Fabrication d’un hélicoptère en Lorraine

Après la construction du Skylander (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/11/03/les-bases-du-skylander-sont-posees/), la Lorraine s’apprête désormais à fabriquer un hélicoptère du côté de Florange par l’intermédiaire de la société Serolor !

Il faut dire que le fabriquant de pièces mécaniques qui compte 7 salariés a véritablement pris son envol. Serolor a ainsi été la première entreprise à utiliser des machines cinq axes de fraisage. De même, la société honore aujourd’hui la production de pièces mécaniques aussi bien pour des équipementiers automobiles que pour des horlogers comme Rolex, des carburiers ou encore des activités sidérurgiques. A noter que l’entreprise exporte 60 % de sa production.

Malgré cette montée en puissance, le projet de fabriquer un hélicoptère est venu du contexte de crise économique. Serolor devait prendre un virage afin de ne pas sombrer. L’entreprise s’est donc lancer dans ce pari un peu fou. Après tout, un hélicoptère, ce n’est qu’un assemblage de pièces mécaniques qu’elle sait faire. Aujourd’hui, tout a été planifié, calculé sur ordinateur et testé via des logiciels spécialisés. Le dénommé H1G1 est donc en bonne voie. Il s’agira d’un biplace, tripale, équipé d’une turbine. Long de 8 mètres et pesant 700 kg, 100 nœuds sont espérés à son compteur. A noter que les essais au sol et en vol devraient avoir lieu cet été, afin de pouvoir décrocher le certificat de navigabilité dans la foulée et pouvoir participer au salon Hélitech d’Estoril au Portugal. Ceci permettrait à la société d’y commencer la commercialisation. Le PGD de Serolor tenait absolument à développer ce concept en Lorraine. Cet hélicoptère en kit devrait a priori séduire de riches particuliers souhaitant s’offrir un petit appareil personnel, voire la gendarmerie française pour surveiller les côtes et les bords de mer, mais aussi les fermiers qui veulent regrouper leur troupeau sur de vastes étendues comme en Australie ou encore des écoles de pilotage. L’hélicoptère lorrain peut en effet vraiment décoller sur le marché de la formation, dans la mesure où il est petit et consomme moins que les « Alouettes ». Il pourrait enfin permettre de démocratiser ce type d’appareil.

(Source : presse régionale) 

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