Quand le forum livrera ses secrets …

Les fouilles ont récemment repris au parc archéologique européen de Bliesbruck-Reinheim au niveau du forum, véritable centre névralgique et commercial de la cité gallo-romaine de Moselle. Cette nouvelle campagne scientifique est menée par une équipe internationale, composée notamment d’étudiants italiens, suite aux liens tissés lors de l’exposition consacrée à Pompéi il y a quelque temps sur le site. En 2008, une abside ainsi que des constructions avaient déjà été mis à jour. Ceci avait permis de dévoiler un grand bâtiment rectangulaire, peut-être une fontaine monumentale ou un nymphée. Cette année, les archéologues ont décidé d’élargir le périmètre des fouilles afin d’étudier l’agencement des constructions devant et derrière la fontaine. A cette fouille, s’ajoute celle d’un des bâtiments jouxtant le forum. Celui-ci devait être assez imposant, comme le laissent suggérer son plan basilical ainsi que ses piliers. Les archéologues ont immédiatement retrouvé des tuiles, ce qui signifie que l’édifice a fini par s’écrouler sur lui-même, préservant ainsi des vestiges qui pourraient peut-être éclairer les scientifiques sur la fonction du bâtiment dans la cité gallo-romaine des bords de la Blies. Cité de plusieurs milliers d’habitants dont on ne connaît toujours pas le nom …

3 réflexions au sujet de “Quand le forum livrera ses secrets …”

  1. Les fouilles ont dernièrement repris au Parc Archéologique Européen de Bliesbruck-Reinheim. Une équipe franco-italienne poursuit en effet ses investigations sur le forum pour la quatrième année consécutive. L’objectif est de tenter de comprendre la fonction des bâtiments encadrant ce qui devait abriter une fontaine monumentale, notamment la basilique, qui au temps des romains n’était pas un édifice religieux, mais souvent un lieu de pouvoir. Les chercheurs ont minutieusement dégagé les bases des piliers de grès et ont étudié une des pièces qui a subi des transformations durant l’Antiquité tardive. Dans l’autre bâtiment, sans doute dédié au commerce, l’équipe s’est concentrée sur une cave. Un troisième groupe cherchait les traces des chemins empierrés menant des thermes à la voie romaine, pour comprendre comment s’organisait la circulation sur cette ancienne place publique. S’il n’y a pas eu, pour l’heure, de découverte majeure, les archéologues ont fait un pas de plus dans la compréhension de cette cité gallo-romaine qui n’a toujours pas livré son nom.

  2. Après quatre ans de fouilles, le site archéologique de l’ancienne église de Bliesbruck, détruite en 1944, n’a pas encore livré tous ses secrets. Mais les recherches d’une quinzaine d’étudiants, parmi lesquels des Belges de l’Université Libre de Bruxelles, ont permis d’en apprendre plus sur l’édifice enfoui situé sur la rive droite de la Sarre. D’après les éléments découverts, les spécialistes s’accordent à dire que le chœur daterait du IXème siècle. La fouille de la nef, si elle était programmée, permettrait d’en savoir plus.
    Les scientifiques savaient déjà que l’église avait été construite sur les bases d’une précédente plus petite, élevée au XIVème siècle et détruite en 1772. Ils savaient également qu’un état primitif de l’église existait avant le XIVème siècle. Cela dit, rien n’explique à l’heure actuelle pourquoi et quand l’ancien site gallo-romain de Bliesbruck a été abandonné au profit de la rive droite de la Sarre.

  3. Jusqu’en 2013, les fouilles s’étaient concentrées sur le forum, en face des thermes de Bliesbruck. Fruit d’un partenariat établi entre le Conseil départemental de la Moselle et l’Université de Chieti-Pescara, ces recherches sur le site archéologique ont notamment permis de dévoiler les vestiges d’une fontaine monumentale. Les fouilles se concentrent désormais sur la partie méridionale de la cité. Des prospections ont été menées dans ce secteur. Elles mettent en évidence des bâtiments et une voie romaine.
    Agglomération secondaire de l’Empire romain comme il en existait tous les 20 ou 30 km, l’ancienne cité des Médiomatriques n’a pas encore dévoilé tous ses mystères. Comparable à Pompéi, en superficie tout du moins, elle reflète le développement urbain et les modes de vie adoptés entre le II et le IIIème siècle après J-C.

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