Le TGV plombe l’hôtellerie lorraine !

Les hôteliers lorrains sont certainement ceux qui parlent le mieux du fameux effet TGV. Et pour eux, la situation est tout bonnement … catastrophique. Ainsi, les taux d’occupation des hôtels ont par exemple chuté à Metz de 8 à 10 %. L’activité a globalement chuté en Lorraine de 3 à 5 %. Les raisons de cette déconvenue ? Tout d’abord, la clientèle d’affaires, qui restait en moyenne une à deux nuits et qui fait désormais l’aller-retour dans la journée quand elle ne se déplace plus du tout. La crise est également venue porter le coup de grâce à l’hôtellerie lorraine, même si l’arrivée du TGV a légèrement développé la clientèle de loisirs venant de Paris.   
Bien qu’aussi frappés par la crise, les territoires touristiques sont cependant ceux qui s’en sortent le mieux. C’est notamment le cas des Vosges qui concentrent 30 % de l’offre hôtelière en Lorraine. Il s’agit du département où la baisse de fréquentation est la moins flagrante, en particulier grâce à la clientèle hivernale.   
Ce qui est le plus préoccupant dans cette histoire, que ce soit pour clientèles d’affaires ou de tourisme, c’est que les perspectives de redressement à court terme sont minces. Il y a bien sûr l’arrivée du Centre Pompidou à Metz. A titre de comparaison, avant l’ouverture de l’antenne du Guggenheim, il y avait 19 hôtels à Bilbao. Il y en a désormais 53. Mais les professionnels lorrains attendent cependant beaucoup plus de retombées d’un centre des congrès. Nancy sera doté du sien en 2012 (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/04/27/nancy-le-nouveau-centre-des-congres-comme-vitrine-de-lagglomeration/), alors que celui de Metz est actuellement en discussion (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/02/07/pour-le-nouveau-centre-des-congres-de-metz/). Un argument de plus pour notre dernier exposé ! 

1 réflexion au sujet de “Le TGV plombe l’hôtellerie lorraine !”

  1. il fallait s’attendre à cela dès le départ. ce n’est pas un train, de surcroît planté en pleine nature, qui attire de l’activité économique.
    il faudrait relocaliser

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