Le petit éolien a le vent en poupe

Alors que c’était un marché de niche il y a encore deux ans, les produits sont désormais bien calibrés pour les particuliers. Par exemple, avec un produit classique de 5 kWh, l’industrie du petit éolien peut fournir 70 % des besoins en électricité d’une famille de 4 personnes. Avec un mât qui mesure moins de 12 mètres de haut, une petite éolienne ne fait pas plus de bruit qu’un lave-vaisselle. Elle revient en outre en moyenne à 23 000 euros, mais il possible de déduire 8 000 euros en crédit d’impôt. Il faut de plus compter en moyenne 10 ans pour avoir un retour sur investissement. Cette solution, c’est celle qu’à choisi un pisciculteur lorrain à Hattigny, dans le Pays de Sarrebourg, afin de subvenir à ses besoins en électricité. 
Grâce à ce patrimoine piscicole creusé au XVème siècle par des moines cisterciens, notre homme arrive à produire pour la pêche de loisir 10 tonnes de poissons par an, notamment des carpes, des gardons, des tanches, des brochets, des perches et des sandres. 
Mais il a besoin de courant pendant les périodes de pêche. Ainsi, en novembre, alors que la nuit tombe rapidement, la lumière s’avère nécessaire, tout comme l’oxygène fourni par des générateurs qui fonctionnent à l’électricité. Avant l’installation de l’éolienne, ce sont des groupes électrogènes qui étaient utilisés, mais ce procédé est polluant et cher. Tandis que l’éolienne génère du courant en continu, stocké sur 10 batteries de 200 ampères installées dans le local de pisciculture. Cette technologie permet également de disposer de 2 ou 3 jours d’autonomie. Cela dit, comme l’exploitation piscicole se trouve dans un couloir de vent entre les éoliennes de Foulcrey et la crête des Vosges, il est extrêmement rare qu’il n’y ait pas de vent.  
Après l’installation de son éolienne, le pisciculteur a maintenant d’autres projets. Il envisage ainsi de créer une école de pêche en partenariat avec Center Parcs. Par ailleurs, il va prochainement s’engager dans une démarche biologique, afin d’obtenir un label et pour peut-être vendre le poisson à la consommation. En attendant, une partie de la production va être transformée en filets fumés et en rillettes, en collaboration avec le domaine de Lachaussée dans la Meuse.  

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