Désenclaver la Lorraine ferroviaire vers le Sud

6 heures pour un Metz-Lyon, plus de deux pour gagner Belfort à partir de Nancy. La logique implacable de ces chiffres véritablement aberrants a poussé le Conseil Economique et Social (CES) de Lorraine à soumettre un rapport à la mission Blanc, destinée à la redynamisation du Grand Est suite aux terribles restructurations militaires. Pour cela, … Lire la suiteDésenclaver la Lorraine ferroviaire vers le Sud

Saint-Quentin : un mont comme symbole de toute une agglomération

Le Mont Saint-Quentin, point culminant du Pays Messin, attire l’Homme depuis des millénaires. Ce promontoire des Côtes de Moselle a de tout temps inspiré les passions et suscité les convoitises. Il a toujours constitué une position stratégique de la plus haute importance, permettant aux troupes de toutes les époques de contrôler Metz et sa périphérie. La présence humaine y est attestée dès la Préhistoire. En effet, des outils datant d’au moins 5000 ans avant notre ère ont été retrouvés sur ses pentes. Le Mont Saint-Quentin est selon la légende, l’ancienne colline du Tignis Mons ou Mont des Charpentes, qui offrait jadis le bois nécessaire à de nombreux usages. Ce n’est qu’après le IXème siècle, lorsque les reliques de Saint-Quentin furent déposées à son sommet, dans une petite église, que le mont prit son nom actuel. La vigne, importée par les Romains, y prospérait autrefois. Des traces d’une telle culture remontent ainsi au IIème siècle. C’est cette même vigne qui fut chantée par le poète latin Ausone sur les bords de la Moselle. Elle fut ensuite l’activité des religieux. En effet, le plus ancien propriétaire du Mont n’était autre que l’Evêque de Metz. Le vin fit par la suite la richesse et la prospérité des Messins aux XIIème et XIIIème siècles. La vigne qui courrait sur les flancs du Saint-Quentin et dans la vallée fut presqu’entièrement anéantie par le phylloxéra au début du XXème siècle, avant d’entamée une renaissance depuis une dizaine d’années. Il faut donc imaginer qu’au moment de la construction des forts dès 1868, le haut du Mont n’était pas recouvert d’arbres mais de ceps et de quelques taillis. Mais depuis l’abandon des forts, la nature a repris le dessus et l’urbanisation grignoté quelques espaces.

Avec une telle histoire, il n’est pas étonnant que certaines associations s’inquiètent du projet d’aménagement touristique de la Communauté d’Agglomération de Metz Métropole (CA2M), dont les travaux préparatoires, à savoir débroussaillage et dépollution, viennent de débuter. Il faut en effet savoir que le site est à la fois classé, en tant que site historique et site Natura 2000, dans la mesure où il abrite des espèces protégées comme une vingtaine d’orchidées différentes des pelouses calcaires, des chauves-souris rares, la chouette hulotte ou le hibou moyen-duc. Aussi les associations craignent pour la conservation du riche patrimoine militaire du Mont, mais également d’autres éléments comme les ruines d’une maisonnette ayant appartenu à une élève de Laurent Maréchal, ou encore les quatre arbres de la Croix-Cueillat qui marquent l’emplacement où l’on brûlait autrefois les sorcières.   

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Metz : un nouveau stade, oui, mais où ?

Dans le projet de nouveau stade, l’option des terrains militaires de la base aérienne de Frescaty est considérée aujourd’hui comme la plus pertinente. Même si d’autres possibilités subsistent, notamment sur les terrains bientôt abandonnés par le 2ème Régiment du Génie … 
Le FC Metz disposera-t-il d’un nouveau stade dans quelques années? C’est en effet la question que se pose depuis maintenant des mois et des mois de nombreux Messins sans que personne ne puisse véritablement y répondre. Car le projet de stade est encore et toujours au stade du projet. Pourtant, Metz se voit dans la peau d’un candidat à l’Euro 2016, au même titre que Nancy ou Strasbourg. 
Du côté de la ville de Metz, si la perspective d’agrandir le stade Saint-Symphorien n’a pas été complètement écartée, la tendance est tout de même largement à la construction d’une nouvelle enceinte. Une manière de rentabiliser les deux tribunes, Est et Ouest, construites il y a quelques années à peine, en ces temps de crise. Metz ou comment jeter l’argent par les fenêtres. Car il est bien vrai que le pétrole coule à flot par ici. Ainsi, abandonner le mythique Stade Saint-Symphorien, mais pour en faire quoi ensuite ? C’est toute la perplexité d’un autre débat qui en laisse déjà plus d’un dubitatif… 

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Restructurations militaires à Metz, ou comment le maire a abdiqué

