Des ruches en ville

Après le Parc de la Seille à Metz, trois ruches ont dernièrement été installées sur le toit de la chaufferie biomasse Dalkia de Vandœuvre-lès-Nancy, juste à côté des panneaux solaires et sur une toiture végétalisée. On est pourtant ici au cœur d’une Zone à Urbaniser en Priorité (ZUP). L’industriel a cela dit décidé de jouer le jeu de la protection de l’environnement et de la biodiversité en accueillant les ruches de l’Abeille lorraine, afin de disposer d’un bio-indicateur sur la qualité environnementale locale. A chaque récolte, des analyses de la qualité du miel et des pollens seront en effet effectuées par le CETAM (Centre d’Etudes Technique Apicole de Lorraine). 

Avec le développement du fleurissement dans de nombreuses villes lorraines, l’abeille trouve une grande diversité florale et les plantes mellifères nécessaires à son alimentation. Il semblerait aussi que les pertes soient moins fortes au sortir de l’hiver. La ville serait donc un terrain de moins en moins hostile à l’abeille. Un paradoxe alors qu’en milieu rural, l’apiculture connaît une certaine décroissance. Enfin, à l’heure du développement durable, les abeilles en ville, ça fait chic pour les maires. Une opération très médiatique qui permet toutefois d’attirer vers cette activité de nouvelles générations.

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  1. 35 kg de miel ont dernièrement été récoltés dans les 3 ruches placées en mai sur le toit de la chaufferie de la rue Jeanne d’Arc à Vandœuvre-lès-Nancy. Rappelons que la Lorraine compte plus de 4 000 ruches. Rien qu’en Meurthe-et-Moselle, 800 apiculteurs exercent leur profession.

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