Fin du Festival de Ville-sur-Yron

Cannes, ses paillettes, sa montée des marches. Une semaine plus tard, Ville-sur-Yron, ses agriculteurs, ses vaches. Ou l’histoire du superflu et de la réalité du quotidien. La 12ème édition de Caméras des Champs, festival du film documentaire sur l’agriculture et sur le monde la ruralité, s’est dernièrement conclue à Ville-sur-Yron (54) dans une salle René Bertin comble, au son des applaudissements. En l’espace de cinq jours et de 25 projections gratuites, 3 000 spectateurs sont passés par cette salle de cinéma éphémère. Le jeune réalisateur, Aurélien Lévêque, auteur d’El Puesto, conte sauvage et portrait poétique de Marin, homme vivant seul au milieu des étendues de la Patagonie argentine, en est sorti grand vainqueur avec deux prix.

2 réflexions au sujet de “Fin du Festival de Ville-sur-Yron”

  1. Depuis plusieurs années, Caméra des Champs, festival international du film documentaire sur la ruralité connaît un succès grandissant. Le nombre de spectateurs accueillis à Ville-sur-Yron est en effet en constante progression. La reconnaissance de l’événement progresse aussi dans la mesure où les organisateurs ne comptent plus les sollicitations de responsables de manifestations similaires en France et à l’étranger. L’ambition du festival lorrain est de montrer les mutations des mondes ruraux à travers la projection de films documentaires, afin d’initier des débats avec le public, des tables rondes et des expositions. La formule plaît et provoque une véritable émulation au sein du village.
    A noter enfin que la 13ème édition du festival se déroulera du 25 au 29 mai 2011. Comme toujours, toutes les projections prévues dans la salle René Bertin seront gratuites.

  2. A la fin des années 1970, à Ville-sur-Yron, en Meurthe-et-Moselle, chaque arrivée du printemps était fêtée selon le rituel profane des rameaux ou Trimâzo. Dans leurs plus beaux atours, les filles à marier séduisaient les jeunes hommes au travers de chants et de danses. Un moment vivifiant durant lequel l’ensemble du village mettait la main à la pâte pour faire de cette fête un événement inoubliable. Des artisans se sont par la suite associés à ce rendez-vous, drainant des milliers de visiteurs, le temps d’un week-end.
    A la fin des années 1990, les fêtes de villages ont commencé à se faire de la concurrence et avec l’avènement des Vieux Métiers d’Azannes, le Trimâzo de Ville-sur-Yron est tombé en désuétude. L’idée est alors venue d’installer dans les granges des téléviseurs et quelques chaises pour y diffuser des documentaires. L’initiative a séduit. Les gens ont pris le temps de s’arrêter et de visionner les films. C’est comme cela qu’est né Caméras des champs.
    250 films plus tard et des dizaines de milliers de spectateurs, le festival est devenu un incontournable dans le monde de l’audiovisuel. Les œuvres, qui viennent du monde entier, racontent et décrivent la campagne, tirent des signaux d’alarme et apportent des réponses concrètes aux problèmes rencontrés par le monde rural. La convivialité et surtout la gratuité sont les pierres angulaires de la manifestation.

Laisser un commentaire