Si la première ville de Lorraine est la plus meurtrie après les restructurations militaires c’est peut-être et surtout aussi car elle n’a pas été défendue par ses représentants et autres élus. En effet, alors qu’au début du XXème siècle, Metz était la ville la plus fortifiée du monde, elle n’a jamais aussi été vulnérable qu’aujourd’hui sur le plan politique. L’Histoire ne pourra jamais dire si l’ancienne municipalité dirigée par un homme au caractère bien trempé, peut-être trop même, aurait pu assurer le salut, ou en tout cas offrir un dernier baroud d’honneur, à cette cité trois fois millénaire, qui a vu débouler nombre de hordes d’envahisseurs depuis les grandes invasions barbares. Toujours est-il que le maire actuel ne pouvait pas arriver au plus mauvais moment s’il devait un jour arriver. Profitant de la plus grande confusion et de la plus grande désunion dans le camp adverse il su tirer son épingle du jeu lors des dernières municipales. Ainsi, pour la première fois de son histoire, la ville de Metz basculait du côté socialiste. Et en paya le prix cash immédiatement. En offrant le fauteuil de maire à un homme aussi crédule et compatissant que Dominique Gros, les Messins allaient donner l’occasion au président français, via les restructurations militaires, de favoriser tous ses copains répartis un peu partout sur le territoire, sauf ou presque en Lorraine. En outre, alors que l’on pouvait légitimement attendre une réaction d’orgueil, une rébellion de la part d’un maire faisant parti de l’opposition gouvernementale, c’est tout le contraire qui se produisit à Metz. La passivité et la douce soumission aux promesses illusoires du chef de l’Etat français l’emportèrent sans aucune difficulté dans une ville connue pour sa courtoisie et sa modestie devenues désormais légendaires. Et ce n’est malheureusement pas la triste manifestation de 4000 personnes de l’automne dernier qui a montré à quel point les Messins étaient mobilisés par le sort funeste que l’étranger leur réservait. Car, c’est fois-ci il faut bien l’admettre, le premier magistrat de la ville ne pouvait espérer de son peuple une quelconque action. Et vu que lui et son équipe étaient tout aussi incapables d’agir, il n’est pas bien difficile de comprendre pourquoi Metz fut sacrifiée sur l’autel de la réforme des armées. C’est tout simplement parce que Paris savait pertinemment qu’il n’y aurait ici strictement aucune résistance, de la part de la population ou des élus de la majorité ou non, dans la mesure où ces derniers étaient et sont toujours en attente d’une quelconque et hypothétique plus haute nomination qui donnerait un sérieux coup d’élan à leur carrière politique aussi pathétique que plate. Metz est ainsi la ville payant le plus lourd tribut à cette réforme avec la perte de six unités, dont la base aérienne 128 de Metz-Frescaty (2 502 hommes), représentant 10% de l’effort national. Certains argueront que ce terrible constat n’en pouvait être autrement puisque cette ville abritait déjà moult garnisons et autres régiments. Donc proportionnellement… Cela dit ce sont ces mêmes personnes qui n’ont pas bougé d’un pouce pour empêcher, ou du moins atténuer des mesures aussi iniques. Car, on voit dans quelle logique cette réforme a été menée, il n’était pas bien difficile de l’anticiper et de préparer la riposte. Visant à faire des économies par regroupement ou pure dissolution de certaines unités militaires, le livre blanc veut dans ce sens transférer le régiment médical et ses 1055 personnels près de Lyon sur un site accueillant déjà et seulement 700 personnes et strictement incapable d’en recevoir plus, sans un investissement de plus 40 millions d’euros pour la construction de nouveaux bâtiments ! Elles sont belles les économies réalisées ! Alors qu’à Châtel-Saint-Germain, les casernes, tout juste rénovées, pourraient largement contenir les gens de Lyon. Le même exemple peut être pris avec la base aérienne 128. Les arguments de la défense de Metz n’étaient donc pas difficiles à avancer et à communiquer à la presse ou à tout groupe de pression.

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Restructurations militaires : démonstration par l’absurde

Pour vous monter à quel point les restructurations militaires arrivent à défier toute logique dans certains cas, si ce n’est celle du copinage du président français, nous allons prendre l’exemple du 1er régiment médical, actuellement basé à Châtel-Saint-Germain, dans la périphérie de Metz, et qui est appelé à déménager à la Valbonne, dans l’Ain, à 25 kilomètres de Lyon.

Si l’espoir semble renaître du côté de Châtel-Saint-Germain, aucun responsable militaire, civil et encore moins politique, ne souhaite communiquer en ce moment sur ce sujet pour le moins épineux. Revenons quelques temps en arrière pour mieux cerner le problème. Avec les restructurations militaires, rappelons-le, Metz et sa proche périphérie doivent déplorer 6000 départs ou suppressions militaires. Nous pouvons citer parmi les victimes de cette saignée, la base aérienne 128 de Marly-Frescaty (2500 hommes), le régiment du matériel de Woippy (1200 hommes), le 2ème régiment du génie de Metz (1200 hommes également) ou encore le 1er régiment médical de Châtel-Saint-Germain (1055 hommes). Ce dernier serait donc amené, selon le fameux et maudit Livre Blanc, à être rapatrié au camp de Valbonne, au Nord-Est de Lyon. Cela dit, l’unité mosellane se trouverait heureusement confrontée à un problème majeur. En effet, le 3ème régiment médical de la région Rhône-Alpes, crée seulement en 2001, n’est absolument pas en mesure de l’accueillir, faute de structures et de terrains nécessaires ! La structure de la Valbonne passerait ainsi d’un millier à plus de 2055 personnels, auxquels il faut encore ajouter les 69 personnes du centre d’instruction des armées qui accompagneraient le régiment messin. Or les infrastructures rhônalpines sont à la fois inadaptées et insuffisantes. On commence ainsi à apercevoir toute la légitimité et le sérieux de la réforme, qui paraît dès lors pour le moins clownesque et complètement absurde ! Car une estimation chiffrée pour l’achat de terrains et la construction de nouveaux bâtiments s’élèverait au minimum à … 40 millions d’euros ! N’est-il pas vrai que l’objet de cette mesure inique n’est pas de réaliser des économies ? Parce que là il est bien difficile de les voir ! C’est vraiment du grand n’importe quoi. Une aberration de plus pour notre Lorraine. Car, compte tenu du délai bien trop court, il apparaît désormais matériellement strictement impossible que le déménagement se fasse fin 2011 comme il était prévu initialement. A la rigueur, il serait encore envisageable, dans l’optique de foutre en l’air les deniers publics, alors que les caisses sont déjà vides, qu’à partir de 2013, voire 2014. Ainsi, compte tenu également de la logique de réduction des coûts dans laquelle s’inscrivent ces restructurations militaires, il serait plus que raisonnable, pour ne pas dire logique ou normal, que le régiment médical campe définitivement à Châtel-Saint-Germain.   De même, s’il faut absolument regrouper ces régiments, ne serait-ce pas plutôt aux 750 hommes de la Valbonne de rejoindre leurs collègues lorrains ? D’autant plus, que les installations de Châtel-Saint-Germain viennent d’être superbement restaurées, pour la modique somme de 20 millions d’euros. Qui plus est, elles seraient tout-à-fait capables de recevoir l’intégralité du 3ème régiment rhônalpin, car en Lorraine, les casernes peuvent facilement et sans grande transformation recevoir un surplus de personnel sans gros effort financier. En fait, l’armée comptait sur la vente des casernes de Châtel pour avoir les moyens de faire des aménagements à la Valbonne. Pourquoi construire des bâtiments neufs qui existent déjà ? Il faudrait vraiment nous expliquer là ! Mais comme Paris a gracieusement offert les locaux à la mairie pour l’euro symbolique, les militaires pourront au mieux se payer une brique pour leurs futures installations. Plus sérieusement, l’inverse de ce qui avait été prévu, à savoir la venue du 3ème régiment médical de la Valbonne en Lorraine, permettrait non seulement de faire économiser à la France au moins 40 millions d’euros, mais aussi de ne plus faire perdre au pays messin 1055 hommes, et même d’en regagner environ 600, du fait des doublons administratifs ! Enfin, que ces unités médicales partent de Metz ou Lyon ne changent pas grand-chose lorsqu’il s’agit par exemple d’aller opérer en Afghanistan.

