elle était alimentée par les gaz des hauts fourneaux de la sidérurgie lorraine. 
Rappelons que le gazoduc traverse cinq communes et franchit la Moselle à deux reprises, à Guénange et à Uckange. Il passe également à 10 centimètres sous le tablier de l’autoroute A 31 à hauteur de Richemont et au-dessus de voies ferrées du côté de Florange. C’est dire la complexité et l’envergure de l’opération de démontage. Cette dernière va libérer des terrains, notamment les abords de l’U4 à Uckange, qui va retrouver plus d’espace, mais aussi du foncier qui reviendra dans les plans locaux d’urbanisme des communes concernées. 
A noter qu’ERDF conservera à terme les 52 hectares du site réhabilité de Richemont, dans la mesure où c’est un site potentiel de production. 
La page de la Lorraine industrielle se tourne inexorablement. 

3 réflexions au sujet de “Déconstruction de la centrale de Richemont”

  1. Le démontage des 6,5 km de l’imposant gazoduc serpentant dans la vallée de la Fensch depuis plus de 60 ans constitue la première étape de la déconstruction totale de la centrale EDF de Richemont après l’arrêt de la production en 2008. Les morceaux de tuyau sont découpés aux dimensions idéales pour être refondus. Le 1er juin à minuit, le gazoduc aura totalement disparu du paysage. Seul un tronçon sera conservé pour mémoire sur le site touristique du haut-fourneau U4 à Uckange (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/06/09/uckange-une-memoire-de-fer/). La prochaine étape visible de ce chantier de déconstruction hors-normes interviendra en 2012 avec la destruction des cheminées de la centrale. A noter enfin que la réhabilitation complète du site de Richemont est prévue à l’horizon 2020.

  2. Ultramoderne à son époque, la centrale sidérurgique EDF de Richemont sera bientôt démolie. Hors service depuis quelques années, elle fait l’objet d’un long parcours de démantèlement. Les différents réseaux de feeders (gazoduc), longs tuyaux serpentant dans les vallées de la Moselle, de l’Orne et de la Fensch qui véhiculaient le gaz de hauts-fourneaux et alimentaient les turbines de la centrale ont été les premiers à disparaître début 2011. Il s’agit maintenant de faire table rase des bâtiments d’exploitation et annexes et d’abattre les trois cheminées pour envisager une requalification de la zone. Le désamiantage et la déconstruction du bloc usine s’étaleront de mi-2013 jusqu’à fin 2017.

  3. 33 ans passé a travailler a la Centrale de Richement.Dans le bruit infernal des turbines,des pompes des excitatrices.Bonjour les décibels .Et la poussière du charbon broyé,le danger permanent du gaz de haut-fourneau ,le mazout brut .Pas de repos .La centrale marche 24/24 et les dimanches fallait travailler aussi pour l’entretien .La semaine de 50 heures était de mise ,

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