200 000 mirabelliers en Lorraine

On compte, en Lorraine, 1 200 hectares de vergers exploités par 200 professionnels, qui pratiquent tous une autre activité agricole. En y joignant les jardins familiaux, la surface monte à quelque 2 000 hectares, ce qui représente au total environ 200 000 mirabelliers sur tout notre territoire. Les arboriculteurs récoltent en moyenne 8 000 tonnes de fruits par an, soit plus de 70 % de la production mondiale de mirabelles.

Malheureusement, le nombre d’arbres a fortement diminué entre 1950 et 1990, malgré la création en 1953 de l’appellation d’origine réglementée de l’eau-de-vie de mirabelle de Lorraine. 

La recherche des variétés « oubliées », menée aujourd’hui par l’AREFE (Association Régionale d’Expérimentation Fruitière de l’Est), a en réalité été initiée dès 1950 par l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique), qui avait alors certifié deux mirabelles : celle de Nancy, provenant des villages de Lucey et de Thélod, ainsi que la mirabelle de Metz, dont le berceau est situé à Scy-Chazelles. 

A noter également que la récolte des mirabelles suscite un fort emploi saisonnier. Elle fait en effet appel chaque été à plus de 1 000 salariés.

7 réflexions au sujet de “200 000 mirabelliers en Lorraine”

  1. Bonjour,
    Que faut il penser de l’intêret pour la création d’un conservatoire des variétés, serait ce justifié ? (notamment pour assurer la pérennité de la variété de Metz) Ces conservatoires sont ils normalement portés par les Conseil Généraux : par exemple Laquenexy ?

  2. Bonsoir,
    Du point de vue du botaniste et du scientifique, il y a un intérêt à conserver et à recencer ces différentes variétés (caractéristiques …). Imaginez qu’une maladie ravage nos vergers comme le phyloxera ravagea nos vignes au début du XXème siècle, tout ceci serait utile pour replanter et relancer la production.
    Par ailleurs, d’un point de vue économique et commercial, il y a des variétés plus ou moins sucrées, résistantes et plus ou moins appropriées à tel ou tel terroir.
    Enfin, en ce qui concerne les conseils généraux : à confirmer. Toujours est-il que c’est bien le CG 57 qui porte désormais le centre de Laquenexy. Il a ajouté avec succès au volet horticole, une démarche touristique et pédagogique très intéressante.

  3. Le conservatoire des vergers que l’AREFE (Association Régionale de l’Expérimentation Fruitière de l’Est) développe à Hattonville est le berceau de la renaissance de la mirabelle de Lorraine. Ce paisible coin de Meuse recense 70 variétés de fruits.
    Le pigment rouge sur les mirabelles est une caractéristique des mirabelles de Lorraine. Il provient de l’écart de température entre le jour et la nuit. Dans les régions où les nuits sont chaudes et plus sèches, les fruits restent jaunes. Par ailleurs, les mirabelles sont recouvertes d’une petite couche protectrice blanche et cireuse que l’on appelle la pruine. Elle améliore la conservation du fruit.
    A noter également que dans les vergers d’Hattonville, la récolte d’abricots, très précoce elle-aussi, est excellente cette année.

  4. En dehors des jardins particuliers, la Lorraine compte environ 300 000 mirabelliers dans ses vergers et 250 producteurs. Le potentiel total de la récolte de mirabelles est estimé entre 15 000 et 18 000 tonnes. La Lorraine totalise à elle seule 80 % de la production mondiale. La récolte des mirabelles génère 1 000 à 2 000 emplois saisonniers selon les saisons et un chiffre d’affaires de 10 à 20 millions d’euros. Malgré la réputation de l’eau-de-vie lorraine, la distillation de la mirabelle ne représente que 10 % de la production annuelle. Il y a vingt ans, c’était presque le double.

  5. A partir de la floraison, la mirabelle met entre 108 et 138 jours pour mûrir. Un mirabellier donne sa pleine production à partir de 8 ou 9 ans. On le dit juvénile à 7 ans, adulte à 12 ans. Mais aujourd’hui, les plus anciens mirabelliers dépassent facilement 30 à 40 ans. De plus, s’il est bien entretenu, un mirabellier peut aller au-delà de 80 ans.

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