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Chimie menacée: la Lorraine demande à Paris de faire flancher Total

La Lorraine souhaite explicitement l’intervention du chef de l’Etat français afin de convaincre Total de renoncer à fermer le vapocraqueur numéro 2 à Carling. En effet, une telle décision pèserait lourd sur l’avenir de la chimie dans notre province. Rappelons qu’un vapocraqueur est une unité servant à fabriquer de l’éthylène et du propylène, deux produits … Lire la suiteChimie menacée: la Lorraine demande à Paris de faire flancher Total

BA 128 : un site à reconvertir

La Communauté d’Agglomération de Metz Métropole (CA2M) envisage de reconvertir le site de la base aérienne 128 via un projet du type « EcoCités », qui pourrait être soutenu par le gouvernement français. Un tel plan s’adresse plus particulièrement aux agglomérations de plus de 100 000 habitants ayant une ambition de développement urbain remarquable. La volonté de la … Lire la suiteBA 128 : un site à reconvertir

Morts aux champs, mais sans honneur

En récupérant un bataillon à la place de son régiment, le Pays de Bitche limite la casse. Pourtant il n’y a rien d’exceptionnel même si on peut naturellement s’en réjouir. Les élus du Bitcherland ont (tout simplement) assumé les responsabilités que leurs concitoyens leurs avaient données. Ce qui est tout à leur honneur. Mais cette mesure de sauvetage, qui provoque une cuisante déception dans les autres villes de garnison désertées, accentue la colère en Lorraine, de Metz à Commercy, en passant par Dieuze. Ces autres élus, qui n’ont rien fait ou presque ; en effet le maire de Dieuze a fait ce qu’il a pu, sans aucun soutient ; n’ont franchement pas de quoi pavoiser. Que la honte d’avoir perdu sans même combattre repose sur eux… 
Une seule ville de garnison sera finalement épargnée : Bitche, qui récupère les 1 200 hommes du 16ème bataillon de chasseurs, en provenance de Saarburg en Rhénanie-Palatinat. La ville, par l’intermédiaire de ses habitants et de ses élus mérite vraiment sa légion d’honneur, qu’elle menaçait d’ailleurs de restituer. Comme quoi, on se retroussant les manches et en agissant avec efficacité, on arrive à forcer le destin et à changer les choses. Une ville sauvée sur toute la panoplie des communes assiégées. C’est bien là le triste résultat de cette nouvelle campagne française en Lorraine. Si, bien entendue ces restructurations militaires défient souvent toute logique, certains des élus lorrains, directement ou indirectement concernés par ce tsunami, ont une grande part de responsabilité dans cette affaire. Justement, le plus grand reproche que l’on puisse leur faire, c’est de ne pas s’être battus, de s’être suspendus par naïveté ou crédulité à des promesses complètement illusoires pour ne pas déranger leur quiétude et devoir agir. Bref, tout simplement de ne pas avoir pris leurs responsabilités. Ils auraient au moins pu dénoncer l’absurdité et le réel non sens des mesures prises qui, au lieu d’économiser les deniers publics, vont au contraire les épuiser un peu plus. En effet,  Paris ne s’était jamais engagé à remplacer chacune des unités supprimées ou déplacées. Même si le chef de l’Etat français avait tout de même annoncé aux élus que deux régiments nouveaux viendraient amoindrir le choc, on pouvait très bien se doutait que cette annonce n’avait pas d’autre but que d’inhiber toute forme d’action qui lui aurait été préjudiciable. Et bien entendu, tout le monde a gobé à l’hameçon. Le maire de Metz le premier. Il est maintenant clair que cette promesse ne sera pas mieux tenue que celle de Gandrange, qui constituait quand même un sérieux antécédent pouvant nuire à la sacro-sainte crédibilité du président français. Car le lot de consolation sera partagé en deux, ­ le bataillon franco-allemand pour Illkirch-Graffenstaden en Alsace, et le 16ème BC pour Bitche. Du coup, Metz, Dieuze et Commercy se considèrent comme les grands perdants de ce jeu de quilles, après avoir espéré, avec plus ou moins de conviction, bénéficier de la promesse présidentielle. Mais quand on s’en remet à espérer, on oublie bien souvent d’agir. Et voilà, ce qui devait arriver arriva. Chapeau bas ! 

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La Lorraine commence à s’imposer comme une véritable destination touristique

Tel est l’enseignement du bilan de la dernière saison touristique. C’est également ce qu’affirment les professionnels du secteur, ravis de voir la Lorraine tenir le choc en 2008, même si les chiffres ne sont, à première vue, pas exceptionnels. Mais au moment où beaucoup de régions françaises présentent un bilan catastrophique, notre belle province tire … Lire la suiteLa Lorraine commence à s’imposer comme une véritable destination touristique

Le PNRL dit non au stockage de déchets radioactifs

Le Parc Naturel Régional de Lorraine (PNRL) a refusé et à juste titre l’implantation d’un site de stockage de déchets nucléaires de faible activité à vie longue (FAVL), proposée par l’Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (ANDRA). La décision a été soutenue par la Fédération des Parcs naturels régionaux de France.  En effet, l’implantation … Lire la suiteLe PNRL dit non au stockage de déchets radioactifs

Le sport professionnel mis à mal par l’idéologie du maire de Metz

Décidément la ville de Metz se retrouve souvent ces derniers temps au centre de l’actualité lorraine, la plupart du temps bien malgré elle. Mais, en refusant de participer au financement du match de boxe d’envergure internationale de Mahyar Monshipour organisé par le Boxing Club de Metz, le premier magistrat de la cité lorraine s’est une … Lire la suiteLe sport professionnel mis à mal par l’idéologie du maire de Metz

15 millions d'euros pour un "lycée vert"

La Lorraine a annoncé qu’elle allait investir 15 millions d’euros dans la construction d’ateliers « basse consommation » au lycée des métiers du bâtiment de Laxou. Cette opération constitue une première en France. Rappelons qu’avec ses filières en génies thermique et civil, le lycée de Laxou forme aux métiers du développement durable. Ces nouveaux ateliers seront équipés … Lire la suite15 millions d'euros pour un "lycée vert"

