Le Parc Naturel Régional de Lorraine entend préserver ses paysages

Le Parc Naturel Régional de Lorraine (PNRL) a été créé il y a maintenant 35 ans, afin de préserver des territoires aux ressources naturelles exceptionnelles et des paysages d’une beauté et d’un calme insoupçonnés. Il entend aujourd’hui constituer un modèle d’économie résidentielle qui a su conserver de manière intacte son caractère originel. Cependant, cet ensemble de 215 000 hectares, allant de la plaine de la Woëvre au Pays des Etangs, mais scindé en deux parties par le Sillon mosellan, s’enrichit chaque année de nouveaux habitants.

Ainsi, entre 2000 et 2006, plus de 4 000 personnes sont venues s’y installer, soit quatre fois plus que la moyenne observée en Lorraine selon l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques). Se pose alors pour le parc la question de savoir concilier expansion démographique et développement économique avec la nécessité de préserver les espaces naturels, qui sont ni plus ni moins sa raison d’être et qui en font justement tout le charme et l’attractivité. Il convient donc pour le PNRL de gérer l’arrivée de ces nouveaux habitants, le plus souvent des rurbains exigeants en matière de services et particulièrement consommateurs d’espaces naturels et agricoles. Mais les 188 communes du parc, qui sont avant tout marquées par une forte présence artisanale, ne connaissent  pas toutes une expansion homogène.

Ainsi, la partie Ouest du PNRL, proche des agglomérations de Nancy et de Metz, et qui englobe des villes importantes comme Toul, Commercy ou Pont-à-Mousson, se situe en position périurbaine.

La partie Est, essentiellement le Saulnois, présente quant à elle une démographie et une économie plus en retrait, puisqu’étant moins peuplée, plus agricole, et composée d’une population plus âgée.  C’est ainsi surtout l’Ouest du parc qui attire des néo-ruraux, groupe qui se caractérise avant tout par une classe moyenne de jeunes diplômés actifs qui ont des enfants. Le problème, c’est que leur arrivée entraîne la construction de zones pavillonnaires, qui grignotent chaque année un peu plus les vergers. Si la partie Ouest apparaît comme chamboulée par cette expansion démographique, la partie Est parvient quant à elle plus aisément à préserver son caractère naturel, dans la mesure où les communes y préfèrent judicieusement les réhabilitations des centres anciens des villages.

Enfin, l’impact du tourisme vert, qui attire beaucoup de monde, que ce soit des Lorrains ou des étrangers qui recherchent des milieux naturels préservés et authentiques, n’est pas à négliger. Car cette population de vacanciers ou de touristes de passage est aussi exigeante en termes d’infrastructures. La base de loisirs de Mittersehim possède ainsi près de 600 bungalows sur les abords de son étang. On constate le même engouement du côté du lac de la Madine. Ces touristes et la construction de résidences secondaires viennent donc alimenter l’économie locale. Encore faut-il en maîtriser harmonieusement l’évolution, dans l’intérêt de tous. 
(Source : presse régionale, INSEE) 

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