Pour le nouveau centre des congrès de Metz

Nous estimons, pour les raisons que nous allons vous énumérer ci-dessous, que le nouveau centre des congrès de Metz Métropole (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/07/21/le-palais-des-congres-relance/) est une véritable nécessité. 
Ce projet, qui prévoit la construction d’un complexe entre la gare SNCF et le Centre Pompidou-Metz, représente un investissement d’au moins 60 millions d’euros, financé sous la forme d’un partenariat public-privé. Si cette somme peut vous apparaître à première vue relativement conséquente, notamment après la réalisation du musée d’art contemporain et en prévision du futur réseau de transport Mettis (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/02/16/metz-le-grand-chantier-des-transports/), elle n’est rien comparée aux retombées économiques qui pourraient profiter à toute l’agglomération. Ce centre des congrès apparait en effet indispensable à une ville de Metz qui entend rattraper son retard en la matière, après s’être endormie sur ses lauriers pendant de longues années et qui aspire désormais à exister dans le concert des grandes agglomérations pour ce qui est de l’accueil et de l’organisation de congrès. Il faut dire que ces derniers témoignent du dynamisme d’une cité et de sa capacité à être un centre décisionnel. Ils apportent en outre un bénéfice non négligeable au tourisme d’affaire et à l’économie locale. 
Après l’ouverture de l’antenne du célèbre musée Guggenheim à Bilbao, la ville espagnole est ainsi passée de l’organisation de 80 congrès par an à plus de 900 ! Si la comparaison est plus ou moins crédible avec Metz, elle a toutefois le mérite d’être intéressante et de lever le voile sur certaines vérités à mettre en avant. Car avec un centre des congrès à proximité immédiate de la gare et du Centre Pompidou, Metz disposerait d’un atout indéniable pour séduire les investisseurs, créateurs de richesse, et les entreprises. 
C’est pourquoi la réalisation de ce palais des congrès est une opportunité créée par la vile elle-même qu’il convient de ne rater pour rien au monde, sous peine de voir Metz replonger dans l’anonymat le plus total sur la scène internationale. Cette infrastructure constitue en quelque sorte le « service après vente de Pompidou ». Metz doit ainsi apprendre dès aujourd’hui à tirer profit de son investissement dans le musée d’art contemporain et dans la venue du TGV. 
En attendant, la communauté d’agglomération de Metz Métropole semble avoir pris la bonne décision en votant la création d’une association de préfiguration pour ce projet et en y injectant 10 millions d’euros. Certains appellent cela de l’ « ingénierie financière ». 

Laisser un commentaire