Compensations des restructurations militaires : Metz dans le flou artistique

Sur les 1500 fonctionnaires promis par le chef d’Etat français à Metz, à peine 1030 seraient à l’heure actuelle envisagés. Si certains transferts semblent aujourd’hui définitivement acquis, d’autres sont probables ou à peine évoqués. Ainsi, un pôle interministériel de la statistique publique sera bien crée à Metz. Mais au lieu des 1000 agents initialement prévus, … Lire la suiteCompensations des restructurations militaires : Metz dans le flou artistique

Projet de tourisme vert : Création de 200 emplois directs à Schorbach

Après l’annonce de l’arrivée d’un bataillon allemand dans le cadre des compensations des restructurations militaires, le Pays de Bitche revit et respire encore un peu plus avec l’annonce de ce projet touristique. En effet, OVA, holding suisse, est prête à investir 45 millions d’euros pour créer un parc de 180 jardins à Schorbach. La zone devrait générer 700 emplois, dont 200 directs. Plus de 300 000 visiteurs sont attendus chaque année. Un projet séduisant, impressionnant même… 

A l’origine, l’entreprise cherchait à s’installer en Allemagne, et plus précisément à Zweibrücken. Mais à la frontière, l’espace commence à manquer. En effet, des zones sont réservées à l’agrandissement de l’aéroport et du centre commercial Designer Outlets. Seuls trente hectares étaient encore disponibles. Mais OVA en a besoin de quatre-vingt-dix… Heureusement pour le Bitcherland, qui lui, ne manque pas d’espace ! Et c’est à ce moment que tous les regards se sont portés sur Schorbach. Cette commune de 600 âmes est située à seulement dix minutes de l’aéroport, au croisement de la RD 35 vers Zweibrücken, récemment rénovée, et de la RD 62, entre Bitche et Sarreguemines. Bref, vous l’aurez compris, une position idéale.

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Projet Lafayette à Metz : en route vers les nanotechnologies !

Le projet Lafayette a pour objectif de créer un centre de recherche sur les nanotechnologies et l’optoélectronique. Il devrait être piloté par l’antenne messine de Georgia Tech en collaboration avec d’autres partenaires comme Supelec, l’ENIM (Ecole Nationale d’Ingénieur de Metz) et l’Institut Jean Lamour. Il s’agirait de la première structure de ce genre en France. … Lire la suiteProjet Lafayette à Metz : en route vers les nanotechnologies !

150 millions d’euros pour relancer la Lorraine

Notre province devrait bénéficier de 150 millions d’euros cette année pour financer ses projets. C’est en tout cas ce qu’a présenté le premier ministre français afin de relancer l’économie dans ce contexte de crise. Insuffisant. La Lorraine aurait mérité plus. Près de deux tiers des investissements concerneront des infrastructures de transport.

L’objectif clairement avoué de ce plan de relance est de donner rapidement du travail aux entreprises. Il s’agit ainsi d’accélérer des projets techniquement prêts et dont les travaux auraient débuté dans un délai d’une à deux années, compte-tenu des pesanteurs administratives et politiques. Et particulièrement en Lorraine. L’Etat français a décidé d’investir 4 milliards d’euros au niveau national dans ce processus d’accélération de chantiers. L’enveloppe octroyée à la Lorraine s’élève à 150 millions d’euros, ce qui apparaît bien maigre, malgré les 306 millions d’euros d’investissements publics annuels.

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Demain la Lorraine …

De quoi sera faite notre si belle province dans dix, quinze, vingt, voire trente ans ? Faut-il s’attendre à des bouleversements ou autres changements majeurs dans notre économie ? Quelles seront nos forces et nos faiblesses dans le futur ? Enfin, dans quelle logique de développement s’inscrira la Lorraine de demain ? C’est ce à quoi nous allons tenter de répondre en nous basant sur les idées que l’on peut entendre de par chez nous. 

Fortement bousculée par le contexte de crise internationale, d’autant plus fragilisée par des restructurations militaires aussi iniques que scandaleuses, la Lorraine n’en finit plus de devoir franchir des obstacles pour définitivement se relever et tourner la page de la fermeture des mines et de la sidérurgie, qui ont un temps fait sa richesse et sa prospérité. Quoi qu’il en soit, il apparaît désormais de plus  en plus crédible et certain que l’avenir de la Lorraine dépend intimement de la métropole Metz-Nancy. C’est pour cela qu’il convient d’organiser stratégiquement et urbanistiquement l’espace central, en prenant pour pivot Pont-à-Mousson. Un tel ensemble représenterait alors un poids de 800 000 personnes, sans compter les 300 000 autres du côté de Thionville et du sillon nord meurthe-et-mosellan. Car il est important dans le jeu de la concurrence internationale de disposer d’un solide réservoir d’Emplois Métropolitains Supérieurs et d’une offre culturelle et de recherche vaste et ambitieuse. En s’unissant, les deux villes proposeraient en outre chacune leur propre qualité de vie et leur attractivité respective. En effet, quand on revient à la réalité lorraine, on constate qu’il y a un peu de tout de chaque côté. Il y a un phénomène de métropolisation, une offre lorraine, mais qui ne se perçoit absolument pas  de l’extérieur. Cela dit, le principal problème de la relation Metz-Nancy, c’est cette incapacité chronique à définir des points convergents. Pour faire simple, une fois que l’Etat français a dit qu’il apporterait son soutient (ce qui est rarement le cas), on rééquilibrera. Au lieu de cela, les Lorrains exigent d’abord un rééquilibrage avant de combler les vides. Si Nancy a des atouts exceptionnels, autour de l’université et de la recherche notamment, ils sont insuffisants pour lui permettre de rayonner sur l’échiquier international sans Metz, et vice versa. Les Lorrains éprouvent également de grandes difficultés à se situer clairement face aux projets de développement des Luxembourgeois. D’ailleurs, nous n’avons quasiment jamais discuté d’une manière sereine et unie avec eux. La division des Lorrains les conduits à surestimer l’impact du Luxembourg. Certes, il y a beaucoup d’argent sur cette place financière. Mais comment s’en sortira-t-elle de cette crise ? Ce sont les frontaliers qui trinqueront en premier. Ce constat est d’autant plus dommageable que beaucoup d’entreprises en ont marre de la région parisienne. Alors qu’ici, en Lorraine, nous disposons d’un foncier équipé et disponible au cœur d’un éco-urbanisme. 

