Le sport professionnel mis à mal par l’idéologie du maire de Metz

Décidément la ville de Metz se retrouve souvent ces derniers temps au centre de l’actualité lorraine, la plupart du temps bien malgré elle. Mais, en refusant de participer au financement du match de boxe d’envergure internationale de Mahyar Monshipour organisé par le Boxing Club de Metz, le premier magistrat de la cité lorraine s’est une nouvelle fois bien mal mis en évidence. Résultat des courses, le champion s’en ira combattre au Galaxie d’Amnéville. Au moins c’est toujours en Lorraine. Une bien maigre consolation. S’il a fallut attendre 4 mois pour connaître la réponse des services municipaux messins, finalement négative à un mois de l’organisation du combat, preuve du réel sérieux et intérêt portés à Metz pour la chose, une semaine à peine aura suffit aux équipes amnévilloises pour ficeler et régler cette affaire de la meilleure façon. Ce qui est d’autant plus pitoyable et regrettable pour la première ville de Lorraine c’est qu’après le championnat du monde de la Dombasloise Anne-Sophie Mathis, Metz était en train de se spécialiser dans les combats de boxe de haut niveau. Cela aurait presqu’assurément débouché sur l’organisation d’évènements d’envergure mondiale. Un beau gâchis donc. Bravo monsieur le maire ! Car en effet tout monde s’accorde à dire que la ville souffre d’un manque cruel de notoriété. Alors logiquement on préfère passer à côté de l’organisation de tels évènements afin d’arranger les choses. Qui sait après tout ? Cependant comprenez vous que le maire actuel est très mal à l’aise avec le sport d’élite. C’est d’ailleurs peut-être plus avec le mot en lui-même ou le concept auquel il renvoie qu’il semble fâché. Le sport professionnel est associé à une logique financière que notre malheureux n’aime pas.  Cela se traduit donc sur la politique sportive de la ville, qui dépend fortement de l’idéologie de ceux qui en ont la responsabilité. Ainsi, l’annulation de ce gala de boxe, au-delà du fait qu’il s’agit d’une mauvaise affaire pour Metz et son image, traduit surtout à quel point l’emprise de l’idéologie est forte sur toutes les décisions prises ici. Aujourd’hui, cette même politique sportive des masses se résume seulement au basket et au marathon. Très insuffisant pour une ville de la taille de Metz. Quand on sait combien des clubs comme le FC Metz ont apporté pour la ville, rien qu’en la faisant connaître en France et à l’étranger afin de bien en prononcer le nom, cette décision est d’autant plus inadmissible. Puisse encore la coupe d’Europe de marche avoir bien lieu le 24 mai prochain, où l’on attend la présence de plus de 350 compétiteurs internationaux représentant 38 nations, dont des champions olympiques, ainsi qu’une retransmission directe à la télévision. Mais peut-être n’est-ce pas assez populaire ?

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