La Bergamote à nouveau protégée

La Bergamote de Nancy bénéficie désormais d’un organisme de gestion qui lui permet d’être à nouveau garantie par une Indication Géographique de Protection (IGP). A noter que le célèbre bonbon de la cité ducale était protégée par l’IGP, délivrée par l’Union européenne, depuis les années 1990, mais l’indication était conditionnée par l’obtention d’un label. Or, le «label lorrain», dont se prévalait à l’époque le bonbon, a disparu. Il a donc fallu constituer un service de gestion contrôlé par un organisme certificateur, afin de conserver l’IGP.   
Rappelons que l’essence de bergamote, d’abord utilisée dans l’eau de Cologne, puis transformée au XVIIIème siècle en bonbon par le pâtissier du Duc de Lorraine Stanislas Leszczynski, alors à Nancy, provient de Sicile et de Calabre. De nos jours, le bonbon répond à un cahier des charges très strict. La confection de la bergamote de Nancy fait intervenir de l’eau, du sucre, du glucose, de la bergamote bien entendu et surtout le savoir-faire des confiseurs lorrains !   

2 réflexions au sujet de “La Bergamote à nouveau protégée”

  1. Seulement quatre producteurs lorrains peuvent confectionner la Bergamote de Nancy IGP. Il s’agit de la Confiserie Stanislas, de Lalonde, des Sœurs Macarons et de la Confiserie des Hautes Vosges de Plainfaing. A eux quatre, ils écoulent tout de même près de trois tonnes de ces doux bonbons.
    Né d’une pratique artisanale, ce savoir-faire unique, auquel on identifie Nancy depuis 1857, répond à un cahier des charges très précis. L’essence naturelle doit ainsi être extraite du fruit du bergamotier cultivé exclusivement dans la région de Calabre. L’eau et l’essence mélangée à du sucre de glucose doivent par ailleurs être portées à 150°C. La caramélisation donne au bonbon cette couleur dorée qui fait penser à celle des grilles de la Place Stanislas.

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