Ca bouge autour de Pompidou-Metz

Nous vous avions fait part il y a quelques mois des premières esquisses sur la Halle qui longera le parvis du Centre Pompidou-Metz (CPM) et le parking souterrain. Cette dernière a depuis été revue et corrigée pour prendre une allure définitive. Fait de verre et acier, cet immeuble commercial et de bureaux aura aussi une forme légèrement en vague. La Halle constituera en quelque sorte le trait d’union entre le musée d’art contemporain, la gare et le futur Centre des Congrès. Rappelons que le projet prévoit également l’accueil d’un hôtel dans sa partie tertiaire. Profond de seulement douze mètres, le bâtiment aura une longueur de plus de 120 mètres. Les commerces ouvriront à la fois sur l’avenue François Mitterrand et sur le parvis des droits de l’homme.
Juste en face du Centre Pompidou-Metz, le célèbre designer Philippe Starck a dernièrement confirmé son intérêt pour réaliser un hôtel portant sa griffe, le « Mamma Shelters ». Le site envisagé se trouve sur l’emprise SNCF, dont le principe d’aliénation est acté. Le problème c’est qu’il faudra encore un certain temps pour réussir à déterminer qui de la SNCF ou de RFF possède quoi. Rappelons que ces équipements et ces bâtiments avaient été construits bien avant que la mission de transporteur de la compagnie nationale soit dissociée de celle de l’exploitant du réseau. Philippe Starck est bien connu des Messins, puisque son nom avait déjà été associé à celui de la ville. En effet, les lampadaires futuristes et élancés de la Place du général de Gaulle rénovée ont été signés de la main de ce designer. Ces derniers ont par ailleurs la caractéristique d’effectuer une rotation de leur partie supérieure la nuit venue. Un vrai bal de lumière au couchant.
Enfin, nous ne pouvons pas nous empêcher de glisser un dernier petit mot sur le début de polémique suscitée par le drapeau installé sur la flèche du Centre Pompidou-Metz. Au départ, ce fut bien entendu celui de l’entreprise Demathieu et Bard qui flottait sur le chantier. Depuis et pour l’inauguration du musée d’art contemporain par Nicolas Sarkozy, c’est celui de la république française qui y trône. Mais comme ce dernier n’a aucune légitimité à y être, il suffit de regarder de plus près la faible part de financement octroyée par Paris pour s’en convaincre, certains pensent que le blason noir et blanc de la ville de Metz devrait le remplacer. Une bonne idée, certes. Mais dans un souci de ne pas faire du CPM un emblème purement messin, le drapeau le plus approprié serait à  os yeux celui de la Lorraine (et non pas le truc stylisé de la région Lorraine). Là, le symbole serait puissant et au-delà de tout contentieux politiciens.

4 réflexions au sujet de “Ca bouge autour de Pompidou-Metz”

  1. Plusieurs raisons peuvent expliquer, selon nous, l’inversion de la bande alérionnée du drapeau lorrain sur le logo du Conseil Régional (CR) de Lorraine :
    Il s’agit d’une part d’un logo stylisé (modernité ?) réalisée par Charlie Eli Couture.
    D’autre part, le sens initial des Alérions et de la bande signifie en héraldique la noblesse. Le fait de l’inverser, volontairement ou non, suggérait-il alors l’idée d’un renversement des « classes » ?, de rendre plus « populaire » (au sens étymologique du terme) le blason lorrain ?
    Enfin, la raison principale est une image « cachée », une sorte de discours ou d’affirmation politique et économique. En effet, symboliquement, le sens de la bande alérionnée du logo du CR, c’est-à-dire allant du bas gauche vers le haut droit, traduit neuronalement une dynamique de croissance et de prospérité que l’on observe généralement dans les courbes et les graphiques économiques. Autrement dit, l’action et la politique du CR iraient dans le « bon » sens pour redresser la Lorraine et seraient synonymes de prospérité.

  2. La densité de construction du Quartier de l’Amphithéâtre doit s’apprécier en englobant le parc de la Seille. Ce dernier occupe 20 hectares sur les 40 que compte le quartier contemporain. Par ailleurs, les immeubles ont été conçus de manière à ménager des respirations et à y installer des commerces. Il y aura des places, des jardins suspendus et des passerelles.
    Sur les 300 000 mètres carrés de bâti programmés, il reste encore des espaces que la multiplicité des chantiers occulte.
    3 000 à 4 000 personnes vivront dans ce quartier et y travailleront. Près de 2 500 emplois vont y être créés et des centaines de millions d’euros y auront été investis.

Laisser un commentaire