Labry vous ouvre son patrimoine

Si vous passez un jour dans le Jarnisy, n’hésitez pas à faire un saut à Labry. Cette bien charmante localité regorge en effet de curiosités. Les abords de l’église Saint-Gorgon, qui date de 1837, regroupent quelques uns des plus beaux fleurons du patrimoine labrysien. En premier lieu, vous apercevrez la motte féodale datant du XIe siècle, qui fut élevée sur un site où une présence humaine est attestée dès le Ier siècle de notre ère. De l’ancien château féodal, il ne reste plus que le donjon, à savoir la tour Mahuet qui remonte au XIIIème siècle. L’édifice abrite aujourd’hui une galerie d’art. L’ancien presbytère datant de 1753 est quant à lui accolé à la maison du bouc. A noter que l’église du village renferme la plaque de marbre noir de la tombe de François Orly, qui fut l’un des derniers seigneurs de Labry. La commune arbore encore de nos jours son blason. La ferme fortifiée du colombier, construite en 1561, constitue un autre bel exemple de l’histoire locale. En raison de son architecture à cour fermée et de son ancienneté, elle constitue un édifice unique dans ce secteur. La chapelle Saint-Roch a quant à elle été érigée en 1854 par les habitants de Labry après l’épidémie de choléra qui épargna le village. La commune lorraine abrite également l’hospice Fidry, bâti en 1860, devenu aujourd’hui maison de retraite, un magnifique moulin restauré sur l’Orne qui a conservé sa machinerie d’origine, ainsi qu’un cimetière de 1915 qui a été créé à l’initiative des troupes allemandes qui occupaient alors le village. Il abrite les tombes de 1 695 victimes militaires et civiles de toutes nationalités.

1 réflexion au sujet de “Labry vous ouvre son patrimoine”

  1. Des ouvriers du SESMA (Service pour l’Entretien des Sépultures Militaires Allemandes) ont dernièrement découvert avec amertume que la porte du cimetière de Labry avait été dérobée. Il s’agit d’une pièce unique en bronze coulée dans les années 1920 derrière laquelle est fixé un petit coffre contenant toutes les informations relatives à ce lieu de mémoire. Sur ces documents figurent en effet les noms des 823 soldats allemands enterrés, mais aussi des éléments d’identification des 825 victimes des dommages collatéraux reposant dans la fosse commune. Selon les ouvriers chargés de la conservation de ces sépultures, il semblerait que des actes similaires aient malheureusement été commis dans deux autres cimetières en Meuse.

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