Vie et mort du Heylock

Dans la tradition des carnavals de Moselle, celui de Sarrebourg revêt un caractère bien particulier, symbolisé par le personnage même du Heylock. Ce fameux mannequin géant de papier mâché est en effet cette année appelé à être brûlé le 17 février prochain, sur une barge lancée sur la Sarre. L’horrible poupée est actuellement en train de naître des mains des employés municipaux. Pour 2010, il s’agira d’une sorte de tortue extraterrestre de 5 mètres de long appelée Dinolock, qui a été esquissée par une petite fille. La bête se démarquera ainsi des précédents Heylocks. En effet, la posture assise de cette hideuse effigie a été abandonnée au profit de celle d’un quadrupède hybride.

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Le Heylock à Sarrebourg en 2008 (Crédits photos: blog Sarrebourg 57400)

Traditionnellement, la combustion du Heylock marque la fin des festivités du carnaval, de cette période d’allégresse et de défoulement pendant laquelle les rôles sociaux sont inversés et tournés en dérision. Malheureusement, le Mardi Gras sarrebourgeois actuel n’est que le pâle reflet de celui d’antan, lorsque la société carnavalesque locale de l’époque recouvrait toute la ville de cotillons, tant la fête battait son plein. Cette année, il ne subsistera ainsi plus qu’une après-midi récréative pour les enfants le mercredi 17 février. Le même jour, le Heylock défilera dans les rues de Sarrebourg, avant de partir en fumé sur la Sarre. Une cérémonie qui semble bien être l’un des derniers vestiges, qui se consume tout doucement, du carnaval d’avant …

4 réflexions au sujet de “Vie et mort du Heylock”

  1. La population sarrebourgeoise va devoir une nouvelle fois mettre un terme au règne du Heylock en l’immolant par le feu, le jour du mercredi des Cendres.
    Le géant monstrueux déambulera dans les rues de la ville pendant la journée avant de s’en aller en fumée sur les bords de la Sarre. Son itinéraire sera ponctué de haltes où des animations et une distribution de bonbons attendront les enfants.
    Le Heylock est une fête typiquement sarrebourgeoise qui trouve sa source dans les cultes païens. Autrefois, on brûlait un mannequin, personnification de l’hiver, pour que le printemps arrive et que les récoltes soient bonnes. Le Heylock représente aujourd’hui l’originalité de Sarrebourg en ces temps de carnaval en Lorraine.

  2. Cette année, pour des raisons budgétaires, la Ville de Sarrebourg a malheureusement décidé de ne pas organiser la parade du Heylock et son sacrifice rituel qui prenait depuis des décennies la forme d’une mise à feu du monstre sur les berges de la Sarre. Organisé longtemps par la Société Carnavalesque de Sarrebourg, l’évènement était depuis institué par la Ville. La manifestation représentait chaque année un budget de près de 20 000 euros pour le matériel et les heures de travail des agents des services techniques. Ces dernières années, le Heylock était l’œuvre du gagnant du concours de dessin réservés aux enfants de la commune.
    En 2015, il ne restera donc des traditions carnavalesques de Sarrebourg que le bal des enfants prévu le Mercredi des cendres à la salle des fêtes.
    Le Heylock, monstre de Carnaval propre à Sarrebourg, ne subit pas là son premier coup d’arrêt en plus d’un siècle d’existence. Mais il a chaque fois fini par renaître de ses cendres.
    Peu avant sa mise à feu, le géant est recouvert de papier, remplie de paille et de pétards pour donner à l’embrasement un côté plus spectaculaire. Une fois partie en fumée, la foule s’empresse de regagner les restaurants de la ville qui s’accordent tous à proposer des harengs marinés au menu ou du jambonneau pour ceux qui préfèrent. Cet aspect de la tradition sera également maintenu cette année.

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