De l’aménagement des routes et des voies publiques

Si nous nous permettons d’écrire cet article, c’est parce que nous n’arrivons toujours pas à comprendre comment certains élus aménagent et conçoivent la réfection de la voierie. Nous avons d’ailleurs déjà essayé de vous sensibiliser à ce sujet. Pour exprimer notre point de vue sur la question, nous allons prendre deux exemples dans le Sud messin. 
La ville de Marly a ainsi dernièrement, et après de longs mois de travaux, en raison d’un hiver rude, procédé à la réfection et au réaménagement d’un de ses principaux axes de circulation au centre-ville, à savoir, la rue de la Croix Saint-Joseph, pour être précis. De nouveaux réverbères ont été installés et les câbles enterrés comme l’exige la loi. Les trottoirs ont également été refaits et pavés. Des dos d’ânes ponctuent désormais la route, afin de limiter la vitesse. C’est pourquoi celle-ci a aussi été réduite sur sa largeur. 
Ces changements ont, d’après leurs concepteurs, pour but d’améliorer la sécurité de tous les usagers : automobilistes, comme piétons et cyclistes. Nous ne sommes absolument pas de cet avis. En effet, ici comme ailleurs en Lorraine, la réfection de la rue et la réduction de la chaussée, n’ont donné lieu à la mise en place d’aucune piste cyclable. Par conséquent, la sécurité n’est pas assurée, car si les vélos roulent sur la chaussée, comme le code de la route l’exige s’il n’y a pas de piste cyclable clairement matérialisée, compte-tenu du fait que cette dernière a été rétrécie, les voitures désirant les doubler créent inévitablement un danger, aussi bien pour les cyclistes, que les automobilistes devront serrer au plus près pour dépasser, que pour eux-mêmes, si d’aventure un autre véhicule arrivait en face. Et que dire si les vélos se mettent sur les trottoirs : ils devront s’attaquer à de fortes dénivellations, de véritables montagnes russes aussi brutales que soudaines au niveau des entrées de garage (il faut vraiment le voir pour le croire !). Ils risquent aussi de heurter des piétons sur les parties étroites des trottoirs destinées à accueillir des places de parking. De même, pour démontrer que cet aménagement a été mal pensé, que dire de l’absence cruelle au niveau des passages piétons de marquages au sol destinés aux personnes malvoyantes et aux aveugles ? Là-aussi, la sécurité est-elle assurée ? Evidemment non. Ce point est d’autant plus paradoxal que presque tous les autres passages piétons de la ville y sont équipés. Ce qui nous amène à penser qu’il va falloir prochainement casser les pavés et tout ce qui vient d’être refait pour équiper les passages de la rue de la Croix Saint-Joseph. Ce qui est complètement absurde et stupide. De l’amateurisme. 
Enfin, et ce sera notre second exemple, rappelons que la route départementale 955 a été elle-aussi refaite et élargie, il y a quelques années déjà, notamment en raison de son croisement avec la rocade Sud de Metz. Cette route relie, entre autres, Metz à Verny, en passant par Magny, Pouilly et Fleury. Eh bien, comme presque toutes les autres départementales qui sont réhabilitées, la RD 955 ne s’est pas vue doter de pistes cyclables sécurisées. Ce n’est pourtant pas la place qui manque à côté ! Cela dit, nous ne voulons pas que ces dernières soient installées le long de la route, mais que de véritables chemins soient créés à quelques mètres et séparés de la voierie par un fossé, à l’instar de ce qui se fait depuis des lustres en Allemagne, notamment dans le Bade-Wurtemberg. Alors c’est certain que le prix de réalisation de l’ensemble n’est pas le même. Mais dans ce cas, arrêtez, s’il vous plaît, mesdames et messieurs les conseillers municipaux, généraux et régionaux, de prendre les gens pour des cons en ces heures propices au développement durable. 

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