Le vélo trace sa route dans les villes de Lorraine

Profitons de cette période estivale, propice aux ballades et aux découvertes, pour faire un petit tour d’horizon des projets consacrés au vélo dans les principales agglomérations de Lorraine, à savoir Metz, Nancy et Thionville. 
Côtes, pavés, tradition automobile et opposition des commerçants ont longtemps fait que Metz soit considéré comme une ville peu propice au développement du vélo. Pourtant, selon la municipalité, Metz sera 100 % cyclable dans 10 ans. La ville va en effet consacrer à ce dossier 2 millions d’euros par an (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/05/29/une-ville-100-velo/). Les parties cyclables tracées en ville seront, dans la mesure du possible, matérialisées par une différence de niveau. Rappelons également que la mise en place d’un système de location en libre-service avait été l’intention initiale de la nouvelle équipe municipale. Mais l’engouement est vite retombé. Tout comme l’espoir porté par le lancement d’un vélo électrique par l’Usine d’Electricité de Metz (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/05/03/appelez-le-velec/).Le coût est en effet estimé au bas mot à 3 300 euros par an pour une bicyclette traditionnelle, pour un parc efficient à un millier d’unités. La ville entend cela dit faire des propositions avant la fin du mandat du maire dans ce domaine. 
Nancy a de son côté choisi de favoriser la pratique du vélo pour délester ses rues de la circulation automobile. Les vélos en libre-service y ont fait leur apparition, il y a deux ans avec le système VélOstan (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2008/10/20/gare-au-velo-stan/). Ces derniers coûtent chers à la collectivité. Celle-ci dépense en effet 800 000 euros par an en frais de fonctionnement. Les habitants de l’agglomération disposent néanmoins de 25 stations stratégiquement disposées. D’ici à la fin de cette année, Saint-Max et Vandœuvre seront à leur tour équipés de bornes. 
Depuis quelques semaines, les cyclistes de la cité ducale peuvent également emprunter des itinéraires dédiés, ainsi que des voies à contresens de la circulation. C’est dans ces trente kilomètres de zones à 30 km/h que tous les usagers de la route apprennent à cohabiter, puisque toutes les chaussées sont à double sens pour les cyclistes. Cette mesure permet de raccourcir les trajets, mais aussi de voir arriver les voitures en face. Nous ne sommes cependant pas franchement convaincus par cette mise en pratique qui repose sur le respect strict des automobilistes du 30 km/h, souvent difficilement tenable. Permettez-nous de douter de cette douceur et de cette légèreté du pied sur le plancher. 
A Thionville, la municipalité a lancé un grand plan de pistes cyclables, dans lequel un million d’euro a été budgété cette année pour la réalisation de vingt kilomètres aller-retour. L’objectif est de construire 50 km de pistes cyclables d’ici la fin du mandat du maire actuel et d’atteindre 8 % d’utilisateurs contre 3 % aujourd’hui. Dans la cité mosellane, malgré deux emplacements stratégiques, les locations de cycles demeurent anecdotiques, car ici, les habitants utilisent leur propre vélo, d’où la multiplication des gares-cycles. Elles étaient quarante en centre-ville, elles seront bientôt près d’une centaine. 
Enfin, où que l’on soit, pour faire du vélo en milieu urbain, il faut quand même que le terrain s’y prête. Ce qui n’est pas toujours le cas. A moins de s’appeler Contador et/ou d’être « chargé », les spécialistes de la petite reine nous comprendrons, relier Longwy-Bas à Longwy-Haut ou le centre de Nancy au CHU-Brabois n’est pas à la portée de tout le monde. 

8 réflexions au sujet de “Le vélo trace sa route dans les villes de Lorraine”

  1. A Metz, vaut mieux pas non plus trop fréquenter les hauteurs de Queuleu… Mais bon, ça, c’est de la géographie et on ne va pas demander à Gros d’installer un téléphérique! Cela dit, quelles que soient les promesses de la municipalité, il est difficile d’admettre que les choses avancent réellement pour les deux-roues. Pistes cyclables qui ne débouchent sur rien, voies essentielles dépourvues de sécurité pour les cyclistes (Jean-XXIII, av. De Lattre, etc.)… Bref, il est encore impossible de ne pas rouler sur les trottoirs. Visiblement, et malgré la bonne foi que je prête au maire, il y a encore d’autres priorités.

  2. Epinal a une très belle voie qui va jusqu’a Bouzey a partir du port,sinon en ville depuis plusieurs années ont peut traversée la ville du nord au sud en longeant la moselle !
    Pour le reste dans les différents quartiers il faut avoué que c’est maigre mais la morphologie de la ville aide pas,le maire actuelle Michel Heinrich a l’image de Gros pour Metz change les choses….lentement,depuis les grands changement apporté au centre ville dans ces deux villes ! (d’ailleur quand ont connait ses deux villes une chose frappe quand par la suite ont prend une carte,les deux villes se ressemble beaucoup au niveau de l’urbanisme,la morphologie ! )
    Pour Bar le duc j’ai un ami qui habite la bas et c’est a priori très bien aménagé pour les cycliste mais maheureusement je ne peut vous donné plus d’info connaissant peu cette belle ville,je n’y suis passé qu’une fois 🙂

  3. Bonjour et merci pour ces informations.
    Pour Bar-le-Duc, c’est étrange, quand nous y sommes allés (voir album photo à droite), un hiver il y a quelques années, nous n’avons pas le souvenir de pistes cyclables. Cela a peut-être changé. Et savez-vous pour Verdun, les bords de Meuse ont été aménagés depuis a priori ?

  4. 80 km de pistes cyclables sillonnent aujourd’hui la ville de Metz. 70 % des 17 km du tracé du Mettis (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t855-mettis-a-metz) seront également accompagnés de pistes cyclables. Mais attention, il sera interdit de rouler sur les voies, contrairement à Nancy derrière le tram par exemple. Les cyclistes attendant à présent que Metz Métropole se saisisse de la compétence pistes cyclables, afin d’aménager un réseau sans discontinuité.

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