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Tourisme : la Moselle, un territoire émergent ?

C’est en effet le constat que tirent les professionnels du tourisme du département lorrain. Certains d’entre eux sont d’ailleurs regroupés au sein du réseau « Grands Sites de Moselle ».  Il s’agit d’une filière professionnelle créée il y a cinq ans et animée par le comité départemental du tourisme. Elle rassemble des lieux touristiques payants, engagés dans une démarche qualité concernant l’accueil des visiteurs et bénéficiant en contrepartie d’un réseau fiable de diffusion de la documentation et d’un plan d’actions de promotion. Ces acteurs peuvent en outre échanger leurs expériences. Le réseau comprend actuellement dix-huit sites, ce qui représente 800 000 visiteurs. Trois autres ont cependant fait connaître leur candidature : le musée du cristal de Saint-Louis, le parc du haut fourneau U4 à Uckange et le rocher de Dabo.Afin d’attirer les visiteurs, les sites ont compris qu’il fallait qu’ils se renouvellent constamment. Car la Moselle ne bénéficie malheureusement pas (encore) d’une image touristique très positive. Le grand vivier de touristes du département provient de la Grande Région. L’événementiel permet de les faire revenir. C’est par exemple ce qu’il s’est passé à Bliesbruck avec l’exposition sur Pompei. La qualité de l’accueil constitue le second pilier. C’est sur quoi insistent les professionnels du tourisme mosellans tout en essayant de proposer des prix attractifs. 

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Visite de la ministre française de la santé en Moselle : micmac en vue

Décidément les représentants français n’ont pas le vent en poupe en Lorraine. Après le comité d’accueil, disons le très minéral, réservé à Hubert Falco à Bitche et celui prévu si le président français avait le courage de revenir s’expliquer à Gandrange, Roselyne Bachelot n’a dernièrement pas échappé à cet enthousiasme en étant copieusement sifflée par nombre de manifestants, encadrés par une force policière aussi impressionnante que disproportionnée, à son arrivée sur le site du nouvel hôpital public de Sarreguemines, qu’elle a par la suite inauguré. Et il n’est pas difficile d’en comprendre les raisons. La dégradation systémique des conditions de travail dans le monde hospitalier est passée par là. D’autant plus que la loi dite Bachelot devrait encore aggraver l’offre de soins en donnant plus de poids à la logique lucrative de la santé. Ainsi à Metz par exemple, la fatigue physique et psychologique des personnels ou encore le parking payant aux abords de l’hôpital Bon Secours, ou encore la non reconnaissance des diplômes et le danger des restructurations rapides sont largement sous-estimés. De même, une autre source de mécontentement provient de la décision française de refuser de financer les 25% promis du projet de regroupement des hôpitaux privés de Metz (Hôpital Robert Schuman) à Vantoux-Nouilly. Selon la ministre de Paris, la France n’aurait pas « refusé », mais simplement demandé des informations complémentaires avant de s’engager. Mais bien sûr. On essaye ainsi vraiment de prendre les Lorrains pour des poires. Ils ne sont pas dupes. La ministre, tout en continuant de s’enfoncer dans ses justifications, voudrait par ailleurs, s’assurer que l’offre de soins entre les projets du Centre Hospitalier Régional et les établissements privés à but non lucratif est bien complémentaire. Elle attendrait donc de nouvelles conclusions de ses « experts » pour le mois de juin. Une manière habile de calmer les esprits et de gagner du temps afin de prendre ses responsabilités plus tard, ou jamais.

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Toujours plus près de Stan…

Les Nancéiens pourront bientôt connaître à la minute près l’heure d’arrivée de leur tram en consultant leur téléphone portable.  Dans la cité ducale, tout est fait pour simplifier la vie des voyageurs. En effet, la Communauté Urbaine du Grand Nancy (CUGN) saisit l’opportunité que constitue l’amélioration apportée au Système d’Aide à l’Exploitation (SAE) qui permet … Lire la suiteToujours plus près de Stan…

Metz : le grand chantier des transports

Après le Centre-Pompidou et l’aménagement du quartier de l’Amphithéâtre, c’est l’autre grand projet de la ville en ce début de millénaire, qui va faire de Metz pendant les cinq prochaines années un véritable chantier à ciel ouvert. Le tout, pour la modique somme de 146 millions d’euros. Des dizaines de rues et de routes vont être complètement reconfigurées. Les habitants de l’agglomération messine vont donc subir de longs mois de travaux. Une fois que ces derniers seront achevés, les Messins devront considérablement modifier leurs habitudes de circulation. Cependant, les projets similaires menés dans d’autres agglomérations ont été toujours été immédiatement des succès commerciaux.

Mais pourquoi un tel remue-ménage ? Déjà pour en finir de remporter chaque année le triste trophée de la ville où les transports en commun circulent à la plus faible vitesse commerciale, en moyenne 17 km/h. Ensuite, pour rendre ces derniers plus attractifs. Dans cette optique, la municipalité a décidé de mettre en œuvre un Transport en Commun en Site Propre (ou TCSP) sur 17,8 kilomètres reliant Woippy à Mercy, de réaliser cinq axes aménagés sur 8 kilomètres et de construire trois parcs relais gratuits de 250 à 500 places à Fort-Moselle, Woippy et la Grange-aux-Bois, à partir desquels les voyageurs pendulaires pourront prendre le bus. Ce sont des bus à haut niveau de service (BHNS), autrement dit des bus modernes, confortables, peu polluants, accessibles à tous et esthétiques qui circuleront sur ces nouveaux axes et transporteront en moyenne 25 000 personnes par jour. La réorganisation du réseau actuel et le développement de l’intermodalité, qui combine différents modes de transport (bus et car interurbain, ou bus et train) sont également programmés. Ainsi, à l’horizon 2013, les habitants pourront prendre un  bus toutes les 6 minutes, voire même toutes les trois minutes sur la section centrale. Le TCSP, c’est donc plus de rapidité, de régularité, de ponctualité et d’accessibilité.  D’où l’appellation en site propre, qui signifie que les bus auront des voies réservées et libérées de la circulation automobile.

