Aucune solidarité lorraine pour les victimes des dégâts miniers

Leurs maisons s’effritent et s’effondrent. Ils ont été expropriés et sont depuis trop longtemps sinistrés. Ce sont les victimes des dégâts miniers des bassins de Lorraine du Pays Haut, comme à Auboué ou Moutiers par exemple, et du Warndt, à l’image de Rosbruck. Pourtant leur sort ne semble pas émouvoir les parlementaires français et surtout lorrains, en tout cas ceux présents dans l’hémicycle de l’assemblée nationale. Ainsi, personne ou presque, mis à part quelques députés, n’ont moufté pour défendre les sinistrés, que ce soit en 2003 lors de la loi sur les risques industriels ou plus récemment, en mai 2010, au sujet des amendements liés à la modification de la loi « après-mines » du Grenelle II sur l’environnement. Ces amendements, qui penchaient naturellement en faveur des sinistrés, n’ont de même pas été défendus par le rapporteur du projet de loi de ce Grenelle, le soi-disant Lorrain Bernard Plancher. Inadmissible. Nous pouvons nous demander en outre où était Aurélie Filippetti, qui aime souvent à dire qu’elle défend la cause des anciens mineurs lorrains. Il est grand temps que la conscience politique lorraine change.

Les BLE condamnent ces agissements purement personnels et élèvent en principe la solidarité lorraine et la défense des intérêts de la Lorraine et des Lorrains. Les BLE apportent tout leur soutien aux associations et aux collectifs de défense des sinistrés des dégâts miniers.     

2 réflexions au sujet de “Aucune solidarité lorraine pour les victimes des dégâts miniers”

  1. Il y a enfin du nouveau dans l’étude sur les affaissements de terrain qui touchent depuis plusieurs années la commune d’Hilsprich, près de Sarreguemines. Les forages effectués depuis la mi-septembre ont en effet permis de détecter une couche de sel, quasi pure, à 72 mètres de profondeur. Elle s’étend pour l’heure jusqu’au environ 100 mètres.
    Cette découverte vient corroborer les conclusions des études géophysiques. Depuis deux ans maintenant, c’est l’une des pistes pouvant expliquer les mouvements de terrains. Le sel serait dissous par de l’eau, dont les scientifiques ne connaissent pas la provenance.

  2. Le clocher de l’église de Rosbruck, dans le Bassin houiller, a dernièrement été détruit. L’édifice, construit en 1960, penchait dangereusement. Il est l’un des symboles des dégâts miniers qui touchent la commune depuis près de trois décennies et la fin de l’exploitation du charbon en sous-sol. Les fondations de la tour de trente mètres de haut ont aussi été retirées. Plus de trois mètres cubes de béton avaient été coulés en vain au milieu des années 1990 pour relever le clocher, dont le dévers était de 2,5 %. Il y avait 75 cm de décalage entre le sol et le sommet. Les plaques en galet lavé de 40 kg fixées tout le long du clocher constituaient les éléments les plus dangereux dans la mesure où elles risquaient de se décrocher.
    A noter que si les cloches ont été démontées, les habitants entendent toujours sonner la messe grâce aux haut-parleurs qui ont été installés.

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