Transports transfrontaliers : à quand une action ?

Le microcosme des transports s’est dernièrement agité au Pays des Trois Frontières, où l’éventualité de la création d’une ligne transfrontalière baptisée Moz’l depuis Yutz par le transporteur luxembourgeois Weber a fait bondir la CGT (Confédération Générale du Travail) de la société mosellane TransFensch. L’occasion pour nous de faire le point sur la situation des transports dans cette partie de la Lorraine. Comme un cris du cœur et de colère des travailleurs frontaliers qui n’en peuvent plus de cette cacophonie politique. 
Il faut dire que bizarrement depuis le succès incontestable de Vilavil et sa fameuse ligne 300, tout, mais alors tout est bloqué de par et d’autre de la frontière. Un immobilisme politique frappant et accablant, d’autant plus à l’heure de l’Union Européenne et de la libre circulation des hommes et des marchandises dans l’espace Schengen. Où ça ? Schengen. Ah oui au Luxembourg, non loin de là. Pourtant, les frontaliers lorrains plébiscitent et apprécient énormément ce nouveau moyen de transport collectif. Mais bon, apparemment certains n’écoutent pas, ou plutôt n’entendent pas leurs doléances. Depuis février 2009 et le refus de Paris au Luxembourg d’ouvrir trois lignes au niveau de Yutz, Garche et Basse-Ham (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/04/23/le-transport-frontalier-freine/), plus rien ne bouge. Alors déjà que cela avait mis un certain temps, pour ne pas dire un temps certain, pour s’activer, les frontaliers lorrains ne sont pas prêts de voir le bout du tunnel. De même, la demande de TransFensch de créer une ligne 301 entre Gasperich, Howald et la Cloche d’Or, déjà tracée, n’a bien entendu pas abouti non plus. Pensez-vous, le Luxembourg n’a fait que répondre du berger à la bergère. Si bien que dans cette partie de ping-pong politicienne, c’est toujours les travailleurs frontaliers qui trinquent et qui subissent les désagréments dans leur quotidien. Il faudrait vraiment maintenant que les élus lorrains et luxembourgeois, via les services de la préfecture, acceptent sans polémique ni politique, simplement dans l’intérêt général de leur concitoyens, de travailler ensemble une fois pour toute afin de dégager des solutions pratiques et concrètes ! Ca urge ! Il est grand temps que cesse cet incroyable surplace ! 

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