Vendre la Lorraine

J’avais déjà fait part précédemment dans vos colonnes (RL du 24/08/08) de ma joie de voir enfin figurer la ville neuve de Longwy, fortifiée par Vauban au patrimoine mondial de l’humanité. J’y avais également décris les autres candidats lorrains potentiels à une telle distinction. C’est donc avec un certain plaisir que j’ai découvert dans votre édition du cinq septembre que l’une de mes revendications, à savoir les champs de bataille 1914-1918 de Verdun et de ses environs, envisageait d’obtenir ce prestigieux label à l’horizon 2018. Le site meusien, en réfléchissant à une candidature commune avec d’autres célèbres champs de bataille de la Grande Guerre en Italie et en Roumanie, rejoint donc Metz sur la liste lorraine en attente d’une proposition à l’UNESCO. Même si ce chemin peut paraître bien long et sinueux, c’est, je crois, celui que devraient également emprunter Briey pour sa cité radieuse signée Le Corbusier, les ouvrages de la ligne Maginot en Moselle, le patrimoine minier du Nord lorrain ainsi que les châteaux et résidences des Marches de Lorraine. Je suis heureux de constater que certains Lorrains semblent enfin prendre conscience du patrimoine exceptionnellement riche et diversifié de leur province. Reste encore à le mettre davantage en valeur et à en convaincre avant tout leurs compatriotes, afin de « vendre toute la Lorraine » comme vous dites si bien sans vos colonnes. Car, j’en suis fermement convaincu, le tourisme est pour la Lorraine une voie non négligeable de reconversion et de diversification économique, comme l’attestent les divers projets ici et là, avec en points de mire le centre Pompidou-Metz et la construction du plus grand Center Parcs d’Europe dans le bois des Harcholins près de Sarrebourg.     

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