Woippy sous un nouvel angle

Woippy, ville de 14 000 habitants de l’agglomération de Metz, offre depuis quelques années un nouveau visage, loin des vieux clichés qui peuvent encore être véhiculés. Démonstration.

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Chaque année, des milliers de fleurs, de plantes et d’arbres poussent à l’abri dans les serres municipales. Tous ces végétaux s’en vont ensuite prendre racine au milieu des 130 massifs floraux, des 500 jardinières et des 200 bacs qui ornent les rues et les nombreux espaces verts de Woippy (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/07/10/woippy-surfe-sur-une-vague-verte/). Les agents municipaux gèrent ainsi au total près de 80 hectares de verdure. Depuis fin novembre, un centre pédagogique de découverte de la nature est venu se greffer aux serres municipales (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/01/29/woippy-inauguration-dun-centre-dedie-a-la-nature/). Celui-ci est composé d’un bâtiment de haute qualité environnementale, respectueux de la nature et qui dispose d’une pompe à chaleur et de deux panneaux solaires. On y trouve également des ruches, un potager, un élevage d’escargots, ainsi qu’un espace consacré aux lombrics, afin de montrer leur efficacité dans le recyclage des déchets. Mais ce sont véritablement les animaux de la ferme qui attirent le plus les visiteurs. De même, à la sortie de la ville, le parc du Pâtis s’étend sur 22 hectares. Il est constitué de terrains de sport et d’un parc animalier très prisé. A noter aussi que Woippy salue la naissance d’un Woippycien en plantant un jeune arbre. En 10 ans, plus de 2 300 arbres ont ainsi pris racine dans les différents espaces verts de la commune. Des panneaux présentant la liste des enfants et leur date de naissance complètent cette charmante initiative. La municipalité prévoit maintenant de créer d’ici 2011 une plage sur les berges du plan d’eau et de réaménager les anciennes sablières. Les trois étangs composant l’étendue d’eau seront réunis. Ils conserveront néanmoins des îlots centraux afin d’y préserver la végétation. Une fontaine sera également ajoutée au milieu de l’espace aquatique, tout comme autour 11 hectares d’espaces verts, des aires de jeux, ainsi qu’un centre nautique où il sera possible de pratiquer la voile.   

Woippy est aussi connu pour la fête de la fraise. Entre 1868 et 1980, la production de fraise a ainsi fait la prospérité et la renommée de la ville, et plus généralement du Val de Moselle. En 1868, deux vignerons de la commune ramenèrent d’un voyage dans la région de Brest quelques plants de fraisier. Adaptée au climat lorrain, la culture de la fraise se développa rapidement. Elle remplaça notamment l’activité viticole, décimée par les guerres et le phylloxéra. Les années 1920-1930 furent véritablement l’âge d’or de la fraise en Pays Messin. C’est d’ailleurs à cette période que fut créée la fête de la fraise, qui a lieu tous les ans au mois de juin. En 1955, la Moselle produisait jusqu’à 9 000 tonnes de fraises, soit  près d’un tiers de la production en France. Mais le climat et la concurrence des pays étrangers à bas coûts ont finalement eu raison de la production de fraises à Woippy. Cela dit, on en retrouve encore chez certains producteurs, ainsi que dans les serres municipales. 

Woippy est enfin une cité d’histoire, comme en témoigne un sentier qui invite depuis quelques années les visiteurs à découvrir le patrimoine de la ville. Ponctué de sept étapes, l’itinéraire passe notamment par la célèbre Haute-Maison datant du XVème siècle (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/09/20/woippy-la-haute-maison-veillera-sur-les-enfants/), le haut de la rue de Nachy, qui est la plus vieille rue de Woippy et où se trouvent des maisons du XVème siècle, l’église qui fut construite entre 1848 et 1950 et où se situe le premier monument aux morts, la maison de Biche ou encore le château datant du XIIIème siècle. 

(Source : presse régionale)

1 réflexion au sujet de “Woippy sous un nouvel angle”

  1. La parade des Fraises de Woippy 2012 a attiré de nombreux spectateurs le long du parcours et dans la tribune d’honneur. La reine et ses dauphines trônaient sur leur char blanc parsemé de fleurs de papier. Trois géants, des gilles qui ont échangé le fruit du jour contre leurs oranges, des grognards de Napoléon, l’Empereur lui-même, des majorettes, des personnages de dessin animé, des danseurs costumés façon Far West, des troupes de carnaval de Moselle-Est, des batteries fanfares, un cracheur de feu et des travestis formant une pyramide humaine faisaient partis du cortège.

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