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L’aéroport de Zweibrücken, source de développement transfrontalier pour le Pays de Bitche

Le salut du Bitcherland passe certainement, du moins en partie, par la coopération transfrontalière, ne serait-ce déjà pour obtenir des crédits européens. Bien que celle-ci puisse paraître naturelle et nécessaire, elle ne l’était pourtant pas aux élus du coin il y encore peu. Mais une collaboration concrète semble enfin voir le jour. Mieux vaut tard que jamais vous nous direz. Il était vraiment temps, car avec l’annonce des restructurations militaires, l’avenir de ce bout de Lorraine apparaissait bien sombre, le tourisme ne pouvant pas encore à lui seul compenser le départ des militaires. Le site autour de l’aéroport de Zweibrücken, qui exerce son attrait sur un bassin de 250 km, pourrait par contre bien l’y aider. En effet, le Pays de Bitche pourrait bénéficier en premier de cette dynamique. Reste encore à matérialiser cette hypothèse en réalité 

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Début des travaux au Mont Saint-Quentin

Le débroussaillage du site, qui s’étend sur près de 1 375 hectares, a commencé il y a quelques jours. Cette opération est la première phase de la sécurisation des fortifications du Mont-Saint-Quentin, dans l’optique d’en exploiter tout le potentiel touristique. Cet endroit, qui a une perception géographique unique et symbolique sur toute l’agglomération messine, méritait … Lire la suiteDébut des travaux au Mont Saint-Quentin

Accord sur les transports

La Lorraine et le Luxembourg sont enfin tombés d’accord pour initier une démarche pionnière en Europe. Son nom : le SMOT, pour Schéma de Mobilité Transfrontalière. Le constat ne peut être aussi simple et aussi lucide : l’ensemble du réseau principal est inadapté aux besoins actuels. C’est pour cette raison qu’il devrait subir à terme un véritable lifting. La restructuration de la gare de Luxembourg, le doublement des voies ferroviaires sur l’axe Nord-Sud, ainsi que la mise à trois voies de l’A 31 entre Luxembourg et Thionville, Metz et Nancy sont d’ores et déjà, programmés.

Aujourd’hui, ce sont plus de 70 000 Lorrains qui travaillent au Luxembourg, ce qui représente 20% des emplois du Grand-duché et 50% de l’ensemble des travailleurs frontaliers. Et ce n’est pas fini : les prévisions pour 2030 tablent sur 135 000 Lorrains franchissant chaque jour la frontière. Mais ce qui est bon pour le niveau de vie des Lorrains, ne l’est pas forcément pour leur qualité de vie. En témoignent la saturation des infrastructures routières, en particulier de l’A 31 fréquentées par 100 000 véhicules par jour et de certaines routes départementales, et ferroviaires avec des TER archibondés. Le SMOT vise ainsi à créer une réelle complémentarité entre tous les réseaux de transports, à savoir routiers, ferroviaires et collectifs, aussi bien en Lorraine qu’au Luxembourg. Ce changement d’échelle permettra une meilleure visibilité des besoins et la possibilité d’apporter des réponses communes à la nécessité d’augmenter les capacités. Les mesures prises en 2008, comme la mise en place de 1000 sièges supplémentaires sur la ligne TER Metz-Luxembourg ou encore la mise en service de la ligne routière Vila’Ville desservant Hayange et Thionville-Kirchberg, vont donc être renforcées dans ce sens. La question environnementale est bien entendu au centre des débats, dans la mesure où un frontalier effectuant le trajet Metz-Luxembourg en voiture émet en moyenne 2,4 tonnes de CO2 par an. Le SMOT a ainsi pour objectif d’augmenter progressivement la part des transports alternatifs afin d’atteindre 25% des déplacements. Dans cette optique la Lorraine va créer, à proximité des accès aux transports alternatifs et des bassins d’emplois, des parkings relais. Elle commandera par ailleurs pour 2013 et 2014, en association avec le gouvernement luxembourgeois, du matériel roulant TER-CFL de nouvelle génération et de grande capacité. De même, de nouvelles gares seront construites et des lignes de bus transfrontalières, jusque là inexistantes, viendront desservir des zones mal  couvertes. Ces mesures s’inscrivent dans un ensemble d’orientations stratégiques de développement pour 2015, 2020 et 2030.

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Le Pôle fibre s’oriente vers le développement durable

Le second pôle de compétitivité lorrain après le MIPI (matériaux innovants et produits intelligents), le Pôle fibre de l’Est, implanté dans les Vosges, entend désormais fournir les éco matériaux et les éco solutions de demain. La valorisation chimique et biochimique du bois est au programme pour ce pôle de compétitivité qui s’est sérieusement étoffé ces … Lire la suiteLe Pôle fibre s’oriente vers le développement durable

La course au stade

Si Metz semblait l’avoir emporté 5 à 3 en ce qui concerne l’implantation des futures directions régionales, en revanche, par rapport aux projets d’agrandissement des stades Saint-Symphorien et Marcel-Picot, c’est bien l’ASNL qui a de l’avance. Et le rapport de la « Commission grands stades », rédigé en vue de l’organisation de l’Euro 2016, en fut le … Lire la suiteLa course au stade

Gandrange ou le cimetière lorrain des promesses non tenues

Un certain 4 février 2008, le président de la France avait déclaré : « L’Etat préfère investir pour moderniser le site plutôt que de payer de l’argent pour accompagner des gens soit en préretraite, soit au chômage. Nous sommes prêts à mettre de l’argent pour faire des investissements qui auraient dû être faits depuis longtemps sur le site et qui n’ont pas été faits! » Tel était le discours prononcé lors d’une visite éclair de 45 minutes devant plus de 400 sidérurgistes sur le gigantesque site industriel d’ArcelorMittal de Gandrange, alors que le géant mondial de l’acier venait d’annoncer la fermeture prochaine de l’aciérie et du train à billettes. L’ambition clairement affichée était de maintenir l’aciérie en activité. Résultat un plus tard de ce formidable coup médiatique et de toutes ces gesticulations: ArcelorMittal a bouclé son projet. 
Mais le 13 février suivant, tout en annonçant un bénéfice net 2007 de quelque 8 milliards d’euros, Lakshmi Mittal, le patron indien d’ArcelorMittal, avait fait valoir qu’une restructuration de Gandrange était « la meilleure solution pour la Lorraine », confirmant la suppression de 575 des 1108 emplois du site. D’une part, comment un mec qui n’a pratiquement jamais mis les pieds en Lorraine et qui ne connaît strictement rien à notre histoire pourrait-il avoir la prétention de dire ce qui est bon ou pas pour notre province ? D’autre part, ou bien le patron fait preuve d’une sénilité précoce, ou bien il est comme à l’accoutumé d’une mauvaise foi tout bonnement inouïe pour avoir le culot de faire croire aux Lorrains que la suppression de près de 600 emplois est la « meilleure solution pour la Lorraine ». 

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C’est Carnaval à Sarreguemines et à Sarrebourg !

Cette année, le Carnaval de Sarreguemines aura pour thème « Le carnaval fait son cinéma ». Les festivités se dérouleront du 8 au 25 février et la Cavalcade Internationale aura lieu le 15 février. Le Carnaval de Sarreguemines est le plus important de toute la Lorraine. C’est véritablement une fête authentique et colorée. D’influence Rhénane, … Lire la suiteC’est Carnaval à Sarreguemines et à Sarrebourg !

Régiment allemand en Alsace plutôt qu'en Lorraine: merci les copains!

Si nombres de problèmes et de difficultés lorraines émanent de Paris, il est parfois bon et même nécessaire de balayer devant sa porte avant de critiquer les autres et de chercher un facteur d’explication d’une calamité à l’étranger. Ainsi des purges doivent être opérées afin de débarrasser le système lorrain de ces éléments nuisibles, qu’ils en aient conscience ou non. Et, en ce qui concerne le domaine des restructurations militaires il y a du travail. Ainsi, si c’est l’Alsace et non la Moselle qui va obtenir l’implantation de certains soldats allemands pour compenser le départ de régiments français, notamment du côté d’Illkirch, ce n’est pas Angela Merkel qu’il faut blâmer mais certains des élus mosellans qui ont fait preuve d’une étroitesse d’esprit assez pathétique et inimaginable. En effet, telle ne fut pas notre surprise de lire dans Le Canard enchaîné du 8 octobre dernier que lorsque le président français a reçu une délégation de parlementaires et de maires mosellans pour discuter des conséquences économiques de la réforme des armées, il a notamment proposé à ces élus l’implantation d’une brigade allemande en Moselle en indiquant qu’il en parlerait à son amie Angela Merkel. Et là, certains n’ont pu s’empêcher de réagir face à une telle ignominie qui allait priver certaines bourgades de l’élan économique et démographique nécessaire pour pouvoir s’en sortir. Gisèle Printz, sénateur de la Moselle (PS) en fut de ceux-là. Elle aurait opposé une fin de non recevoir à cette proposition en déclarant que « les Allemands avaient déjà annexé deux fois la Moselle » d’après le même Canard enchaîné. Elle aurait vu en cette proposition la cooroboration du théorème mathématique « jamais deux sans trois ». Il fallait par conséquent absolument empêcher cela. Bien entendu, une ligne parue dans la presse satirique, sortie de son contexte, peut toutefois donner une image biaisée de la réalité. La sénatrice affirme ainsi ne s’être à aucun moment opposée à la venue de militaires allemands en Moselle. Quoi qu’il en soit et partant de ce constant, il ne faut pas perdre de vue que les restructurations militaires ont été menées par le gouvernement français dans un esprit, pourrait-on dire, de copinage. Ainsi, les proches et les sympathisants des « têtes pensantes » de Paris ont naturellement été favoriser. « Malheureusement », ces proches ne sont trouvent pas en Lorraine et encore moins en Moselle, territoire le plus touché par la saignée de la soi-disant réforme des armées. Cet esprit de favoritisme avait d’ailleurs été confirmé par le secrétaire d’Etat français Alain Joyandet, maire de Vesoul, faut-il le rappeler, après qu’il est épargné sa ville et sa base aérienne au détriment de celle de Metz-Frescaty. Par conséquent, si aujourd’hui un bataillon allemand s’implante en Alsace et non à Metz, comme c’était initialement prévu, c’est aussi par affinité du président français avec Jean-arie Bockel, secrétaire d’Etat à la défense et chargé des anciens combattants.

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Bitche aura son régiment !

Soulagement dans la bourgade mosellane après l’annonce, lors de la Conférence de Munich sur la Défense européenne, que le 16e bataillon de chasseurs de Saarburg en Allemagne allait être rapatrié à Bitche. La commune de 5 700 habitants proche de la frontière allemande avait appris en juillet qu’elle allait perdre son 57e RA, soit 1257 … Lire la suiteBitche aura son régiment !

Et la mine reprend vie !

L’Atelier Mémoire Ouvrière de Neuves-Maisons fait désormais visiter la mine aux curieux. Installé Place de la gare à Neuves-Maisons (Meurthe-et-Moselle), ce centre a pour but d’entretenir la mémoire de la mine de Maron – Val de fer. Ainsi ces passionnés ont entrepris de rendre accessible au public une partie de la mine, afin de la … Lire la suiteEt la mine reprend vie !

Le pipeline avance dans les têtes

L’ancien ministre français François Loos, chargé de l’étude sur un éventuel raccordement du réseau pétrochimique français au réseau européen a récemment rendu son rapport au secrétaire d’Etat à l’industrie, Luc Chatel. Conclusion : « La vocation industrielle de la Lorraine est une réelle chance pour le développement de nouvelles activités et les compétences existantes doivent pouvoir s’exprimer ». Il incite donc légitimement le gouvernement français à faire une demande conjointe avec l’Allemagne à la Commission européenne afin d’engager une étude de faisabilité.

Mais la Moselle ne peut s’offrir le luxe d’attendre et la chimie doit bien garder sa place en Lorraine. Car, l’usine Ineos de Sarralbe est menacée depuis la programmation de l’arrêt du vapocraqueur 2 de Carling, début 2009. L’idée d’un pipeline raccordant le réseau lorrain à l’axe rhénan et donc européen, plus précisément entre Carling et Ludwigshafen doit se concrétiser maintenant par des faits. Ce pipeline pourrait ainsi fournir à Ineos Sarralbe une seconde source d’approvisionnement en complément de celle assurée par le vapocraqueur restant de Total PetroChemicals de Carling dont elle est le principal débouché. Il s’agit donc, par ce projet structurant et stratégique entrant dans la logique des grands travaux préconisée par le plan de relance du gouvernement français, d’assurer à long terme l’approvisionnement du site. Mais du côté de Metz, on connaît trop bien cette fameuse logique qui s’est encore appliquée dernièrement pour l’hôpital Robert Schuman, projet lui aussi pourtant structurant. Alors méfiance.

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Lancement du Forum des BLE

Le groupe BLE s’agrandit et poursuit son extension. Après la création du blog qui constitue le cœur historique du groupe et le développement de plusieurs annexes et autres antennes relais sur des médias d’envergure nationale comme Agora Vox ou Obiwi, le groupe BLE vient de lancer officiellement le Forum des BLE, également appelé Forum des … Lire la suiteLancement du Forum des BLE

Projet Grand Fare : la menace fantôme ?

Avec un peu de retard à l’allumage, le commerce de proximité s’est élevé contre le projet de complexe commercial à Farébersviller « Grand Fare ». Les associations de commerçants des villes de Moselle-Est y voient maintenant «un projet dévastateur». Il faudrait dès lors se mettre d’accord… 

Rappelons tout d’abord que Grand Fare est un projet de super zone commerciale du côté de Farébersviller devant déboucher sur plus de 900 emplois, dans un secteur qui en a bien besoin. Malheureusement les commerçants du coin ne l’entendent pas ainsi. C’est pourquoi ils ont rassemblé leurs forces pour dire tout le mal qu’ils pensent du programme commercial de Farébersviller. Les présidents des associations de commerçants de Behren-lès-Forbach, Boulay, Creutzwald, Farébersviller, Faulquemont, Forbach, l’Hôpital, Carling, Saint-Avold, Sarreguemines, Stiring-Wendel se sont ainsi entendus sur une déclaration commune appuyée par la Chambre de commerce et d’industrie de la Moselle et en partie relayée par la presse régionale. Une manière d’éviter les voix discordantes et d’adopter une position ferme contre un projet considéré comme une hérésie en ces temps de crise économique. Dans ce document, les commerçants fustigent l’attitude des décideurs politiques et des aménageurs. Pour eux, les 900 emplois annoncés sur Grand Fare ne sont qu’un leurre. Pour ces commerçants, nombres d’études ont démontré que les grandes surfaces détruisent plus d’emplois qu’elles n’en créent. De plus,les emplois crées ne concernent que des emplois précaires et peu qualifiés, voire des emplois transférés des villes alentours. Le collectif voit donc le mal partout, y compris dans un projet qui donnerait un sérieux ballon d’oxygène pour ce coin de Lorraine qui survit tant bien que mal. Les commerçants considèrent également que la Moselle-Est détient le record absolu de densité de grandes et moyennes surfaces. Selon leurs chiffres, la région serait en effet dans le peloton de tête en matière d’équipements commerciaux : 400 m2 pour 1 000 habitants alors que la moyenne nationale n’est que de 335 m2 pour 1 000 habitants. Cependant, la densité de population de la Moselle-Est est elle aussi plus élevée que la moyenne nationale. 

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Le 16ème groupement de chasseurs à Bitche?

Dans la mesure où la Fédération allemande privilégierait l’installation d’une brigade franco-allemande dans une ville frontalière, Bitche pourrait ainsi accueillir le 16ème groupement de chasseurs de Saarburg et ses mille hommes. A l’ombre des fortifications de cette cité historique militaire de Moselle, l’espoir renaît…  Depuis quelques jours la donne semble enfin changer à Bitche. Si la ville s’apprête à perdre les hommes du 57ème régiment d’artillerie dès cet été, tout laisse désormais à penser qu’elle pourrait récupérer ceux du 16ème groupement de chasseurs de Saarburg, en Rhénanie-Palatinat. Ainsi, plus de 1000 personnels, ex-forces françaises en Allemagne, ne rejoindraient pas Illkirch en Alsace comme c’était initialement prévue, mais bien la cité lorraine. 

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Transfert de l’Insee à Metz : le compte n’y est pas

L’Insee ira bien à Metz. La décision a été officiellement confirmée. Conformément au rapport Duport-Cotis, le centre statistique de Metz engendrera l’implantation de 625 postes et la création de 120 emplois directement sur place. Une victoire en demi-teinte, bien loin des 1000 agents promis par le Président français…

Pour être plus précis, sur les 625 postes, 500 viendront du service de la statistique publique et environ 120 seront crées sur place pour la mise en place d’un centre d’enquêtes téléphoniques ainsi que d’un centre de formation aux statistiques européennes. La proximité d’Eurostat à Luxembourg y étant pour beaucoup, même si on a encore du mal à imaginer les interactions possibles entre les deux centres. A cela s’ajouterait également la création du master de statistiques publiques européennes, en lien avec le Ministère français de l’enseignement supérieur et de la recherche. A noter, que le futur pôle statistique messin sera structuré en quatre piliers : statistiques sociales et locales, produits de diffusion, ressources humaines et informatique. Le nouvel établissement devrait accueillir à terme 750 agents. Cela dit, le nombre de redéploiements par service et direction n’est pas précisé et aucun calendrier n’est pour l’heure avancé, malgré les promesses présidentielles françaises de 2008 d’un transfert à l’horizon 2011. L’Insee a par ailleurs fait savoir aux collectivités locales sa préférence pour une construction neuve dans le quartier de l’Amphithéâtre, où le futur Centre-Pompidou Metz se bâti. Et oui, tant qu’à faire…

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Toul : l’après Kléber a commencé

Le groupe Acticall, acteur majeur de la relation client à distance, a dernièrement annoncé l’ouverture d’un nouveau centre de production sur le site de Kleber et le recrutement progressif d’environ 200 collaborateurs en 2009 à hauteur de 150 à Toul et de 50 à Nancy. La société se renforce donc en Lorraine par le développement … Lire la suiteToul : l’après Kléber a commencé

Insolite : les bons côtés du gel

Le gel avait des bons côtés dans la mission topographique atypique qu’ont menée les géomètres chargés d’effectuer des relevés dans le canal des Houillères de la Sarre. Ainsi, il leur permit de ne pas manipuler leurs instruments de mesure depuis le fond d’une barque voguant au milieu des flots, mais de percer directement la couche … Lire la suiteInsolite : les bons côtés du gel